France, Rouen : un rassemblement a lieu devant l’hôpital psychiatrique du Rouvray pour soutenir un soignant qui passe en conseil de discipline pour avoir critiqué la gestion de la pénurie de masques par la direction de l’hôpital

France, Rouen. Un assemblement a lieu devant l’hôpital psychiatrique de Saint-Étienne-du-Rouvray, au sud de Rouen. Une centaine de soignants s’est réunie pour dénoncer le Ségur de la santé et pour soutenir un soignant du Rouvray, qui passe en conseil de discipline pour avoir critiqué la politique de masques de la direction de l’hôpital pendant la crise du Covid-19. Ce soignant proche du mouvement des “Blouses noires” a reconnu avoir critiqué la gestion de la pandémie par l’encadrement de la structure psychiatrique, alors qu’à l’hôpital du Rouvray, comme partout ailleurs, les soignants devaient faire à une pénurie de masques. Des manifestations de soignants ont aussi eu lieu dans d’autres villes comme au havre.

#1096 vu sur actu.fr

France : le conseil constitutionnel oblige le gouvernement à ce que le maintien à l’isolement ou en contention d’une personne hospitalisée sans son consentement soit contrôlé par un juge

France. Le conseil constitutionnel a ordonné au gouvernement de prendre des mesures pour que le maintien à l’isolement ou en contention en psychiatrie d’une personne hospitalisée sans son consentement soit contrôlé par un juge. Cet avis revient donc sur l’article du Code de la santé publique relatif à l’encadrement des mesures d’isolement et contention du 26 janvier 2016 qui ne prévoyait pas l’intervention d’un juge dans ces cas d’isolement ou de contention des d’hospitalisés sous contrainte. Le gouvernement a donc jusqu’au 31 mars pour modifier les dispositions légales Cette mesure concernerait plus de 92000 personnes (chiffre de 2017). L’annonce intervient juste après la diffusion d’un rapport alarmant sur l’utilisation de la contrainte en psychiatrie.

#1004 vu sur informations.handicap.fr

France : un rapport du “contrôleur des lieux de privation de liberté” s’alarme du recours de plus en plus systématique à l’enfermement des patients en psychiatrie

France. Dans un rapport rendu public mercredi le “contrôleur des lieux de privation de liberté” s’alarme du recours de plus en plus systématique à l’enfermement des patients en psychiatrie. On enferme en effet de plus en plus, et cela sans le consentement du malade. On isole aussi, voire on attache. En effet, depuis une vingtaine d’années, le nombre d’hospitalisations sans l’accord du patient a augmenté régulièrement, au point de les banaliser avec 25% des hospitalisations qui se font sous ce statut. Il y a vingt ans, c’était deux fois moins. Dans certains établissements, 40 % des hospitalisations se font sous contraintes. Il n’y a qu’en psychiatrie que l’on peut légalement soigner sans l’accord du patient. Cette contrainte aux soins va avec la possibilité d’exercer « une contrainte au corps se traduisant en une contrainte aux comportements : horaires, tabac, visites, etc. » Voire à isoler les patients dans des chambres spéciales, et parfois à les attacher pendant des jours, voire des mois. Le rapport note que « la culture de l’enfermement et des restrictions dans le champ psychiatrique est intériorisée par tous : soignants, famille et proches, patients aussi. L’ensemble perpétue le refus de s’interroger sur les pratiques, la compatibilité de l’enfermement et des restrictions qui l’accompagnent avec le soin ». Il s’agit d’une tendance lourde, accentuée par la gestion du confinement en milieu fermé, certains patients étant restés enfermés dans leur chambre 24h sur 24. Il semble cependant que ces pratiques commencent à être de plus en plus interrogées, voire discutées au sein des établissements, entre autre en réaction à ce qui a pu se passer pendant le confinement.

#0998 Source liberation.fr

France, Paris : des soignantes et soignants du collectif de la pédopsychiatrie publique du 19e arrondissement déclarent se mettre en grève “des actes et des données”. Ils refusent le télétravail, la codification des données concernant les patients et de participer au recueil de ces données par le biais du logiciel Cortexte

France, Paris. Des soignantes et soignants du collectif de la pédopsychiatrie publique du 19e arrondissement déclarent se mettre en grève “des actes et des données”. Ils refusent le télétravail, la codification des données concernant les patients et de participer au recueil de ces données par le biais du logiciel Cortexte. Ils s’opposent aux politiques gestionnaires qui sont contradictoires avec toute perspective de soin. Leur communiqué est à lire ici.

#0647 Source blogs.mediapart.fr

Belgique : plusieurs services psychiatriques constatent une forte hausse des admissions de personnes qui n’ont aucuns antécédents psychiatriques et n’ont pas supporté le confinement

Belgique. Plusieurs services psychiatriques constatent une forte hausse des admissions, en particulier de patients en observation pour des hospitalisations sous contrainte en situation de crise, qui concernent souvent des personnes qui n’ont aucuns antécédents psychiatriques et n’ont pas supporté le confinement. Dans la région du centre, un psychiatre constate une augmentation de 50% des hospitalisations.

#0600 Source rtbf.be

France : faute de mesures de protections suffisantes, les soignants seraient onze fois plus touchés par l’épidémie que le reste de la population

France. Une nouvelle enquête portant sur 550 000 salariés du secteur de la santé montre que ces derniers ont onze fois plus de chance d’être contaminés par le Covid19 que le reste de la population, ce qui est assurément dû au manque de matériel de protection, ainsi qu’à la rapidité avec laquelle les soignants malades sont renvoyés au travail. Les autorités françaises ne communiquent pas sur les chiffres globaux des soignants malades depuis le début de l’épidémie, alors que l’Assistance publique ­Hôpitaux de Paris (AP­HP) publie régulièrement ses statistiques de professionnels infectés. Au pointage du 20 avril, l’APHP annonçait 4 275 professionnels de l’AP­HP qui ont été ou sont atteints de Covid­19, sur 100 000 personnels, dont la moitié de soignants. Ils étaient 3 800, huit jours plus tôt. . Plus de la moitié des soignants qui ont répondu à l’enquête font aussi état de personnels que l’on a contraints à travailler alors qu’ils étaient porteurs du virus et les délais d’éviction d’un soignant positif au Covid sont désormais de sept jours seulement après le début des symptômes et de deux jours après la fin des symptômes, ce qui est beaucoup trop court pour éviter une propagation du virus.

#0507 Source Le Monde du 05/04

France, Seine Saint-Denis : depuis le confinement, des psychiatres de Seine-Saint-Denis voient arriver à l’hôpital beaucoup jeunes sans antécédents atteints de “bouffées délirantes aiguës”

France, Seine Saint-Denis. Depuis le confinement, des psychiatres de Seine-Saint-Denis voient arriver à l’hôpital des jeunes sans antécédents atteints de “bouffées délirantes aiguës”, des profils auxquels ces soignants “ne s’attendaient pas du tout”. Il y a ceux qui clament “avoir trouvé le traitement contre le coronavirus”, ceux qui pensent que “tout est de leur faute”, ceux qui “partent dans des délires messianiques”. Et ceux qui affirment carrément “être le virus”. “On s’attendait à une vague d’admissions de patients fragiles en rupture de traitement, et de décompensations de patients déjà suivis. La surprise, ça a été de voir apparaître tout d’un coup beaucoup de premiers épisodes, chez de jeunes patients [18-35 ans] qui arrivent dans un contexte d’urgence”, explique un médecin.

#0617 Source ouest-france.fr

France, Nord. Des soignants des établissements publics de santé mentale dénoncent l’interdiction qui leur a été faite par leur direction de porter des masques.

France, Nord. Des soignants des établissements publics de santé mentale dénoncent l’interdiction qui leur a été faite par leur direction de porter des masques. Ils sont inquiets pour leur santé, celle de leurs patients et de leurs proches. “On nous interdit de porter des masques, qu’ils soient chirurgicaux ou FFP2. Ils nous avaient d’abord expliqué que c’était une question de gestion des stocks, mais parallèlement, ils nous interdisent de porter nos masques personnels sous prétexte que ça créerait de l’inégalité entre les soignants”, déplore un soignant. Face à cette interdiction qu’il ne comprend pas, il voulait en porter, mais il a changé d’avis : “Certains collègues ont subi des pressions de la hiérarchie.” L’annonce du port de masque obligatoire dans ces structures à partir du 11 mai fait un effet ubuesque : pourquoi ne pas avoir protégé depuis le début soignants et patients de structures de soin psychiatriques ?

#0361 vu sur /france3-regions.francetvinfo.fr

France, Bron : une centaine de personnes manifestent devant l’hôpital psychiatrique Le Vinatier pour dénoncer la politique de fermeture de lits

France, Bron. Manifestation d’une centaine de personnes devant l’hôpital psychiatrique Le Vinatier pour dénoncer la politique de fermeture de lits depuis le début du confinement. “On vient d’apprendre la semaine dernière, et pas du tout de la direction, que 25 nouveaux lits pour adultes allaient fermer. Au total, on arrive à 120 lits en moins”, explique un représentant syndical. Des patients renvoyés chez eux sans soins, des patients suivis en hôpital de jour qui se retrouvent seuls et confrontés à l’angoisse du virus qui les fragilise encore plus, voilà la situation de la plupart des hôpitaux psychiatriques actuellement.

#0312 Source actu.fr

France, Sottenville-lès-Rouen : une enquête administrative a été lancée à Sotteville-lès-Rouen pour « propos injurieux et diffamatoire » contre plusieurs agents de l’hôpital psychiatrique du Rouvray pour avoir dénoncé le manque de masques

France, Sottenville-lès-Rouen. Une enquête administrative a été lancée à Sotteville-lès-Rouen pour « propos injurieux et diffamatoire » contre plusieurs agents de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, en pleine crise du coronavirus. On leur reproche des posts et des likes sur les réseaux sociaux dénonçant le manque de masques. Tout est parti d’une publication Facebook datée du 30 mars et de prises de positions tenues sur média 76actu. La page des “Blouses noires” (groupe créé à l’occasion de précédents mouvements de protestation contre les réformes de l’hôpital) diffusait une note interne de la direction dans laquelle il était écrit que les masques portés par les soignants devaient être mis à sécher et réutilisés. Le port du masque pour les patients potentiellement atteints du Covid-19 y est jugé « inutile ». Des soignants se retrouvent très vite en procédure disciplinaire et judiciaire pour avoir diffusé et commenté cette page. « C’est une chasse aux sorcières menée à l’arrache pour nous faire taire. », constate un autre membre du personnel. Tous reconnaissent que la situation s’est améliorée depuis la divulgation de la note interne. Le centre psychiatrique affirme avoir, le 31 mars, « réceptionné une dotation de 25 300 masques chirurgicaux », « mais nos patients n’ont toujours pas de masques », s’inquiète une employée. Selon la presse, au 19 avril, trois patients ont été testés positifs au Covid-19 et une soixantaine d’agents du Rouvray présentent les symptômes de la maladie.

#0300 Source : actu.fr

International : la haut commissaire aux droits de l’homme des Nations Unis affirme l’urgence de désengorger les prisons.

International. La haut commissaire aux droits de l’homme des Nations Unis affirme l’urgence de désengorger les prisons pour prévenir la diffusion de la pandémie dans ces milieux particulièrement à risque, au même titre que les hôpitaux et les centres psychiatriques entre autres. Elle souligne que « Le Covid-19 a commencé à frapper les prisons, les maisons d’arrêt et les centres de détention d’immigrants, ainsi que les centres de soins résidentiels et les hôpitaux psychiatriques, et risque de causer des ravages auprès des populations extrêmement vulnérables au sein de ces institutions». Elle exhorte «les gouvernements et les autorités compétentes à travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention», en libérant par exemple «les détenus les plus âgés et ceux malades, ainsi que les délinquants présentant un risque faible»

Dans la plupart des pays, cette injonction se traduit par un faible nombre de libération de détenus et une circulation inquiétante du virus dans les prisons et tous les lieux d’enfermements.

#0266 paru sur actucameroun le 18 avril 2020

Etats-Unis, New Jersey : le coronavirus dévaste les quatre hôpitaux psychiatriques du New Jersey, avec 240 cas et cinq décès.

Etats-Unis, New Jersey. Le coronavirus a dévasté les quatre hôpitaux psychiatriques du New Jersey, avec 240 cas et cinq décès, selon des données publiées par des responsables de l’État ce week-end. Le virus s’est propagé comme une traînée de poudre à l’hôpital psychiatrique de Trenton, un établissement de 400 chambres avec 93 employés et 27 patients y ont été testés positifs. Un patient est décédé. Dans le plus grand hôpital psychiatrique de Garden State, l’hôpital psychiatrique Ancora dans le comté de Camden, 17 employés et 10 patients ont été testés positifs pour le coronavirus. L’établissement comptait 289 patients. À l’hôpital psychiatrique de Greystone Park de Parsippany, dans le comté de Morris – qui a accueilli un total de 339 patients vendredi – 44 employés et 33 patients ont été testés positifs. Parmi eux, quatre patients sont décédés, a rapporté le Trentonien. Au Centre médico-légal Ann Klein de Trenton, 10 patients et six travailleurs étaient COVID-19 positifs.

#0201 Paru sur https://ze-mag.info le 14 avril 2020

Allemagne, Saxe : La Saxe veut interner en clinique psychiatrique quiconque refuse de respecter la mise en quarantaine à domicile

Allemagne, Saxe. La Saxe veut interner en clinique psychiatrique quiconque refuse de respecter la mise en quarantaine à domicile. 22 chambres dans les cliniques psychiatriques d’Altscherbitz, Arnsdorf, Großschweidnitz et Rodewischauraient été réquisitionnées et préparées pour interner les réfractaires au confinement. “Il est important pour toute notre santé et notre vie que les gens respectent les ordres de mise en quarantaine des autorités sanitaires”, a expliqué la ministre des Affaires sociales, Petra Köpping (SPD). Cette initiative est couverte par l’article 30 de la loi fédérale sur la protection contre les infections. Cette disposition stipule que toute personne qui ne respecte pas ces ordres ou qui, sur la base d’un comportement antérieur, est censée ne pas les respecter, doit être “séparée de force par enfermement dans un hôpital fermé ou une partie fermée d’un hôpital”. L’homme politique et avocat des Verts de Leipzig Jürgen Kasek se prononce également en faveur de cette mesure, mais avec des réserves : “Et surtout, elle doit être proportionnée”. Le 11 avril, le chef du gouvernement revient sur cette décision “car ça a réveillé de fausses inquiétudes chez trop de personnes”. Le gouvernement réfléchit à d’autres mesures de placement. A suivre…

#0244 Source : welt.de

Royaume Uni : entrée en vigueur du Coronavirus Act pour une durée de deux ans

Royaume Uni. La loi Coronavirus Act 2020 entre vigueur pour une durée de deux ans. Outre ce qui concerne le droit pénal (facilitation des arrestations, des fouilles et perquisitions, etc. ), le droit de manifestation et de rassemblement est fortement restreint. Il devient très simple d’assermenter des personnes pour leur ouvrir la possibilité de jouer le rôle d’auxiliaires de police (soignants, travailleurs sociaux, “groupes de citoyens”, etc.). De plus cette loi facilite l’hospitalisation d’office, ainsi que le transfert de prisonniers en hôpital psychiatrique et facilite l’incarcération des personnes sous main de justice. La notion de “personnes potentiellement contagieuses” (PIP) est incluse dans les nouvelles dispositions.

#0212 Source : 325.nostate.net

France. Pénurie de matériel de protection dans les services de psychiatrie

France. Pénurie de matériel de protection dans les services de psychiatrie. Les différentes agences régionales de santé qui fixent les priorités de distribution du matériel de protection sont chargés de la répartition. Or, “Pour les agences régionales de santé la psychiatrie n’est pas prioritaire”, “dans plusieurs régions la répartition des masques, solutions hydroalcooliques et kits de dépistage ne prévoit délibérément aucune attribution à la psychiatrie.”

#0043 Source : www.cglpl.fr

France : alerte du personnel soignant à propos de la situation dans les hôpitaux psychiatriques

France. Alors le “plan Blanc” a été déclenché dans les hôpitaux dès le 6 mars, il a fallu attendre le 23 mars pour que des consignes soient élaborées à l’attention des établissements psychiatriques, sans donner de moyens concrets pour leur mise en œuvre. Pourtant, en France, près de 2,5 millions de personnes sont prises en charge en psychiatrie, en ambulatoire ou en hospitalisation. L’histoire nous invite malheureusement à la plus grande vigilance. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’abandon des populations psychiatriques avait entraîné la mort d’au moins 76 000 personnes au sein des hôpitaux psychiatriques censés les protéger, morts de faim, de froid et d’abandon. Les soignants alertent sur l’évolution de la situation, ainsi que sur l’extrême fragilité des patients, sujets à de nombreuses comorbidités qui rendent l’application des mesures sanitaires difficiles. Ils s’inquiètent aussi des conséquences à plus long terme de cette période de confinement, où les “gestes barrières” font revenir à une psychiatrie beaucoup moins humaine.

#0112 Source : Le Parisien du 23/03