Zimbabwé, Harare : des manifestations contre la corruption à la tête de l’État ont lieu malgré le couver-feu et les intimidations et arrestations préventives

Zimbabwé, Harare. L’opposition a appelé à braver le confinement pour manifester contre la corruption à la tête de l’État. Le gouvernement avait prévenu qu’il ne laisserait pas les manifestations se tenir, et le centre-ville de la capitale est resté bouclé, tout comme celui de la seconde ville du pays, Bulawayo. Depuis plusieurs jours, les forces de sécurités sont visibles dans les rues où personne ne circule. Le contexte est d’autant plus tendu que s’ouvre le procès de l’ex-ministre de la Santé, limogé il y a 3 semaines, accusé d’avoir détourné des fonds destinés à la lutte contre le Covid-19. Ces derniers jours les cas d’intimidations et de violences envers leurs militants se sont multipliés. De petits rassemblements ont eu lieu dans les banlieues des deux villes, menant à de multiples arrestations. De nombreuses arrestations préventives ont eu lieu les jours qui ont précédé et des dizaines d’opposants ont préféré s’enfuir parce qu’ils étaient recherchés par la police. Face à cette répression, certains opposants demandent la poursuite des manifestations tout au long du weekend. Depuis plusieurs jours, les forces de sécurités sont visibles dans les rues où personne ne circule. Le contexte est d’autant plus tendu que s’ouvre le procès de l’ex-ministre de la Santé, limogé il y a 3 semaines, accusé d’avoir détourné des fonds destinés à la lutte contre le Covid-19. Ces derniers jours les cas d’intimidations et de violences envers leurs militants se sont multipliés.

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