Etats Unis, Floride : le dirigeant de la “Genesis II Church of Health and Healing” a été inculpé avec ses trois fils pour la vente d’un mélange toxique supposé guérir du Covid-19,

Etats Unis, Floride. Un partisan de Trump et dirigeant d’une église sectaire, la “Genesis II Church of Health and Healing”, a été inculpé avec ses trois fils pour avoir vendu un mélange toxique ressemblant à du désinfectant en prétendant qu’il guérissait plusieurs maladies, dont le Covid-19, mais aussi Alzheimer, l’autisme, le cancer du cerveau, le sida et la sclérose en plaques. Ils vantaient et ont commercialisé pour 500 000 dollars sur internet un produit baptisé la Solution Minérale Miracle (MMS). Plusieurs personnes ont dû être hospitalisées, et certaines sont mortes avoir bu du MMS.

#1159 vu sur www.laprovence.com

France, Toulouse : 25 urgentistes démissionnent et dénoncent le manque de moyens à l’hôpital

France, Toulouse. 25 urgentistes démissionnent et dénoncent le manque de moyens à l’hôpital. « La seule de nos revendications, celle de la sécurité de nos patients, est traitée avec le plus grand mépris », constatent les médecins. La direction du CHU de Toulouse vient de décider de suspendre les maigres moyens supplémentaires accordés pendant la crise sanitaire. « On se voit mal revenir à la situation de pénurie d’avant Covid, on est tous, à différents niveaux, à bout. On est tous fatigués, inflammables, désabusés », confie un des 25 signataires, qui préfère rester anonyme. Le mouvement pourrait s’étendre à d’autres villes.

#1154 vu sur www.lefigaro.fr

Pérou, Loreto : les communautés autochtones Achuar et Wampis dénoncent des incursions de la compagnie pétrolière chilienne Geopark sur leurs territoires pendant l’état d’urgence sanitaire

Pérou, Loreto. Les communautés autochtones Achuar et Wampis dénoncent des incursions de la compagnie pétrolière chilienne Geopark sur leurs territoires pendant l’état d’urgence sanitaire, avec des travaux pour extraire du pétrole de la parcelle 64 jusque là laissée en attente face au refus des populations locales. L’entreprise nie avoir effectué des travaux ou pénétré dans les communautés. Depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, les plaintes pour ce genre de faits sont nombreuses.

#1147 vu sur ojo-publico.com

Brésil : le président Bolsonaro met son veto à ce qu’une obligation de fournir de l’eau et des lits d’hôpital aux populations autochtones soit indiquée dans la nouvelle loi sensée les protéger

Brésil. Le président Bolsonaro met son veto à ce qu’une obligation de fournir de l’eau et des lits d’hôpital aux populations autochtones soit indiquée dans la nouvelle loi sensée les protéger. La loi adoptée par le Congrès le 16 juin, a été publiée aujourd’hui avec les vetos au Journal officiel, dont un véto présidentiel aux articles qui auraient contraint le gouvernement brésilien à garantir aux peuples autochtones et aux quilombolas (descendants d’esclaves d’origines africaine qui ont fui et construit des communautés traditionnelles pendant l’esclavage) l’accès universel à l’eau potable et la distribution gratuite d’hygiène, de matériel de nettoyage et désinfection dans les villages ainsi que la fourniture de lits de soins intensifs dans les hôpitaux et de ventilateurs et de machines médicales d’oxygénation du sang.

#1146 vu sur 24.sapo.pt

Israël : les ultra-orthodoxes refusent toujours les consignes sanitaires et le gouvernement ferme à nouveau les bars, boîtes de nuit et salles de sport face à une “seconde vague” de l’épidémie

Israël. Le gouvernement ferme à nouveau les bars, boîtes de nuit et salles de sport, en attendant un possible reconfinement total face à une “seconde vague” (ou une nouvelle flambée épidémique) considérée comme «hors de contrôle». C’est surtout chez les ultra-orthodoxes qui ont refusé toute mesure de protection sanitaire ou de distanciation sociale que l’épidémie s’est diffusée. A Jérusalem, les trois quart des contaminations ont été constatées dans les quartiers ultra-orthodoxes qui ont été bouclés par l’armée et la police pour Pessah. Après un déconfinement rapide à partir du 4 mai, le virus se répand aujourd’hui à nouveau de manière inquiétante dans l’ensemble de la population.

#1136 vu sur leparisien.fr

Philippines : 24 jours de détention pour terrorisme sans aucun chef d’accusation, possibilité d’arrestations sans mandat… la nouvelle loi antiterroriste adoptée par le gouvernement doit être examinée par la cour suprême

Philippines. La nouvelle loi antiterroriste promulguée en pleine crise sanitaire doit être examinée par la Cour suprême. Le nouveau texte prévoit l’institution d’un conseil dont les membres, issus du gouvernement, auront le pouvoir d’ordonner des arrestations sans mandat. Il autorise également les détentions de personnes suspectées de terrorisme jusqu’à 24 jours sans aucun chef d’accusation, alors que ce délai est fixé à 3 jours par la Constitution. La définition du terrorisme y est par ailleurs très élargie puisqu’il s’agit de toutes formes d’opposition au gouvernement.

#1127 vu sur www.20min.ch

Etats Unis : les étudiants étrangers inscrits dans des universités qui fonctionneront en ligne à la rentrée ne verront pas leur permis de séjour renouvelé et seront expulsables

Etats Unis. Le gouvernement annonce que les étudiants étrangers inscrits dans des universités qui fonctionneront en ligne à la rentrée ne verront pas leur permis de séjour renouvelé et seront expulsables. Plusieurs universités américaines dont Harvard ont déjà annoncé qu’elles fonctionneraient principalement en ligne. Les étudiants étrangers devront donc soit quitter le territoire, soit changer d’université. La mesure concerne les visas F1 (pour des études académiques) ou M1 (pour des formations professionnelles). Environ 1,2 million de personnes en étaient dotées en mars, dont une grande majorité d’Asiatiques (Chinois, Indiens, Sud-Coréens), selon les données officielles.

#1125 vu sur www.nbcnews.com

Inde : un riche homme d’affaire débourse 4.000 dollars pour se faire fabriquer un masque en or, réalisé sur mesure, supposé le protéger du coronavirus

Inde. Un riche homme d’affaire débourse environ 4.000 dollars pour se faire fabriquer un masque en or, réalisé sur mesure, supposé le protéger de l’épidémie de coronavirus qui frappe le pays. Huit jours ont été nécessaires pour permettre à des artisans de réaliser ce masque de 60 grammes. “C’est un masque fin qui a de petites pores qui m’aident à respirer”, a-t-il expliqué à l’AFP. “Je ne suis pas sûr qu’il soit efficace pour me protéger du coronavirus alors je prends d’autres précautions”, a-t-il cependant précisé.

#1158 vu sur www.huffingtonpost.fr

France, Liancourt: une femme enceinte venue rendre visite à un détenu a été “oubliée” dans la nuit de dimanche à lundi dans un parloir du centre pénitentiaire

France, Liancourt (Oise). Une femme enceinte venue rendre visite à un détenu a été “oubliée” dans la nuit de dimanche à lundi dans un parloir du centre pénitentiaire. Elle y a passé la nuit entière avant d’être retrouvée à la réouverture des lieux. Une enquête pour négligence a été ouverte.

#1138 vu sur ladepeche.fr

Grèce, Athènes : des milliers de personnes ont défilé au centre-ville contre le projet de loi présenté qui impose d’importantes restrictions sur le droit de grève et de manifestation

Grèce, Athènes. Des milliers de personnes ont défilé au centre-ville contre un projet de loi présenté par le gouvernement d’extrême droite pour imposer des restrictions sur les manifestations dans les lieux publics. Ce projet de loi, qui s’inspire de la loi de 1971 pendant la dictature, restreint, entre autres, le droit de grève et permet à la police d’interdire directement les manifestations et de pénaliser les organisateurs.

#1139 vu sur les réseaux et lemonde.fr

Brésil, Boa Vista : la communauté autochtone isolée des Yanomami proteste contre la mission militaire accompagnés de journalistes qui les a mis en danger pour produire des images de propagande

Brésil, Boa Vista. La communauté autochtone isolée des Yanomami proteste contre la mission militaire qui s’est déroulée récemment dans leur village, filmée par des journalistes. Mardi et mercredi, des soldats ont apporté des fournitures médicales par hélicoptère à des avant-postes à la frontière avec le Venezuela et ont réuni des familles yanomamis pour les tester, la scène étant filmée par un grand nombre de journalistes, sans doute pour dédouaner Bolsonaro de sa politique génocidaire envers les populations autochtones. “Nous ne voulons pas être utilisés comme propagande gouvernementale”, a déclaré Parana Yanomami. “Nous ne voulons pas que des étrangers viennent ici pour prendre des photos de nos enfants. La visite nous a pris par surprise.” Les Yanomami sont la dernière grande tribu à vivre dans un isolement relatif dans une vaste réserve sur la taille de l’État américain de l’Indiana et ont été envahis pendant des décennies par des mineurs d’or qui leur ont apporté plusieurs maladies mortelles. Mercredi, à la tête de la mission, le ministre de la Défense a déclaré aux journalistes que la pandémie était sous contrôle chez les Yanomami, car aucun cas n’avait été détecté alors que plus de 160 cas ont déjà été confirmés donc cinq décès.

#1132 vu sur www.swissinfo.ch

Ethiopie, Addis-Abeba. Des manifestations émeutières ont lieu depuis la port d’Hachalu Hundessa, célèbre chanteur de l’ethnie majoritaire Oromo

Ethiopie, Addis-Abeba. Des manifestations émeutières ont lieu depuis la port d’Hachalu Hundessa, célèbre chanteur appartenant à l’ethnie majoritaire Oromo. Les autorités déclarent que les violences auraient éclaté quand un groupe de jeunes nationalistes oromo a demandé à ce que l’artiste soit inhumé à Addis Abeba et non à Ambo. L’armée éthiopienne a été déployée face aux groupes armés qui parcourent les rues. Les manifestations marquées par des violences communautaires ont secoué plusieurs autres régions du pays. Au moins 81 personnes ont été tuées depuis le début de ces manifestations.

#1105 vu sur actucameroun.com

France, Argenteuil : les amendes sont utilisées comme moyen de harcèlement répressif, avant et encore plus pendant le confinement

France, Argenteuil. Des jeunes gens qui ont tenté de porter plainte pour violence policières ont écopé d’une quarantaine d’amendes. D’autres ont été verbalisés 5 ou 6 fois en 15 minutes. « Je connais des jeunes qui ont 10.000 ou 12.000 euros d’amendes. Et ils ont 22 ans » témoigne un éducateur. Il s’agit d’un véritable harcèlement répressif et administratif qui s’est accentué avec les mesures de confinement. La police se justifie en disant que c’est leur seul moyen de coercition “pour tous les problèmes considérés comme déviants”, les policiers vont par exemple vont mettre plus d’amende là où ils soupçonnent des points de trafic de drogue, ce qui correspond précisément à une logique proactive. Parfois, les habitants découvrent les amendes après coup, le contrôle s’étant apparemment bien passé. Des habitants dénoncent aussi des pratiques particulièrement punitives qui consistent à faire en sorte que la personne ne soit pas au courant qu’elle a pris une amende (le papillon est jeté d’où l’expression “amende caniveaux”) et ne le savent que lorsque l’amende est majorée et une fois le délais de recours terminé.

#1109 vu sur www.streetpress.com

France : le conseil d’Etat valide des frais d’inscription à l’université de trois à quatre mille euros pour les étudiants étrangers extracommunautaires

France. Le Conseil d’Etat valide des frais d’inscription plus élevés pour les étudiants étrangers extracommunautaires à l’université et considère que leur demander de payer plus que les autres étudiants ne s’oppose pas à « l’exigence constitutionnelle de gratuité » visant à assurer l’égal accès à l’instruction. Les étudiants extracommunautaires devront payer 2 770 euros pour s’inscrire à une licence (contre 170 euros aujourd’hui) et 3 770 euros pour un master ou un doctorat (contre 243 euros et 380 euros aujourd’hui).

#1110 vu sur www.lemonde.fr

France : à la sortie de leur période d’hospitalisation les malades du Covid-19 qui n’ont pas de mutuelle, ou leurs déscendants s’ils sont décédés, se voient facturer un reste à charge de plusieurs milliers d’euros

France. A la sortie de leur période d’hospitalisation, les malades du Covid-19 qui n’ont pas de mutuelle, ou leurs descendants s’ils sont décédés, se voient facturer un reste à charge de plusieurs milliers d’euros. Depuis début mars, selon les derniers chiffres de la Direction générale de la santé, 104 144 malades du Covid-19 ont été hospitalisés en France, dont 18 321 en réanimation. Pour les cas les plus graves, le passage en réanimation a duré plusieurs jours voire plusieurs semaines. Or, dans ces unités spécialisées, la journée coûte plus de 3 000 €. Les patients guéris et les enfants de patients décédés sans mutuelles ont eu la mauvaise surprise de se voir réclamer par les hôpitaux 20% de cette somme (le “reste à charge”, c’est-à-dire ce que la sécurité sociale ne rembourse pas) donc 600 euros par jour, multipliée par le nombre de jour d’hospitalisation alors que trois millions de personnes sont sans complémentaire santé en France, qui sont évidemment les plus précaires puisqu’ils ne peuvent pas payer une mutuelle.

#1091 vu sur www.la-croix.com

Singapour : le gouvernement distribue des dispositifs de traçage des contacts compatibles Bluetooth qui ne nécessitent pas d’avoir de smartphone puisqu’il s’agit d’un objet en plastique qui peut se porter autour du cou ou dans la poche

Singapour. Le gouvernement distribue des dispositifs de traçage des contacts compatibles Bluetooth qui ne nécessitent pas d’avoir de smartphone puisqu’il s’agit d’un objet en plastique qui peut se porter autour du cou ou dans la poche. Les “jetons TraceTogether”, qui ont une autonomie allant jusqu’à 9 mois, sont donc une alternative à l’application smartphone de suivi des contacts déjà mise en place par le gouvernement et posent les mêmes problèmes en ce qui concerne le recueil et la conservation de données personnelles et le contrôle de tout un chacun. Le premier lot d’appareils est distribué aux personnes âgées vulnérables qui ont peu ou pas de soutien familial ou qui ont des problèmes de mobilité. Les utilisateurs seront alertés par un agent de recherche des contacts s’ils sont détectés comme ayant été à proximité d’une personne infectée par le coronavirus. S’il est ensuite confirmé qu’ils ont contracté le Covid-19, les données personnelles seront téléchargées à partir de l’appareil et sont sensées être cryptées et détruites au bout de 25 jours. Le gouvernement singapourien a annoncé que son application pour smartphone TraceTogether a été téléchargée par 2,1 millions de personnes depuis le mois de mars, ce qu’il considère comme très insuffisant. Dimanche, les autorités ont signalé 213 nouvelles infections à Singapour, dont 202 dans les flyers de travailleurs étrangers.

#1087 vu sur www.bbc.com

Guatemala, Chimay : un médecin et guérisseur traditionnel qui participait à un projet pharmaceutique avec l’University College de Londres a été brûlé vif par la foule après avoir été accusé de sorcellerie

Guatemala, Chimay. Un médecin et guérisseur traditionnel qui participait à un projet pharmaceutique avec l’University College de Londres a été brûlé vif par la foule après avoir été accusé de sorcellerie. Le projet auquel il participait étudie l’utilisation de la biodiversité sur la médecine maya au Guatemala en partenariat avec l’Université del Valle de Guatemala, aux côtés du Conseil des sages mayas, des autorités gouvernementales, de la biodiversité indigène et de la Convention sur le commerce des espèces menacées.

#1074 vu sur independant.co.uk

Etats Unis, Détroit : le chef de la police reconnaît que la reconnaissance faciale utilisée dans la ville à partir d’un logiciel développé par la société DataWorks Plus se trompe à 96%, et qu’elle discrimine les afro-américains

Etats Unis, Détroit. Le chef de la police de Détroit lui-même reconnaît que la reconnaissance faciale utilisée dans la ville à partir d’un logiciel développé par la société DataWorks Plus se trompe à 96%, et qu’elle discrimine les afro-américains. Todd Pastorini, directeur général de DataWorks Plus, accuse la presse de manipulation et rétorque : ” Vous savez peut-être comment fonctionne une pelle – vous la collez le sol pour ramasser la saleté et vous pourriez l’utiliser comme une arme. La reconnaissance faciale a été militarisée dans une certaine mesure par les médias.” Il compare le logiciel DataWorks Plus aux systèmes d’identification d’empreintes digitales automatisés qui renvoie à des dizaines ou des centaines de correspondances potentielles. Depuis le début de l’année cette technologie a été utilisée 70 fois, selon des données publiées par le département de police de Détroit et, dans 68 des cas, la photo introduite dans le logiciel était celle d’un afro-américain.

#1102 vu sur vice.com

Brésil, Manaus et Boa Vista : trois bébés d’origine Yanomami sont morts du Covid19 dans des hôpitaux publics sans que leurs parents ne soient informés de ce que sont devenus leurs enfants, dont les tombes viennent d’être localisées

Brésil, Manaus et Boa Vista. Une agence de journalistes indépendants a localisé les tombes de trois bébés de l’ethnie Yanomami , deux du sous-groupe Sanöma. Les nouveau-nés sont décédés du Covid19 entre le 29 avril et le 25 mai dans les hôpitaux publics de Roraima mais leurs parents n’ont pas été informés de ce que sont devenus leurs enfants. Un quatrième bébé a subi le même sort pour un décès qui serait dû à une autre cause. Il a fallu plusieurs jours de fouille pour retrouver les corps. Les parents demandent que les corps soient retirés de la fosse commune du cimetière de Boa Vista pour les ramener au territoire indigène et pouvoir les incinérer et accomplir le rituel funéraire dans leurs villages d’origine, ce qui leur est refusé pour des raisons sanitaires.

#1080 vu sur amazoniareal.com.br

Inde. Face à l’accroissement de la pandémie, des hôtel de luxe sont réquisitionnés pour accueillir les malades

Inde. Face à l’accroissement de la pandémie, des hôtel de luxe sont réquisitionnés pour accueillir les malades. La levée du confinement accélère la circulation du virus, en particulier dans les grandes villes et les quartiers pauvres. A New Delhi, on compte désormais 73.000 malades et 2.400 morts depuis le début de la pandémie. La situation est telle que la ville est obligée d’employer les grands moyens pour faire face à l’afflux de patients : elle a ordonné la réquisition d’hôtels de luxe, de wagons de train et de salles de réception pour les accueillir. Et ce sont les employés de ces hôtels qui seront chargés de prêter main-forte au personnel hospitalier. “Nous avons reçu une formation de l’hôpital sur la manière de porter l’équipement de protection individuelle et de l’enlever. C’est quelque chose que je n’aurais jamais pensé avoir à faire au cours de ma carrière dans l’hôtellerie”, témoigne un manager de l’hôtel Suryaa, où les premiers malades arriveront sous peu. Dans son hôtel, deux cents lits sont prévus pour accueillir les malades les moins touchés : asymptomatiques ou patients présentant des symptômes modérés. Les patients devront payer pour ce séjour, et même si la somme est plafonnée à 60 euros par jour, repas compris, c’est inabordable pour la plupart des habitants. Des lignes rouges ont été tracées pour mettre en œuvre la distanciation physique. Pour développer leurs capacités d’accueil de malades, les autorités ont ainsi réquisitionné une trentaine d’hôtels, chaque établissement étant rattaché à un hôpital référent. Les hôtels réquisitionnés ont tenté de faire valoir que beaucoup de leurs employés avaient plus de 50 ans et étaient donc à risque, et que leur personnel n’avait aucune formation pour prodiguer des soins ou gérer des déchets bio-médicaux. Le tribunal ne leur a donné que partiellement raison : plutôt que de servir d’hôpitaux de campagne, les hôtels ne seront que des centres d’accueil pour les malades les moins graves.

#1076 vu sur lci.fr

France : plusieurs académies proposent aux enseignants des badges “pour valoriser leur engagement” pendant l’épidémie de Covid19, leur donnant les valeureux titres de “explorateur-trice”, “utilisateur-trice”, “passeur-euse” ou “bâtisseur-euse”

France. Plusieurs académies proposent aux enseignants des badges “pour valoriser leur engagement” pendant l’épidémie de Covid19. Les enseignants peuvent être badgés “explorateur-trice”, “utilisateur-trice”, “passeur-euse” ou “bâtisseur-euse”. Sur la page “agilité pédagogique” de l’académie de Montpellier par exemple, l’académie explique, dans un langage ubuesque (il y a même une vidéo), le fonctionnement de ces badges qui matérialisent une sorte d’évaluation de compétence. Ces badges, qui sont qualifiés d'”objet sociaux”, sont “sécurisés” et existent aussi dans les entreprises. Ils donnent accès à une plateforme qui “fédère les détenteurs de badges sous la forme d’un réseau social”, avec la disposition d’un compte personnel avec tous les badges dont l’utilisateur dispose, et pas seulement ceux de l’académie (parce qu’il y a d’autres sortes de badges…). L’utilisateur peut ainsi gérer quels badges il veut rendre visible. Parce qu’elle est “soucieuse de donner la meilleure visibilité aux compétences des personnels”, l’académie met en place grâce à ces badges une “cartographie de ces compétences”. On sent bien qu’il y a du contrôle de ce côté-là mais il est difficile de se représenter ce qui est contrôlé et dans quel but… Apparemment il s’agirait de pouvoir rechercher des personnels en fonction de leurs badges pour pourvoir des postes par exemple. Il y a aussi d’autres “open badges” pour constituer un “territoire apprenant”, et ça vaut le coup d’œil, en cliquant ici. On peut être par exemple “classe inversée, explorateur-trice” et plein d’autres fonctions qui ont peut-être du sens dans une autre dimension.

#1088 vu sur www.ac-montpellier.fr

France, Ile-de-France : un policier de la PAF blesse sa collègue aux cervicales en lui faisant une démonstration de clé d’étranglement…

France, Ile de France. Après une discussion sur les gestes techniques d’intervention, un policier de la police aux frontières a fait une démonstration en immobilisant sa collègue par une clé d’étranglement alors qu’ils effectuaient une patrouille dans un TER en direction de Paris. Blessée aux cervicales, elle a porté plainte. « Il m’a serré très fort le cou, m’a mis son genou sur la colonne vertébrale et m’a entraînée au sol », raconte la victime (qui a simplement vécu ce que la police fait subir régulièrement à ceux qu’elle interpelle…). Selon elle, malgré ses demandes, la pression ne relâche pas, et même s’intensifie. Après une visite chez le médecin, la gardienne de la paix se fera diagnostiquer un « traumatisme du rachis cervical », une « discopathie » et une « position asymétrique de l’odontoïde ». L’enquête a été confiée à l’IGPN.

#1081 vu sur www.lepoint.fr

France. Le conseil d’Etat valide le délit de violation réïtérée du confinement. Selon la loi du 23 mars, quatre violations du confinement en trente jours sont passibles de six mois de prison et 3 750 euros d’amende

France. Le conseil d’Etat valide le délit de violation réïtérée du confinement dans une décision du 26 juin. Selon la loi du 23 mars, quatre violations du confinement en trente jours sont passibles de six mois de prison et 3 750 euros d’amende. Au cour du premier mois de confinement, Christophe Castaner, ministre de l’intérieur, avait déjà annoncé que 1 733 gardes à vue avaient eu lieu pour des cas de violations répétées du confinement. La mesure avait été attaquée pour son imprécision. Dans sa décision de vendredi, le Conseil constitutionnel estime que « ni la notion de verbalisation, qui désigne le fait de dresser un procès-verbal d’infraction, ni la référence aux “déplacements strictement indispensables aux besoins familiaux et de santé” ne présentent de caractère imprécis ou équivoque. Par ailleurs, en retenant comme élément constitutif du délit le fait que la personne ait été précédemment verbalisée “à plus de trois reprises”, le législateur n’a pas adopté des dispositions imprécises. » La décision de vendredi écarte un autre grief soulevé au sujet de la présomption d’innocence, les droits de la défense et le droit à un recours juridictionnel effectif. De fait, la loi fait passer la violation du confinement d’une simple contravention à un délit au bout de la quatrième violation dans les trente jours… sans laisser la possibilité de contester éventuellement la réalité des premières infractions devant un juge. Les avocats avaient rappelé que le délai légal de contestation d’une contravention, de quarante-cinq jours habituellement, avait été porté à quatre-vingt-dix jours pendant l’état d’urgence. Le Conseil constitutionnel leur rétorque qu’il n’y a aucune présomption de culpabilité, puisque le tribunal correctionnel saisi en comparution immédiate « apprécie les éléments constitutifs de l’infraction et notamment la régularité et le bien-fondé des précédentes verbalisations ». Si ce délit n’est plus en vigueur depuis le 11 mai et la fin du confinement, il reste inscrit dans la loi. Le gouvernement est donc en mesure de l’actionner de nouveau en cas de restrictions de déplacement imposées à une partie du territoire, comme l’y autorise jusqu’à l’automne la loi organisant la sortie de l’état d’urgence sanitaire.

#1078 vu sur lemonde.fr

France. Certaines communes ont pris l’initiative d’installer des caméras thermiques à l’entrée d’écoles et de bâtiments administratifs


France. Certaines communes ont pris l’initiative d’installer des caméras thermiques à l’entrée d’écoles et de bâtiments administratifs Des entreprises aussi ont fait installer de tels dispositifs. Le 22 mai, une décision du tribunal administratif de Versailles avait validé cette possibilité de contrôle automatique de la température de ceux et celles qui passent à proximité. Mais un référé en urgence au conseil d’Etat vient d’obtenir leur interdiction, au motif qu’elles saisissent des données personnelles sans le consentement des personnes, et qu’il y a traitement de ces données (puisque des décisions sont prises suite à leur prise en compte, comme le renvoi des enfants chez eux ou l’interdiction d’entrée dans un bâtiment) même si elles ne sont pas stockées. A la lecture de cette décision, il suffirait d’un formulaire par lequel les personnes qui passent sous une caméra acceptent individuellement le dispositif pour qu’il sorte du cadre de cette interdiction.

#1072 vu sur ouest-france.fr

Chine : un rapport démontre une politique génocidaire de contrôle des naissances à l’encontre de la communauté musulmane des Ouïghour avec des stérilisations forcées sous la menace d’être interné en camps

Chine. Un rapport, dans lequel un expert allemand s’inquiète de la chute de naissance dans la communauté musulmane des Ouïghour en particulier depuis 2016, montre comment la Chine mène, dans sa région du Xinjiang (nord-ouest) à majorité musulmane, une politique de contrôle des naissances extrêmement coercitive avec des stérilisations forcées sous la menace d’être interné en camp. Ces pratiques sont génocidaires. Des organisations de défense des droits de l’Homme accusent la Chine d’avoir interné dans la région au moins un million de musulmans, dans ce qu’elles appellent des camps de rééducation politique. Pékin dément ce chiffre et parle de centres de formation professionnelle, destinés à aider la population à trouver un emploi et à l’éloigner ainsi de l’extrémisme et du terrorisme. La Chine fait savoir pour sa part que le Xinjiang est désormais “stable et harmonieux”.

#1108 vu sur lemonde.fr

France, Paris : deux école ferment après la détection de cas de covid chez des enseignants et des enfants, la mise en isolement demandée par l’ARS ne concerne que les enfants et les adultes travaillant dans l’école et pas leurs proches

France, Paris. Deux jours après la réinstauration de l’obligation de scolarisation, deux école ferment après la détection de cas de covid chez des enseignants et des enfants. Dans le 4ème arrondissement, où une enseignante est positive, la mise en isolement demandée par l’ARS ne concerne que les enfants et les adultes travaillant dans l’école et pas leurs proches. « Les autres membres de la famille ne sont pas concernés », précise le mail de la directrice. Une mesure qu’ont du mal à comprendre certains parents, une mère s’interroge par exemple sur le fait qu’elle doive mettre sa fille en quarantaine mais que son mari continue de travailler dans une entreprise de 4000 personnes. Dans le douzième arrondissement, trois cas ont été détectés, un enseignant et deux enfants mais la sutuation n’est pas traitée comme un cluster car “un cluster est défini par la détection simultanée de trois cas dans une communauté. Si l’école du 12ème arrondissement n’est pas étiquetée comme telle, c’est que les trois cas sont répartis dans le temps ». Ces situations mettent en évidence l’absurdité gestionnaire qui adapte sa logique aux nécessités du moment, en l’occurrence la validation coûte que coûte du bien fondé de la réouverture des écoles à tous les enfants.

#1066 vu sur leparisien.fr

Cambodge : les patrons de la confection demandent la suspension du salaire minimum alors que des chômeurs et chômeuses attendent tous les matins un travail pour la journée

Cambodge. Un groupe représentant les usines de confection au Cambodge trouve comme solution pour sortir de la crise liée à la gestion de la pandémie de coronavirus la suspension du salaire minimum et demande au gouvernement une mesure dans ce sens. Le secteur de l’habillement et des chaussures emploie 800 000 personnes dans le pays où plus de 250 usines employant quelque 130 000 travailleurs ont suspendu leurs activités. Le calcul est simple : les salaires représentent 70% des coûts, la solution est donc de les baisser. À l’heure actuelle, les travailleurs de l’habillement suspendus à cause de la crise ont droit à un paiement mensuel de 70 $, qui comprend une allocation gouvernementale de 40 $ et une contribution de 30 $ des employeurs. Mais ces aides tardent à être versées et des ouvriers et surtout beaucoup d’ouvrières au chômage forcé se rassemblent avant l’aube pour attendre d’être embauchées à la journée par des courtiers des usines. On trouve dans ces rassemblements beaucoup de mineurs mis au travail par leurs familles pour échapper à la misère.

#1064 vu sur asia.nikkei.com

France, Millau : des manifestants reçoivent une amende de 135€ pour rassemblement interdit suite à l’analyse des caméras de vidéo-surveillance.

France, Millau. Suite aux manifestations qui ont eu lieu dans la ville de Millau au mois de mai à la sortie du confinement, une cinquantaine de personnes ont reçu une ou plusieurs amendes de 135€ pour « rassemblement interdit sur la voie publique dans une circonscription territoriale où l’état d’urgence sanitaire est déclaré » sans qu’aucun contrôle de police n’ait eu lieu. Ils auraient été identifiés par les caméras de vidéosurveillance de la ville. La mairie a confirmé la saisine des enregistrements par la préfecture. Le samedi 12 juin, en réponse à une manifestation réunissant plusieurs centaines de personnes qui demandait des comptes à la mairie et à la préfecture, les autorités ont expliqué les identifications auraient été faites par les RG et que les caméras n’auraient servi qu’à les « confirmer ». La préfecture a déclaré : ” la vidéoprotection n’est qu’un support pour accréditer les destinataires du PV et non le contraire ». Pourtant les caméras ne sont pas censées être des outils d’identification, c’est en tout cas le discours qui avait été déployé pour faire accepter l’installation des caméras dans la ville depuis 2017 ( 48 caméras, dont trois “nomades”, c’est-à-dire déplaçables selon les envies de la municipalité) grâce auxquelles aujourd’hui le fichage des RG se transforme en sanction.

#1061 vu sur technopolice.fr

Etats Unis : la société Mobilewalla, qui vend des données personnelles issues des téléphones portables diffuse des “informations” sur la répartition par “race”, âge et sexe des individus qui ont participé aux manifestations dans plusieurs villes américaines pendant le week-end du 29 mai

Etats Unis. La société Mobilewalla, qui “améliore la modélisation prédictive” des entreprises en utilisant “des données tierces” (c’est-à-dire qu’elle collecte des données personnelles pour les fournir à des entreprises qui les utilisent pour cibler leurs consommateurs par exemple) publie un rapport détaillant la répartition par “race”, âge et sexe des individus qui ont participé aux manifestations dans plusieurs villes américaines pendant le week-end du 29 mai. Cette société de technologie utilise les données de localisation recueillies sur leurs appareils sans que les utilisateurs puissent le savoir. Mobilewalla a récupéré les données de 16 902 appareils (1 866 à Atlanta, 4 527 à Los Angeles, 2 357 à Minneapolis et 8 152 à New York). Cette plateforme privée utilise l’IA pour déterminer statistiquement les données démographiques d’une personne (race, âge, sexe, code postal, etc.) en fonction des données de localisation, des identifiants des appareils et des historiques du navigateur. L’entreprise vend ensuite ces informations aux clients afin qu’ils puissent “mieux comprendre leur client cible”. “Ce rapport montre qu’un grand nombre d’Américains – probablement sans même le savoir – remettent leur historique complet de localisation à des courtiers de données de localisation sans aucune restriction sur ce que les entreprises peuvent en faire”, a déclaré un membre du Sénat. “Ces entreprises peuvent même vendre ces données au gouvernement, qui peut les utiliser pour l’application de la loi et de l’immigration.”

#1103 vu sur engadget.com

France : le ministre de l’éducation annonce des évaluations renforcées en septembre, faisant encore un peu plus de l’école un vaste parcours de bilan de compétences

France. Le ministre de l’éducation annonce des évaluations renforcées en septembre et promet “un plan ultra volontariste” contre le décrochage scolaire après le confinement lié au coronavirus. Des évaluations seraient mises en place pour les entrant en sixième et peut-être pour d’autres niveaux. Ces mesures ne font qu’étendre le principe des évaluations nationales déjà mises en place en début de primaire et dont les enseignants dénoncent largement l’absurdité. Des questions stéréotypées peu en lien avec ce que les enfants ont réellement fait, un temps énorme consacré à les faire passer avec un mode d’emploi extrêmement contraignant pour tout le monde, aucun usage pédagogique dans la progression de chaque enseignant : ces évaluations servent surtout à renseigner une lecture statistique globale utile aux experts auxquels sont confiées de plus en plus de décisions qui prétendent à l’objectivité. Par ailleurs, l’évaluation envahit le temps scolaire et devient une activité en soi, appuyée sur la notion de compétences dont on vérifie en permanence le niveau d’acquisition. Les enfants sont ainsi habitués depuis leur plus jeune âge et tout au long de leur scolarité à se retrouver en “bilan de compétence” comme ce sera le cas tout au long de leur vie.

#1047 Source huffingtonpost.fr

Inde, Amravati. Des infirmières font grève parce qu’elles n’ont par perçu leurs salaires au cours des trois derniers mois

Inde, Amravati. Des infirmières font grève parce qu’elles n’ont par perçu leurs salaires au cours des trois derniers mois. Leurs conditions de travail au plus près des malades du Covid19 sont par ailleurs déplorables. Elles affirment avoir dû travailler parfois 24h sur 24 sans même qu’on leur fournisse de nourriture.

#1075 vu sur timesofindia.indiatimes.com

Brésil, Amazonie : une organisation autochtone donne le chiffre à ce jour d’au moins 332 décès de Covid-19 et 7 208 cas dans 110 communautés, son représentant parle d’extermination sciemment orchestrée par le gouvernement

Brésil, Amazonie. L’organisation indigène Apib donne le chiffre d’au moins 332 décès de Covid-19 et 7 208 cas de coronavirus dans 110 communautés. “Nous sommes confrontés à l’extermination”, a déclaré son coordinateur exécutif. Le Covid décime en particulier les personnes les plus âgées qui ont une importance particulière dans la structuration sociale des communautés autochtones, détenant l’histoire et étant souvent chefs de tribus ou soignants. Certains accusent les agents de santé du gouvernement d’avoir amené le virus. Katia Silene Akrãtikatêjê, 51 ans, chef de la tribu Gavião dans l’État de Pará, pense qu’elle a attrapé Covid-19 après qu’une équipe de santé publique s’est rendue dans leur village pour donner des vaccins contre la grippe. Dans la plus grande réserve du Brésil – les Yanomami – quatre personnes sont mortes du Covid-19 et 146 cas de coronavirus ont été détectés. La tribu a déjà été décimée par des épidémies de rougeole et de grippe, et beaucoup craignent maintenant que le coronavirus soit propagé par les 20 000 orpailleurs illégaux – ou garimpeiros – qui envahissent la réserve. Chez les Kokama, dans la région amazonienne d’Alto Solimões, à 1000 km de Manaus, le Covid-19 a tué 57 personnes. Un homme de 64 ans, aurait contracté la maladie lorsqu’il s’est rendu dans une ville voisine pour percevoir un paiement d’aide d’urgence, ce qui est une contrainte imposée par le gouvernement. Quand il est tombé malade, on lui a promis un pont aérien médical à Manaus, mais cela ne s’est jamais concrétisé. Les Kokama qui tombent malades restent maintenant dans leurs villages, se soignant avec un thé à base de plantes amazoniennes, de citron vert, de gingembre, d’ail et d’aspirine. A la lutte désespérée contre le virus s’ajoute le manque de nourriture qui devient critique.

#1043 Source theguardian.com

France, Meaux : une jeune femme de 19 ans a été écrouée avec mandant de dépôt pour 3 mois faute de place en semi-liberté…

France, Meaux (Seine-et-Marne). Une jeune femme de 19 ans a été écrouée faute de place en semi-liberté par le tribunal correctionnel de Meaux qui l’a condamnée à trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt, après avoir constaté qu’il n’existe aucune place dans une structure adaptée en région parisienne. Elle est accusée d’avoir commis des dégradations dans une chambre d’hôtel. Elle a été immédiatement écrouée à Fleury-Mérogis.

#1054 vu sur leparisien.fr

Brésil, Amazonie : l’Etat néglige sciemment les zones habitées par des autochtone dans les interventions contre les incendies qui ravagent l’Amazonie

Brésil, Amazonie. L’Etat néglige sciemment les zones habitées par des autochtone dans les interventions contre les incendies qui ravagent l’Amazonie. Les Guaranis qui ont contenu un incendie à Jaraguá dénoncent ces négligences criminelles. Beaucoup d’habitants ont été blessés en intervenant seuls pour endiguer le feu. Le gouvernement a laissé le feu se propager et devenir impossible à maîtriser pendant plusieurs heures avant d’envoyer les hélicoptères malgré plus d’une centaine au service d’incendie de la police militaire de l’État de São Paulo et des transmissions en direct avec des demandes d’aide. Les hélicoptères sont intervenus seulement sept heures après le début de l’incendie, en versant 1 200 litres d’eau sur le site ce qui était largement insuffisant, et: l’incendie a continué pendant six heures de plus. Sur la page officielle du service d’incendie de la police militaire de l’État de São Paulo une intervention longue et efficace est décrite alors que les camions sont repartis avant même d’intervenir en constatant qu’il était difficile d’atteindre le lieu de l’incendie.

#1037 vu sur brasildefato.com.br

Suisse : l’application de traçage SwissCovid sera disponible le 25 juin sur Apple Store et Google Play Store.

Suisse. L’application de traçage SwissCovid sera disponible le 25 juin sur Apple Store et Google Play Store. Destinée à retracer les chaînes de transmission du coronavirus, l’application fonctionne grâce à la technologie bluetooth. Les utilisateurs qui auront été en contact avec une personne infectée seront avertis. Le téléchargement de cette application est sensé rester facultatif. La Suisse et le Liechtenstein comptent désormais 31’292 cas confirmés en laboratoire. Au total, 507’736 tests ont été effectués, dont 7% étaient positifs.

#1030 vu sur rts.ch

France : un logiciel de traçage Covid-19 est apparu dans les paramètres des téléphones Android et des iPhones dans le cadre d’une mise à jour de leur système d’exploitation sans que les utilisateurs n’aient fait de démarche particulière pour l’obtenir.

France. Un logiciel de traçage Covid-19 est apparu dans les paramètres des téléphones Android et des iPhones dans le cadre d’une mise à jour de leur système d’exploitation sans que les utilisateurs n’aient fait de démarche particulière pour l’obtenir. L’outil de “notification d’exposition” est désactivé par défaut et n’est pas considéré comme une application de traçage, même si il en a toutes les caractéristiques. L’application mesure la distance entre deux combinés et alerte le propriétaire du téléphone quelqu’un qu’il a approché est testé positif au Covid-19. Un informaticien précise : “Ce n’est pas une nouvelle application mais un élément supplémentaire ajouté aux systèmes d’exploitation des téléphones pour permettre aux développeurs agréés de créer des applications qui peuvent potentiellement avertir de la proximité de personnes infectées” espérant ainsi rassurer les utilisateurs qui ont pu penser que Stopcovid, qui n’est pas compatible avec ces logiciels, s’installait tout seul à leur insu sur leurs téléphones. Il reste quand même avéré que ces logiciels de traçage ont été installés par défaut sans que les utilisateurs aient fait une quelconque démarche pour les obtenir. Plusieurs entreprises développant ce type d’application se plaignent en outre des critiques contre les applications de traçage, qu’ils considèrent comme “de la désinformation”, en arguant du fait que l’accès à des données qui mettent en cause la vie privée n’est pas prouvé…

#1029 vu sur pressafrik.com

Norvège, Oslo : une manifestation organisé par le groupe raciste “Stop l’islamisation de la Norvège” (Sian) a été contrée par plusieurs centaines de personnes, le leader a reçu tomates et oeufs pourris

Norvège, Oslo. Une manifestation organisé par le groupe raciste “Stop l’islamisation de la Norvège” (Sian) a été contrée par plusieurs centaines de personnes. La police est intervenue pour protéger les manifestants racistes des contre-manifestants. Le discours du leader du groupe, Lars Thorsen, a été recouvert de cris et de solgans pendant qu’il recevait des tomates, oeufs et fruits pourris au point que la police a protégé son départ.

#1038 vu sur aftenposten.no

Pérou, Loretao : un groupe évangélique injecte un vaccin antiparasitaire vétérinaire à des milliers de personnes en prétendant les protéger ainsi du Covid-19, avec l’appui du gouverneur.

Pérou, Loretao. Un groupe évangélique injecte un vaccin vétérinaire à des milliers de personnes en prétendant les protéger ainsi du Covid-19, avec l’appui du gouverneur. Au moins 5 000 habitants de l’Amazonie péruvienne ont reçu de l’ivermectine vétérinaire, un vaccin antiparasitaire pour animaux. Dans cette région isolée du Pérou, où vivent près d’un million de personnes, dont 300 000 indigènes, la peur de Covid-19 et le manque d’assistance de l’État ont conduit de nombreuses personnes à accepter l’injection de l’antiparasitaire, qui a été présenté dans une propagande radiophonique insistante, comme un palliatif à la maladie. Des injection ont eu lieu sur les points d’entrée des régions habitées par les populations autochtone de la rivière Marañon. Certains pasteurs évangéliques de Loretao ont lié le nouveau coronavirus au diable et à la fin du monde, offrant ces injections «comme salut». Des témoignages font état d’effets secondaires importants, comme une forte accélération cardiaque et de très fortes diarrhées. Dans la communauté de Cuninico, où une grande partie de la population avait des symptômes de covid-19, le technicien du module de santé a tenté en vain de s’opposer à ces injections. “L’explication des volontaires était claire et directe que [l’antiparasitaire] est approuvé par la loi et qu’il s’agit d’un traitement animal qui donne des résultats positifs en tant que vaccin”, a déclaré l’apu (chef indigène) de Cuninico, Wadson Trujillo Acosta. Les évangélistes ont prétendu qu’il était administré dans tout le pays. Dans cette région, 60% des plus de 18 ans ont reçu le médicament. «Presque tout le monde ici a des symptômes de Covid-19 et le traite avec des remèdes maison», explique Trujillo. «Nous avons des problèmes d’approvisionnement en médicaments. Nous avons reçu 27 tests de diagnostic rapide pour la communauté. Sept étaient positifs et nous en avons économisé sept en cas d’aggravation ». Des volontaires évangéliques ont également appliqué le médicament vétérinaire dans les communautés de Santa Rita de Castilla et Saramurillo, entre autres.

#1015 brasil.elpais.com

Etats-Unis : le président Trump à déclaré hier qu’il ralentirait le nombre de test de dépistage du virus car “plus vous testez de gens, plus il y a de cas identifiés”…

Etats-Unis. Le président Trump à déclaré hier qu’il ralentirais le nombre de test de dépistage du virus car c’est une stratégie à “double-tranchant” , il explique, : “plus vous testez de gens, plus il y a de cas identifiés.” Epatant. Au moins 25 millions de personnes ont été testées au Etats Unis et plus de 120 000 personnes sont décédées suite à la pandémie. La déclaration du POTUS s’accompagne de commentaires racistes sur l’origine du virus, qualifié de “Kung Flu”.

#1014 vu sur theguardian.com

Etats Unis, New York : un rapport qui n’a jamais été publié montre que la police de la ville aurait tué deux fois plus de personnes que le décompte officiel

Etats Unis, New York. Un rapport qui n’a jamais été publié montre que la police aurait tué deux fois plus de personnes que le décompte officiel. Une ancienne commissaire à la santé de New York signale qu’au cours de son mandat en 2015 le service de santé de la ville avait commencé à effectuer un examen interne des rapports sur les décès impliquant des policiers. Les conclusions établies en 2017, étaient frappantes : bien que moins de personnes par habitant meurent aux mains de la police à New York que dans presque n’importe quel autre endroit aux États-Unis, la ville sous-déclarait considérablement les décès. L’examen révélait que le nombre de décès aux mains de la police était cinq fois plus élevée pour les afro-américains. 105 personnes auraient été tuées par la police ou des activités policières au cours de la période de 2010 à 2015, soit plus du double des 46 que l’agence avait signalées publiquement pour ces années. Parmi les décès non signalés, 13 étaient des passants touchés par des balles de la police ou des piétons tués par des accidents de voiture pendant des interventions policières. A son départ, ce rapport a été enterré et la police newyorkaise a continué à publier ses propres statistiques mensongères.

#1006 vu sur www.nytimes.com

France, Paris : en dépit de la réalité, les organisateurs de la manif des soignants se désolidarisent des affrontements qui ont animé les Invalides et accusent de prétendus “éléments extérieurs” liés aux mobilisations contre le racisme et la police.

France, Paris. 18 000 soignants et personnes solidaires manifestent en soutien aux soignants à Paris et 220 cortèges réunissant parfois plusieurs milliers de personnes défilent dans toute la France. Des incidents divers ont lieu pendant plusieurs heures sur la place des Invalide avec des affrontementscontre les forces de l’ordre et des feux de poubelles. Alors que les images de l’interpellation brutale d’une infirmière accusée d’avoir jeté des projectiles sur les policiers fait scandale, les organisateurs de la manifestation se désolidarisent en affirmant que les affrontements sont le fait “d’éléments extérieurs” aux manifestants. En dépit de la réalité, Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes hospitaliers de France s’illustre par des propos véhéments pour dissocier “bons” et “mauvais” manifestants en affirmant “ce ne sont absolument pas les soignants qui ont causé ces dégradations et provocations contre la force publique” et “cela reste des voyous, des grands crétins ultra violents” qui sont à l’origine des affrontements. Il va jusqu’à dénoncer ceux auxquels il attribue les débordements qui auraient commencé alors que : ” des groupuscules arrivaient, dont certains avec des tee-shirts Adama Traoré”, cherchant ainsi à dissocier la mobilisation des soignants des manifestations contre le racisme et la police. Il poursuit en appelant aussi au “dopage” des services d’ordre pour contrôler les manifestations à l’avenir. On apprend d’ailleurs dans la presse que les services d’ordre syndicaux, en particulier ceux de l’UNSA, de FO et de la CGT ont collaboré de manière serrée avec la police. Plus de trente personnes ont été interpellées.

Cambodge : comme après la défaite des Khmers Rouges, les épouvantails portant des fusils en plastique sont de plus en plus nombreux dans les campagnes

Cambodge. Une armée d’épouvantails s’est déployé petit à petit au Cambodge. Beaucoup portent des fusils en plastique attachés à leurs bras en bois. La croyance est que si des esprits malfaisants voient un épouvantail tenir une veillée devant une maison, ils ne pourront pas y entrer. C’est la première fois que ces épouvantails, ou ting mong, sont aussi présents, depuis la chute du régime génocidaire des Khmers rouges en 1979. Cette année-là les gens se sont mis à représenter ainsi les soldats khmers rouges et ont ensuite brûlé les épouvantails dans des feux de joie. La pandémie de coronavirus a réactivé cette tradition.

#0969 vu sur foreignpolicy.com

France, Paris : un voisin qui voit une banderole de Génération Identitaire se dérouler devant sa fenêtre se met à la découper et à en jeter les morceaux dans la manifestation contre les violences policières

France, Paris. Un voisin qui voit une banderole de Génération Identitaire se dérouler devant sa fenêtre se met à la découper et à en jeter les morceaux dans la manifestation contre les violences policières appelée par le Commité Vérité et Justice pour Adama, sous les acclamations des manifestants. Des slogans en référence à l’extrême droite suprémaciste blanche américaine accompagnent le message. La banderole a ensuite été arrachée par un manifestant grimpeur.

#0946 vu sur les réseaux et de source directe.

Brésil : le président Bolsonaro demande à la population de filmer des hôpitaux, en pleine expansion de la pandémie de Covid-19, pour vérifier les taux d’occupation qu’il met en doute

Brésil. Le président brésilien Jair Bolsonaro a suscité un tollé après avoir demandé à la population de filmer des hôpitaux, en pleine expansion de la pandémie de Covid-19, pour vérifier les taux d’occupation. «Ce serait bien que vous alliez dans un hôpital près de chez vous (…) et trouviez un moyen d’entrer pour filmer», a lancé le chef de l’Etat lors de sa transmission hebdomadaire en direct sur Facebook. «D’après mes informations, je me trompe peut-être, mais pratiquement personne n’a perdu la vie par manque de respirateur ou de lit en soins intensifs», a affirmé le président toujours dans le déni de l’épidémie. Depuis le début de la pandémie, les chiffres officiels ont fait état par moments d’une occupation de plus de 95% des lits en soins intensifs dans de nombreux Etats, même si ce taux a baissé ces derniers jours à Rio de Janeiro et Sao Paulo, où une réouverture graduelle des commerces a débuté. «Quand Jair Bolsonaro demande à des partisans d’envahir des hôpitaux, sous prétexte de filmer les lits, il met des vies en péril impunément», a protesté un député. Les courbes de la pandémie sont en pleine ascension au Brésil, qui a dépassé le seuil des 40.000 morts et des 800.000 contaminations.

#0941 Source cnews.fr

Etats-Unis : suite à la polémique de la note interdisant aux employés de porter des signes “BLM”, l’entreprise Starbuck crée un t-shirt “Black Lives Matter”

Etats Unis. Starbuck maîtrise le marketing anti-raciste. Face au scandale de la diffusion de la note dans laquelle l’entreprise interdit à ses employés de porter des signes de la mobilisation “Black Lives Matter”, Starbucks crée un T-shirt “Black Lives Matter” que les employés pourront porter s’ils le souhaitent. Le T-shirt représente des panneaux de protestation avec des phrases comme «Black Lives Matter», «Speak Up» et «Time for Change». Un signe montre un poing noir levé et le slogan “Ce n’est pas un moment, c’est un mouvement”, lit la chemise. La semaine dernière, la Fondation Starbucks s’est engagée à donner 1 million de dollars à des organisations qui promeuvent l’équité raciale et la justice sociale. Starbucks a déjà été mis en cause pour des problèmes liés au racisme En 2018, tous les magasins ont été fermé pour une formation antiraciste après l’arrestation de deux hommes noirs dans un Starbucks de Philadelphie parce qu’un directeur de magasin a appelé la police parce qu’un client s’était installé sans rien commander. En 2015 suite à une autre polémique, l’entreprise avait fait écrire ““Race Together” sur ses tasses.

#0957 vu sur news.yahoo.com

France : 76 % des français ont une bonne opinion de la police et 65% affirment qu’elle est raciste… combien sont-ils par la magie des sondages à avoir confiance dans une police qu’ils considèrent comme raciste ?

operation de securisation et de controle d’identite de voyageurs, fouille, palpation de securite, presentation des papiers d’identite, gare du Nord

France. Un sondage nous apprend que plus des trois quarts des sondés (76 %) affirment conserver une bonne opinion des forces de l’ordre. Mais dans le même temps, deux-tiers des Français (65%) estiment qu’en France les personnes de couleur ou d’origine étrangère sont victimes de discriminations ou de racisme de la part des policiers. Même sans être très fort en calculs, il est clair que selon cette représentation de “l’opinion publique”, un grand nombre de français considèreraient qu’il est normal que la police soit raciste…

#0936 Source midilibre.fr

Cambodge : le gouvernement annonce que les étrangers devront prendre en charge les frais de leurs tests et de leur quarantaine, soit de plus de 1 400 $ si quelqu’un est testé positif sur un vol, en supposant qu’ils n’ont pas besoin de traitement médical supplémentaire ou d’hospitalisation

Cambodge. Le gouvernement annonce que les étrangers voulant accéder au territoire cambodgien devront prendre en charge les frais de leurs tests et de leur quarantaine. À compter du 9 juin, les étrangers devront payer 5 $ pour un seul voyage entre l’aéroport et le centre d’attente pour les résultats des tests, suivis d’un test COVID-19 obligatoire d’un coût de 100 $. L’hébergement coûtera 30 $ aux étrangers pendant qu’ils attendent 24 heures pour les résultats, plus 30 $ supplémentaires pour trois repas par jour. Le ministère a confirmé que si un passager à bord des tests en vol est positif pour COVID-19, tous les passagers seront soumis à une période de quarantaine obligatoire de 14 jours, coûtant 84 $ par jour pour couvrir la nourriture, l’hébergement et les contrôles médicaux. Avant d’être libérés de la quarantaine, les étrangers devront payer 100 $ pour un test COVID-19 supplémentaire, ainsi que 30 $ supplémentaires pour un certificat les déclarant en bonne santé. Si un étranger doit être hospitalisé pour le traitement de COVID-19, un lit d’hôpital lui coûtera désormais 225 $ par jour. Au total, les étrangers arrivant au Cambodge dont le vol ne contient aucun cas de COVID-19 à bord peuvent s’attendre à payer 195 $ pour le transport, les tests, l’hébergement et la nourriture. Si quelqu’un à bord des tests en vol est positif pour COVID-19, les étrangers recevront une facture de plus de 1 400 $ en supposant qu’ils n’ont pas besoin de traitement médical supplémentaire ou d’hospitalisation.

#0920 vu sur cambodianess.com

France, Montauban : les soignants de l’hôpital de la ville doivent participer à une tombola pour se répartir les dons recueillis par l’hôpital pendant la période de crise sanitaire

France, Montauban. Les soignants de l’hôpital de la ville doivent participer à une tombola pour se répartir les dons recueillis par l’hôpital pendant la période de crise sanitaire, sous forme de séjours à la montagne pour deux personnes ou de bons d’achat. Les syndicats proposent plutôt un tirage au sort…

#0906 vu sur france3-regions.francetvinfo.fr

Brésil : alors que le déconfinement s’étend et que l’épidémie se propage toujours le ministère de la santé efface de ses sites le nombre total des décès et ne rend public désormais que ceux des dernières 24 heures

Brésil. Alors que le monde entier s’inquiète des ravages réels de l’épidémie dans le pays, et que Bolsonaro menace de quitter l’OMS, le ministère brésilien de la santé annonce qu’il rendra public désormais uniquement le nombre des morts des dernières 24 heures. Le site internet avec les statistiques depuis les débuts de la pandémie a aussi été pour revenir en ligne le lendemain avec seulement les chiffres sur le dernier jour, sans bilan régional ni antérieur. Le Brésil fait face à une propagation rapide du nouveau coronavirus, avec un taux de mortalité exceptionnellement élevé. Il compte plus de 600 000 cas de contamination pour 35 000 décès officiels mais les méthodes de décompte sont considérées comme très lacunaires. Malgré cette situation, le gouverneur de Rio de Janeiro a annoncé l’assouplissement à partir de samedi des mesures de confinement et la réouverture partielle des bars, restaurants, centres commerciaux et la reprise de certaines activités sportives.

#0883 Source lematin.ch

Nicaragua : des associations de médecins dénoncent les mensonges du gouvernement face à l’étendue de la catastrophe sanitaire en l’absence de confinement, en particulier chez les soignants qui travaillent avec des protections de fortune

Nicaragua. Des associations de médecins dénoncent le « culte du secret » du gouvernement du président Ortega, qui a licencié un infectiologue reconnu pour avoir critiqué l’absence de mesures contre la propagation de la maladie. Les associations signataires dénoncent l’absence de mesures adéquates de protection pour les soins aux patients infectés. Beaucoup de soignants doivent acheter eux-mêmes du matériel de protection ou en improviser avec du plastique, selon le communiqué. Selon les statistiques officielles, 1118 personnes ont été contaminées, dont 46 sont décédées entre le 18 mars et le 2 juin. Cependant, une ONG qui s’appuie sur les remontées de la société civile, d’un collectif de médecin et des acteurs des réseaux sociaux, a comptabilisé 4217 cas de contaminations et « 980 décès par pneumonie ou cas suspects de COVID-19 » jusqu’au 30 mai. Le Nicaragua est le seul pays d’Amérique centrale qui n’a ni adopté de mesures de confinement, ni fermé ses frontières, ni suspendu l’école en raison de la pandémie. Au contraire, le gouvernement a encouragé les rassemblements et manifestations.

#0884 Source lapresse.ca

Etats Unis, Canada : Uber Eats mène une opération de com “antiraciste” en proposant de ne pas faire payer les frais de livraison si les commandes sont passées à des restaurateurs noirs

Etats Unis, Canada. Uber Eats mène une opération de communication antiraciste qualifiée dans la presse de “Black washing” en proposant de ne pas faire payer les frais de livraison si les commandes sont passées à des restaurateurs noirs. Surfer sur la vague de protestation contre les discriminations devient une technique de marketing, alors que la gestion des société de livraisons et en particulier d’Uber est fortement remise en question dans le cadre de la crise sanitaire.

#0913 vu sur www.franceculture.fr

France : nouvel avis du conseil scientifique Covid-19 qui décrit 4 scénarios possibles pour la période post-confinement ; la ligne directrice, c’est d’éviter un nouveau confinement généralisé pour sauvegarder l’économie, et ce même dans le pire des scénarios où l’impossibilité de tout contrôle de la propagation du virus est envisagé.

France. L’avis n°7 du conseil scientifique COVID-19 a été publié : “Quatre scénarios pour la période post-confinement, anticiper pour mieux protéger”. L’objectif principal énoncé par le conseil scientifique est de tout faire pour éviter un confinement généralisé, qui fait prendre le risque de paralyser l’économie. Même dans le cas du quatrième scénario, le pire – une perte de contrôle de l’épidémie – le conseil scientifique prévoit de faire le choix de maintenir l’activité économique en s’habituant à une surmortalité : “Si l’objectif est uniquement de diminuer la mortalité liée à COVID 19, un confinement permanent ou extrêmement précoce sera toujours préférable, mais cela ignore l’impact délétère du confinement sur la société française. Un objectif alternatif est d’assumer tout en la limitant une surmortalité hospitalière COVID 19 associée à la mise sous tension des services de réanimation”.

#0874 source Site du ministère de la santé

Bolivie : la présidente par interim Jeanine Anez profite de la pandémie pour repousser les élections et maintenir en place son gouvernement qui mêle militarisation et zèle religieux et déverse de l’eau bénite sur les villes depuis des hélicoptères militaires

Bolivie. La présidente par interim Jeanine Anez profite de la pandémie pour repousser les élections et maintenir en place son gouvernement qui mêle militarisation et zèle religieux. L’une des premières mesures qu’elle a prise a été d’autoriser la police et l’armée à tuer les opposants. Le décret a ensuite été annulé, mais les forces de sécurité ont, entre temps, exécuté 28 personnes et de nombreux opposants au gouvernement ont été arrêtés et enfermés. Outre la quarantaine imposée depuis le 17 mars, les mesures contre l’épidémie consistent à appeler la population à «jeûner et prier» et à organiser des bénédictions spectaculaires avec arrosage d’eau bénite depuis des hélicoptères de l’armée au-dessus des principales villes du pays.

#0865 source theguardian.com

Japon : des bars et restaurants installent des cabines qui projettent une brume désinfectantes sur les clients pendant 30 seconde à leur entrée.

Japon. Des bars et restaurants installent des cabines, qui ressemblent au scanners de sécurité des aéroports, où une brume désinfectante est projetée durant 30 secondes sur les clients. Personne ne peut entrer dans ces établissements sans suivre ce protocole. “Nous voulons que les clients se sentent en sécurité lorsqu’ils entrent à l’intérieur” affirme un restaurateur.

#0811 news.yahoo.fr

Etats Unis : Trump déclare dans un tweet qu’il veut classer les “antifa” comme “organisation terroriste”

Etats Unis. Donald Trump cible la mouvance anti-fasciste et déclare dans un tweet qu’il veut classer les “antifa” comme “organisation terroriste”. Cette déclaration peut très bien n’avoir aucune conséquence légale car cette catégorie n’existe pas en tant que telle pour les groupes américains. Mais le ministre de la justice a assuré que les “antifascistes” faisaient l’objet d’une attention particulière du FBI dans le cadre des manifestations et émeutes en cours.

#0829 Source lemonde.fr

France, Paris : des bars et restaurants chics envisagent de proposer des repas sous des cloches en plastiques individuelles pour rassurer les clients, ce qui n’empêchera pas les employés sous-payés de cracher dans la soupe !

France, Paris. Des restaurateurs chics envisagent de proposer à leurs clients de prendre leurs repas sous des cloches en plastiques individuelles pour éviter la contagion. Ce qui n’empêchera pas les cuisiniers sous payés de cracher dans la soupe… Une idée lumineuse où le client devient l’ampoule !

#0810 vu sur lapress.ca

Koweit : des hashtags anti travailleurs étrangers se propagent et font porter la responsabilité du covid-19 sur les migrants d’origine égyptienne présents dans le pays.

Koweit. Les travailleurs étrangers, égyptiens notamment, sont accusés de propager le Covid-19 dans le pays, par des koweïtiens de plus en nombreux. Ils trouvent ainsi un bouc-émissaire, afin de pouvoir se plaindre du confinement qui leur est imposé pour lutter contre le coronavirus en rejetant la faute sur des migrants d’origine égyptienne. Les Egyptiens, par ailleurs pour la plupart bloqués sur place par la fermeture des frontières, représentent la plus grande communauté étrangère de la cité-Etat avec les Indiens, et se retrouvent être la cible privilégiée de cette poussée de xénophobie, qui se marie très bien avec cette époque du repli-sur-soi. Les hashtags appelant à leur expulsion pullulent sur les réseaux sociaux. Fin mars, la députée Safa Alhashem a déclaré que le renvoi de travailleurs illégaux permettrait de « purifier le pays ».

#0783 vu sur lemonde.fr

Madagascar : depuis jeudi, le pays a enregistré 122 nouveaux cas de contamination, des corps ont été ramassés dans les rues sans que les causes des décès soient établies, le gouvernement continue à recommander une tisane “Covid Organics”

Madagascar. Depuis jeudi, le pays a enregistré 122 nouveaux cas de contamination. Des corps ont été ramassés dans les rues sans que les causes des décès soient établies. Pour rappel le gouvernement malgache préconise de consommer une tisane appelés “Covid Organics” à base d’artemisia pour lutter contre le Sars-Cov-2.

#0788 vu sur ouest-france.fr

Pérou, Tanara : le maire de la ville a simulé sa mort en rentrant dans un cercueil avec un masque pour éviter un contrôle de police, alors qu’il bravait le confinement

Pérou, Tanara. Le maire de la ville a simulé sa mort en rentrant dans un cercueil pour éviter un contrôle de police, alors qu’il bravait le confinement. L’objectif était apparemment d’aller boire des coups dans un bar où a eu lieu une intervention policière pour tapage nocturne. Pour éviter d’être arrêté, le maire a décidé s’est installé dans un cercueil avec un masque sur la bouche afin de faire croire aux agents qu’il faisait partie des plus de 317 000 morts du coronavirus.

#0754 Source midilibre.fr

Brésil : le pays est désormais considéré comme le deuxième pays au monde le plus touché par l’épidémie, après les États-Unis ; à Sao Paulo, des parcelles funéraires verticales sont construites dans trois cimetières pour enterrer près de 13 000 cercueils disposés verticalement.

Brésil. Le pays est désormais considéré comme le deuxième pays au monde le plus touché par l’épidémie, juste derrière les États-Unis. Les chiffres officiels donnent 330890 personnes infectées, 1 001 décès coronavirus par jour cette semaine, portant le nombre total de décès à 21 048. À Sao Paulo, la ville la plus touchée, une vidéo aérienne montre des rangées de parcelles ouvertes au cimetière de Formosa en prévision des décès du jour, et des parcelles funéraires verticales sont construites dans trois cimetières pour enterrer près de 13 000 cercueils disposés verticalement. Le nombre réel de cas et de décès est probablement beaucoup plus élevé que ne le suggèrent ces chiffres, et l’épidémie continue d’accélérer sa diffusion. Face aux incohérences de la politique de Bolsonaro, plusieurs experts de haut niveau en santé publique ont démissionné et ont été remplacés par des militaires.

#0740 Source reuters.com

Brésil : le projet de loi pour “soutenir les populations autochtones” dans la lutte contre l’épidémie finit par légaliser le séjour des missionnaires dans les territoires indiens isolés.

Brésil. Ce qui était censé être un projet de loi pour soutenir les populations autochtones dans la lutte contre les coronavirus (engagement du gouvernement à fournir de l’eau potable, des tests rapides pour détecter la contamination par le coronavirus, du matériel d’hygiène personnelle, la garantie d’une réserve de lits pour les populations autochtones contaminée) s’est changé en son inverse : une manœuvre du banc évangélique de la Chambre des députés a légalisé le séjour des missionnaires dans les territoires indiens isolés. Les populations autochtones demandaient expressément que ces incursions soient interdites à cause du danger de contamination qu’elles font courir aux habitants. Au départ, le texte prévoyait une peine de cinq ans de prison pour quiconque accédait aux territoires autochtones sans l’autorisation de la National Indian Foundation (Funai). Angela Amanakwa Kaxuyana, de la Coordination des organisations autochtones de l’Amazonie brésilienne (COIAB) a qualifié la mesure de «tragédie». Pour un autre de leurs représentants, ce texte revient à échanger la vie des habitants des villages les plus isolés contre une protection sanitaire très réduite et incertaine pour ceux qui le sont moins.

#0739 Source brasildefato.com.br

Birmanie : un reporter birman prend deux ans de prison ferme pour avoir écrit qu’un réfugié Karen rapatrié de Thaïlande suite aux mesures de confinement était décédé du Covid19

Birmanie, Myawaddy. Pour avoir écrit qu’une personne était décédée du Covid-19, un reporter birman passera deux ans derrière les barreaux. Quand la Thaïlande a instauré ses mesures de confinement, la région de Myawaddy qui a une frontière commune avec la Thaïlande, a vu arriver un grand nombre de réfugiés birmans d’origine Karens qui vivaient dans des camps en Thaïlande. Enquêtant sur ces retours potentiellement risqués en terme de contagion, Zaw Ye Htet, le journaliste aujourd’hui incarcéré, a indiqué qu’“une personne était morte du Covid dans la ville de Myawaddy le 3 avril”.

#0738 Source courrierinternational.com

France : l’altérophobie qui fait le lit de la délation est flagrante dans ces sondages où plus de 90% des français pensent qu’ils respectent parfaitement les règles sanitaires, que leurs proches les respectent un peu moins bien mais surtout que tous ceux qu’ils ne connaissent pas font n’importe quoi

France. L’absurdité de certains sondages d’opinion publique où les personnes sont appelées à commenter le comportement général de la population peut néanmoins donner à réfléchir. Dans tous les sondages établis depuis les débuts de l’épidémie, une constante est remarquable : plus de 90% des personnes interrogées considèrent qu’elles respectent elles-mêmes parfaitement le confinement, que leurs proches le respectent moins bien qu’elles, mais quand même convenablement. En revanche tous ceux et celles qu’elles ne connaissent pas font n’importe quoi et sont complètement irresponsables. L’altérophobie qu’on peut lire dans ces résultats fait le lit de toutes les politiques fondées sur la délation et la surveillance généralisée.

#0729 Sources diverses

Turquie, Izmir : le système d’appel à la prière de la ville a été piraté de manière à faire diffuser le chant de révolte italien “Bella ciao” depuis les minarets de plusieurs mosquées

Turquie, Izmir. En pleine période de fin du ramadan, le système d’appel à la prière de la ville a été piraté de manière à faire diffuser le chant de révolte italien “Bella ciao” depuis les minarets de plusieurs mosquées locales à la place de l’appel à la prière. Les mosquées sont fermées depuis deux mois en raison du coronavirus. La situation a été rétablie et une enquête a été ouverte, mais des vidéos avaient déjà fait le tour des réseaux sociaux. Des usagers de ces réseaux pourraient être poursuivis pour “dénigrement des valeurs religieuses” après avoir applaudi cette action ou l’avoir relayée.

#0751 Source ladepeche.fr

Etats Unis, Dakota : une entreprise de construction, Fisher Sand & Gravel, a remporté le contrat de construction du mur frontalier prévu sur 42 miles en Arizona, de Nogales à la frontière orientale de la réserve Tohono O’odham

Etats Unis, Dakota. Une entreprise de construction du Dakota du Nord, Fisher Sand & Gravel, a remporté le contrat de construction du mur frontalier pour 1,28 milliard de dollars. Environ 42 miles de mur de frontière son prévus en Arizona, de Nogales à la frontière orientale de la réserve Tohono O’odham. Environ 180 miles ont été construits depuis janvier 2017, et le secrétaire par intérim du département de la Sécurité intérieure, Chad Wolf, a déclaré la semaine dernière qu’il s’attend à voir jusqu’à 400 miles de mur achevé cette année, ce qui fait de cet édifice du contrôle et de la répression le plus grand édifice américain.

#0712 Source upi.com

Tanzanie : pendant que le président dénie la réalité de l’épidémie et incite la population à ne pas porter de masques, les proches des victimes organisent des enterrements clandestins…

Tanzanie. Le gouvernement essaye de cacher le nombre de morts lié au covid-19. Des gens rapportent des enterrement en pleine nuit, à la lumière de phares de motos. Après avoir encouragé les gens à ne pas mettre de masques et à continuer à se rendre à l’église car le virus ne pourrait y entrer, le président et son gouvernement explique désormais, à propos des vidéos, que les cercueils seraient vides et que les vidéos seraient destinées à faire paniquer les tanzaniens à propos du virus. Il s’en remet à Dieu : « C’est l’heure de consolider notre foi et de continuer à prier Dieu, plutôt que de dépendre de masques sur le visage. N’arrêtez pas d’aller dans les églises et les mosquées pour prier, a-t-il déclaré en mars. Je suis sûr que c’est juste le vent qui tourne et que (le virus) disparaîtra comme d’autres avant lui ont disparu. » Le dernier décompte du nombre de victimes du covid fait état de 509 décès, mais ce chiffre officiel n’a pas bougé depuis le 29 avril.

#0688 Source Courrier international

Brésil : beaucoup d’hôpitaux n’ont plus de respirateurs disponibles à cause de la gestion du gouvernement qui minimise l’épidémie, dans un des hôpitaux de campagne, il n’y a pas d’unité de soins intensifs !

Brésil. Dans ce pays qui est très fortement touché par l’épidémie, beaucoup d’hôpitaux n’ont plus de respirateurs disponibles. La gestion du gouvernement qui minimise l’épidémie est mise en cause : dans un des hôpitaux de campagne ouvert spécifiquement pour les patients atteint par le virus, il n’y a pas d’unité de soins intensifs ! La politique sanitaire du ministère de la santé est incohérente : après avoir acheté 15 000 respirateurs en Chine, il a ensuite annulé le contrat au milieu du mandat éclair du ministre Nelson Teich, affirmant que le fabricant ne livrerait pas à temps. La production locale devait en fournir 14 000 respirateurs mais, la matière première étant importée, la production s’avère impossible à réaliser.

#0675 Source brasil.elpais.com

France : scandales autour de la rémunération des soignants, des stagiaires infirmiers contraints de renforcer les équipes covid pour autour d’un euro de l’heure, des hôpitaux exclus de la prime aux soignants, etc.

France. Les stagiaires infirmières et infirmiers, payés entre 0,80 et 1,40 euros de l’heure selon leur années, malgré leur plus de 45h hebdomadaire, se sont vus dans l’obligation de renforcer les équipes médicales durant l’épidémie, sans bénéficier des protections nécessaires à leur condition (masques, tests…), ni des systèmes de priorisation dans les transports. De plus certains hôpitaux du sud du pays sont exclus du dispositif de prime aux soignants comme ceux de Cannes et Grasse. Par ailleurs certains soignants, internes ou stagiaires, se sont vus facturer les tests Covid qu’ils ont dû effectuer dans le cadre de leur travail.

#0644 Source L’Humanité du 15/05 franceinfotv.fr

Italie, Florence : un collier qui sonne et s’allume quand les visiteurs ne respectent pas la “distanciation sociale” est mis en place pour la réouverture du Duomo

Italie, Florence. La cathédrale de Florence met en place un système pour permettre aux touristes de respecter la distanciation sociale lors de la réouverture : un collier qui sonne quand les personnes se rapprochent de trop près. “Il s’agit d’un dispositif (…) fourni gratuitement aux touristes au début de la visite qui signale avec un son, des vibrations et des lumières que la distance minimale autorisée n’a pas été respectée”, indique un communiqué du Duomo.

#0716 Source sudouest.fr

Croatie : des policiers marquent des migrants à la peinture avec une croix orange peinte à la bombe sur le crane.

Croatie. Des ONG ont signalé que des policiers ont marqué à la peinture des migrants refoulés à la frontière entre la Serbie et la Croatie, avec une croix orange peinte à la bombe sur le crane. Plus tôt dans le mois, avait déjà été relevé que la police des frontières croates rackettait les migrants qui passaient, humiliant, volant argent et portables, et encore une fois les aspergeant de peinture, afin de les marquer visuellement comme migrants, la bonne vielle technique de la marque au tison ardent ou autre signe spécifique d’identification des indésirables n’est pas si loin…

#0646 Source fr.news.yahoo.com

Europe : la Commission euro­péenne décide que le virus n’atteint pas le niveau maximum de dangerosité prévu dans la lé­gislation sur la protection des tra­vailleurs, traitant le Covid comme s’il y avait un traitement et comme si la contagiosité était peu élevée !

Europe. Les États membres et la Commission euro­péenne ont décidé que le virus n’atteint pas le niveau maximum de dangerosité prévu dans la lé­gislation sur la protection des tra­vailleurs contre ce type de risque. Dans la directive européenne de 2000 sur la protection des tra­vailleurs contre les risques liés à l’exposition à des agents biologi­ques, l’échelle de gravité des ger­mes comporte quatre paliers. Le moins dangereux est non «sus­ceptible de provoquer une maladie chez l’homme» (groupe 1). Le plus dangereux (groupe 4), en sus de provoquer des maladies graves, « constitue un danger sérieux pour les travailleurs » et présente « un risque élevé de propagation dans la collectivité ». Pour cette catégo­rie, « il n’existe généralement pas de prophylaxie ni de traitement efficace ». Dans ce groupe, sont notamment rangés des virus cau­sant des fièvres hémorragiques comme Ebola ou Marburg. Fin avril, la Commission lance une procédure accélérée, afin de ranger le SARS­CoV­2 dans l’un de ces quatre groupes et de l’ajouter à la liste des « agents biologiques » – virus, bactéries, parasites et champignons – faisant l’objet de mesures de protection des tra­vailleurs dans l’Union européenne (UE). Puis, le 7 mai, elle propose qu’il intègre le groupe 3. Pour ce dernier, pourtant, la directive sti­pule qu’« il existe généralement une prophylaxie ou un traitement efficace» – ce qui n’est pas encore le cas pour le coronavirus causant le Covid­19. Mais aussi que le risque de propagation n’est pas « élevé », comme dans le groupe 4. Plus de 40 % de l’humanité a pourtant été confinée pendant plusieurs semai­nes pour freiner sa dissémination. Malgré ça, la Commission se défend de vouloir remettre la population au travail à tout prix…

#0642 Source Le Monde du 15/05

Hongrie, Serbie : quatre migrants bloqués dans la zone de transit de Röszke à la frontière avec la Serbie, dans le contexte de la pandémie, aucun des deux pays ne veut les récupérer.

Hongrie, Serbie. Quatre migrants originaires d’Iran et d’Afghanistan sont bloqués dans la zone de transit de Röszke, à la frontière hongro-serbe. Une demande d’asile rejetée par la Hongrie et un refus de récupérer les quatre personnes par la Serbie, finissent par coincer quatre personnes dans des conditions plus qu’insalubre à cause du cauchemar administratif. La Hongrie à érigé une clôture partiellement électrifiée tout le long de sa frontière avec la Serbie et de celle avec la Croatie.

#0645 Source infomigrants.net

Brésil, Amazonie : alors que le président Bolsonaro a nommé un ancien missionnaire de l’organisation chrétienne fondamentaliste New Tribes à la direction de l’agence censée protéger les populations isolées du Brésil, des tribus indigènes veulent faire cesser les interventions de missions évangélistes qui perdurent malgré les risques de transmission du Covid19 face auxquels ces populations seraient particulièrement fragiles.

Brésil, Amazonie. La récente épidémie de coronavirus a exacerbé des tensions entre tribus indigènes et missionnaires chrétiens évangéliques. Dans les régions les plus reculées de l’Amazonie brésilienne, les tribus avertissent de l’hécatombe que peut engendrer le virus parmi les leurs et militent pour interdire l’accès à leurs terres à des groupes religieux d’évangélisation qui pourraient apporter le covid19 (en plus de la foi !). Le 17 mars, alors que l’épidémie de coronavirus se propageait au Brésil, les ministères de la justice et de la santé du pays ont recommandé aux Brésiliens non indigènes d’éviter tout contact avec les tribus, afin de les protéger de l’épidémie. New Tribes Mission au Brésil a cependant continué d’envoyer son hélicoptère dans la vallée du Javar. Mi-avril, un juge a énoncé l’interdiction aux missionnaires de pénétrer dans la vallée du Javari, une région reculée située le long de la frontière qui sépare le Brésil du Pérou, et où vivent de nombreuses tribus autochtones – dont au moins 16 groupes isolés n’ayant jamais eu aucun contact avec d’autres communautés. La décision de justice nomme expressément trois missionnaires, ainsi que l’organisation chrétienne fondamentaliste New Tribes Mission au Brésil, affiliée à une œuvre missionnaire évangélique de plus grande ampleur aux États-Unis. En février dernier, le président Bolsonaro a nommé Ricardo Lopes Dias, un ancien missionnaire de New Tribes, à la direction de l’agence censée protéger les populations isolées du Brésil. Selon Joenia Wapichana, première femme indigène élue au congrès brésilien en 2018, “si le coronavirus devait frapper des terres indigènes, ce serait une tragédie. Nous ne disposons d’aucune zone protégée, et l’investissement dans la santé et les équipements de protection pour les indigènes est inexistant.” Les autorités sanitaires ont annoncé le 15 avril qu’un adolescent de 15 ans membre de la tribu des Yanomami avait succombé au Covid-19 à l’hôpital de la ville de Boa Vista.

#0527 Source huffingtonpost.fr

Tchétchénie : le président Kadyriv se met en scène dans des vidéos où il menace de tuer les personnes infectées par le virus et enferme un grand nombre de personnes pour non respect du confinement.

Tchétchénie. Le président Kadyriv se met en scène dans des vidéo menaçantes pour contraindre au confinement de la population dont il estime qu’il n’est pas assez respecté. « Messieurs du FSB, faites quelque chose avec ces sous-hommes qui nous provoquent. Vous voulez que nous devenions des criminels, c’est ça ? L’un d’entre nous endossera la responsabilité et ira en prison pour tout le monde. Ne nous forcez pas à devenir des assassins !» ou encore «Je préfère frapper une personne qu’en enterrer 1 000. C’est pour ça que je prends des mesures très dures. S’il faut, je frappe à coups de matraque. S’il le faut, je jette en prison dans une cave, mais je défendrai mon peuple.» . Un grand nombre de personnes sont détenues par les forces de sécurité pour avoir violé le « régime d’auto-isolement ». Dès la fin mars, alors que la Tchétchénie ne compte que trois cas, – le dernier bilan officiel est de 615 cas et 8 morts – Kadyrov a pris publiquement à partie l’une des personnes infectées en l’accusant de n’avoir pas observé la quarantaine. « Celui qui a créé ce problème, si vous voulez mon avis, il aurait dû être tué, car non seulement il tombe malade lui-même mais il infecte aussi sa famille et ses voisins ». Pourtant le 3 mai, en cette période qui est aussi celle du Ramadan, le président tchétchène a réuni les dirigeants des institutions médicales du pays, dont le ministre de la santé, sans aucune précautions sanitaires, pour un dîner de la rupture du jeûne qu’il fait filmer et diffuser. Il se déclare fier de sa stratégie de communication à laquelle il accorde beaucoup d’attention.

#0529 Source Le Figaro du 06/05

Amérique du Sud : plusieurs Etats en appellent à Dieu et aux prières collectives pour endiguer le Coronavirus

Brésil, Bolivie, Nicaragua, Mexique, Vénézuela, Salvador. En Amérique du Sud, plusieurs Etats appellent Dieu à la rescousse et invitent à des réunions de prière qui peuvent encourager le développement de la pandémie. Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé la nomination d’André de Almeida Mendoça, avocat et pasteur presbytérien, comme nouveau ministre de la Justice et de la Sécurité publique, à la place de Luz Henrique Mandetta, qui a préconisé la quarantaine dans les grandes villes, et voulu interdire les réunions organisées par les églises évangéliques. Il a aussi appelé la population à des journées de jeûne collectif et de prière pour libérer le Brésil de l’épidémie de coronavirus. Au Nicaragua, les appels au sacré sont quotidiens. Le président, le 15 avril, a déclaré que la pandémie était « un signe de Dieu » pour changer le monde et son épouse et vice-présidente Rosario Murillo, apparaît chaque jour pour appeler à la protection divine de l’au-delà. Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a demandé aux habitants de porter sur eux des amulettes et des images pieuses pour arrêter le coronavirus. Le président du Salvador, Nayhid Bukele, a déclaré en février qu’il avait parlé directement à Dieu. Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a encouragé il y a quelques semaines l’organisation d’une chaîne de prière pour l’obtention d’un vaccin définitif contre le covid-19.

#0450 Source 14ymedio

France, Amiens : un office religieux comme au temps de la peste a eu lieu pour protéger l’humanité de l’épidémie…

France, Amiens. Un office religieux comme au temps de la peste s’est déroulé à Amiens. L’évêque d’Amiens, seul (confinement oblige), va vénérer la Sainte Relique du Chef de Saint Jean-Baptiste présente dans la ville depuis le 13ème siècle, et lui demander d’intercéder en faveur des Hommes en pleine épidémie de coronavirus.

#0378 Source francebleu.fr

France, La Châtre. Les personnels soignants des ehpad Jean-Louis-Boncoeur et la Petite Fadette reçoivent une facture leur demandant de payer de leur poche pour les tests Covid19 qu’il ont dû passer.

France, La Châtre. Les personnels soignants des ehpad Jean-Louis-Boncoeur et la Petite Fadette reçoivent une facture leur demandant de payer de leur poche pour les tests Covid19 qu’il ont dû passer. Ils ont reçu chacun une facture de 66, 78 €.

#0365 vu sur lanouvellerepublique.fr

Ukraine, Dnipro : pour inciter les habitants de sa ville à respecter le confinement, le maire leur fait creuser des centaines de tombes

Ukraine, Dnipro. Pour inciter les habitants de sa ville à respecter le confinement, le maire leur fait creuser des centaines de tombes et prépare ostensiblement 2000 sacs mortuaires. La ville compte 13 cas et pour l’instant aucun décès mais le maire veut faire comprendre qu’il se prépare au pire.

#0353 Source ouestfrance.fr

Liechtenstein : expérimentation d’un bracelet de la société Suisse Ava qui est sensé détecter en temps réel si son porteur est infecté; en cas d’alerte, l’individu contaminé sera rapidement placé en quarantaine.

Liechtenstein. La société Suisse Ava commercialise un bracelet qui est sensé détecter si les personnes qui le portent sont contaminés à partir de diverses données mesurées en permanence (température, rythme cardiaque, respiration…). L’algorithme est supposé détecter en temps réel si le porteur du bracelet a contracté le virus. En cas d’alerte, l’individu contaminé sera rapidement placé en quarantaine. Ce bracelet était au départ destiné à aider les femmes à déterminer leurs périodes d’ovulation. Ce bracelet biométrique est déjà en cours de test auprès de 2100 habitants du Liechtenstein. D’ici la fin de l’année 2020, ce programme de dépistage numérique massif sera ouvert à tous les habitants de la principauté.

#0717 Source phonandroid.com

Hongrie : 10 000 patients non Covid brutalement mis à la porte des hôpitaux pour libérer des lits

Hongrie. Dans ce pays peu touché jusqu’ici par l’épidémie, le gouvernement multiplie les mesures spectaculaires face à un premier pic de mortalité en particulier dans les Ehpad. Des militaires ont été déployés auprès des directeurs d’hôpitaux et dans les directions d’entreprises jugées stratégiques, comme les supermarchés Auchan ou le pétrolier MOL. Avant le week­end de Pâques, les hôpitaux ont reçu l’ordre de libérer du jour au lendemain plus de 10 000 lits. Cette décision a déclenché des situations dramatiques avec des personnes en maladies chroniques brutalement mises à la porte d’hôpitaux. Le 30 mars, le gouvernement a fait voter un état d’urgence lui permettant de légiférer par décret sans limite de durée.

#0339 Source Le Monde du 24/04

France, Paris : une messe clandestine nocturne organisée chez les intégristes de Saint Nicolas du Chardonneret, avec la bénédiction de la préfecture

France, Paris. Une messe clandestine nocturne, organisée par des catholiques intégristes pour Pâques, a eu lieu à Saint Nicolas du Chardonnet, une église proche du groupe d’extrême droite Civitas. En plein confinement, la police est venue sur place alertée par des voisins, mais quand ils ont présenté « leur rapport oralement à l’état-major de la Préfecture de Police », dirigée par le préfet Didier Lallement, « il leur a été ordonné de rentrer à leur base ». Personne des 20 à 40 intégristes présents n’a été verbalisé, seule le prêtre a finalement écopé d’une amende. A Nantes, le 22 mars, en plein confinement également, des catholiques intégristes s’étaient déjà rassemblés dans la chapelle du Christ-Roi et ils avaient même organisé une procession en pleine rue.

#0406 Source lahorde.samizdat.net

Pérou, Panama : les deux pays ont mis en place pendant le confinement des sorties alternées selon que les habitants sont des hommes ou des femmes, la communauté des personnes transgenres craint des arrestations

Pérou, Panama. Pour restreindre les circulation en période d’épidémie, les deux pays mettent en place des sorties alternées selon que les habitants sont des hommes ou des femmes. Au Panama, la communauté des personnes transgenres craint des arrestations. Les contrôles se sont multipliés dans les rues de la capitale. Des vigiles contrôlent aussi l’identité des clients à l’entrée des supermarchés. Le président du Pérou a souligné que les militaires et policiers qui patrouillent devraient “respecter les homosexuels et transsexuels”.

#0963 vu sur www.voaafrique.com

Indonésie, Java : dans le département de Sragen, ceux qui ne respectent pas le confinement sont mis en quarantaine dans des “maisons hantées”.

Indonésie, Java. Les Indonésiens du département de Sragen qui ne respectent pas le confinement sont condamnés à être enfermés dans des “maison hantée”. Les responsables locaux ont été chargés d’identifier les maisons abandonnées qui sont considérées comme hantées, mettant à profit les croyances bien ancrées en des êtres surnaturels qui peuplent le folklore indonésien.

#0344 Source francetvinfo.fr