France : les mesures pour le déconfinement des établissements où vivent des personnes handicapées sont annoncées, comme dans les prisons et les Ephad, elles rendent le déconfinement très théorique…

France. Les mesures concernant le déconfinement pour les personnes handicapées vivant dans des établissements médico-sociaux ont été annoncée par le gouvernement, 5 jours après le 11 mai. Comme en prison et dans les Ephad, le déconfinement se limite quasiment à un effet d’annonce dans ces institutions. Les visites comme les sorties individuelles et collectives sont annoncées comme possibles, mais de nombreuses restrictions rendent ces activités presque irréalisables. Les contacts avec l’extérieur risquent de rester trop limités pour qu’un lien réel se reconstruise, alors que les patients n’ont pas vu leurs proches depuis deux mois. La responsabilité pratique des mesures pour respecter ces restrictions est laissée aux établissements, qui craignent d’être tenus pour responsables d’une contamination. Les retours en famille le week-end sont progressivement autorisés mais seulement après échange avec la famille afin de s’assurer de l’absence de symptômes ou cas contact. A leur retour, les personnes accueillies et leurs accompagnants feront l’objet d’une prise de température frontale et d’un questionnement adapté pour analyser tout risque éventuel de contamination. Une soignante affirme que « les protocoles sanitaires sont très durs à appliquer avec des adultes sévèrement handicapés », pour qui le port du masque est, selon elle, « d’une violence inouïe ». La présidente d’Autisme France déplore par ailleurs des « propositions choquantes » de la part de certains directeurs, comme l’exigence de tests pharyngés après chaque aller-retour, « ce qui peut être très invasif pour une personne autiste, par exemple, et donc traumatisant et qui ne servirait, de toute façon, à rien ». Les personnes en situation de handicap qui auront été détectées positives au Covid-19 devront rester en quarantaine, soit chez elles, soit dans leur établissement s’il s’agit de leur lieu d’habitation, soit dans un hôtel si nécessaire. Leur entourage sera également dépisté. Les “brigades Covid” bénéficieront si besoin d’un appui médico-social pour adapter leur intervention. Beaucoup de familles craignent la contamination et les effets de ces dispositifs d’éloignement, et préfèrent limiter les contacts avec leurs proches, d’autant plus au vu des informations qui ont largement circulé concernant le tri des malades en réanimation.

#0679 Source informations.handicap.fr

France : incendie volontaire à l’AFPA de Saint-Herblain

France, Saint-Herblain. Un incendie volontaire a eu lieu à l’Afpa (centre de formation professionnelle pour adultes) de Saint-Herblain. Un homme a mis le feu à des branchages avant de s’enfuir. Le feu s’est ensuite propagé à la toiture du bâtiment de 400 m2. L’incendie n’a pas fait de victimes.

#Source ouest-france.fr

France : on apprend qu’un centre a ouvert début avril dans un collège Noisy-le Grand pour regrouper les enfants placés atteints du Covid19

France, Noisy-le-Grand. Ouverture d’un centre pour regrouper des enfants placés atteints du Covid-19. Des éducateurs craignent une « stigmatisation » et s’inquiètent, par ailleurs, des effets du confinement pour les jeunes : maltraitance, fragilisation des familles d’accueil, etc. Des recrutements d’animateurs ont eu lieu pour travailler dans un « internat de confinement pour des enfants symptomatiques ou malades » du Covid-19.” Le problème, c’est pas le Covid à l’ASE, c’est l’ASE” précise une animatrice. Depuis, le département a fait savoir que le centre, créé dans un collège de Noisy-le-Grand, avait ouvert ses portes début avril, afin de « prendre en charge dans un premier temps jusqu’à 10 enfants […] ne nécessitant pas une hospitalisation », avec un accompagnement éducatif, médical et psychologique. La situation des enfants placés est en effet catastrophique, même si la création de ce centre pose beaucoup de questions. Ainsi dans le département, deux enfants placés en famille d’accueil se sont retrouvés seuls parce que les adultes de leur famille d’accueil ont été hospitalisés. Un éducateur de l’ASE 93 est resté sidéré par cette situation : « Une famille d’accueil a dû être hospitalisée car atteinte du Covid-19. Elle hébergeait deux enfants et avait dit que les petits étaient pris en charge par les voisins. Or quand les collègues de permanence sont allés sur place, ils se sont rendu compte que les voisins leur donnaient juste à manger, mais qu’ils étaient seuls à la maison. »

#0154 Source : mediapart.fr

France : alerte concernant la situation des mineurs pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance

France. Alerte concernant la situation des enfants placés par l’Aide sociale à l’enfance qui se retrouvent soit aux prises avec des familles d’accueil sans aucun suivi, soit restitués à leur famille d’où ils ont été retiré pour maltraitance. “On les abandonne à ceux qui ont été leurs bourreaux” affirme Lyes Louffok. La situation des mineurs condamnés est aussi alarmantes, certains ont été libérés et sont remis à leur famille dans des situation souvent catastrophiques, les autres restent confinés dans des centres fermés où la situation est “explosive” d’après des responsables.

#0152 Source : revuefarouest.fr

France, Nimes : situation inquiétante au centre éducatif fermé où toutes les activités sont déjà suspendues depuis 4 mois

France, Nimes. La suspension totale des activités proposés aux jeunes incarcérés au centre éducatif fermé est prolongée alors qu’elle dure déjà depuis 4 mois. Durant l’état d’urgence sanitaire, les juges pour enfant peuvent prolonger jusque quatre mois les enfermements de mineurs qui arriveraient à terme…

#0080 Paru dans La Gazette de Nimes et sur Légifrance. 

France, Ile de France : inquiétude face à la situation sanitaire dans les foyers, des habitants du hangar squatté par d’anciens résidents du foyer Bara alertent sur leur situation sanitaire.

France, Ile de France. Inquiétude face à la situation sanitaire dans les foyers. A Montreuil des habitants du hangar squatté par d’anciens résidents du foyer Bara alertent sur leur situation sanitaire. « Un médecin du centre municipal de santé est passé les 26 et 30 mars, puis le 7 avril, explique Anne-Claire Mialot, préfète déléguée pour l’égalité des chances de Seine-Saint-Denis. Il a recensé trente personnes fragiles, parce que malades et-ou âgées, et huit suspectées d’être contaminées par le Covid, immédiatement “mises à l’abri” dans un hôtel à Bondy. » Mais, lors du dernier passage de ce médecin, aucun résident n’a accepté d’être examiné, car la crise du Covid réveille la crainte d’expulsion du squat, voire du pays, et parce que les résidents refusent d’être dispersés dans d’autres lieux d’hébergements . Le neuropsychologue Sébastien Bogajewski, responsable d’un collectif local de médecins libéraux qui a visité cinq des treize foyers de la ville, demande que le désir des résidents de rester ensemble soit respecté et que leur soient fournis les moyens de contrôler et d’améliorer leur situation sanitaire (masques, gel désinfectant, thermomètres et saturomètres). Selon le  préfet de la région, « sur 90 000 résidents dans les 300 structures collectives et centres d’hébergement de la région, seuls 737 cas suspects ou avérés ont été recensés. Il n’y a pas d’accélération », rassure-t-il en minimisant une situation très inquiétante. L’isolement des malades est prévu à travers la réquisition de 8 200 places d’hôtels dans la France entière, dont 5 500 en Ile-de-France. Quatre-vingts centres d’hébergement Covid, pour l’accueil des malades sans-abri ou provenant des centres d’hébergement mais n’ayant pas besoin d’être hospitalisés ont aussi été ouverts. En Ile-de-France, 150 des 445 places “Covid” sont occupées. Deux grands centres sportifs, l’Insep, dans le bois de Vincennes, et le Creps, à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), jouent aussi le rôle de sas pour extraire au plus vite les malades suspectés d’être infectés, le temps de les tester. Dans les foyers gérés par Adoma (88000 résidents) et Coallia (30 000), toutes les structures collectives ont été fermées.

#0162 paru sur lemonde.fr le 11 avril 2020

France : situation pour les mineurs gérés par l’Aide Sociale à l’Enfance

France. Plusieurs foyers d’hébergement de l’Aide sociale à l’enfance ont dû fermer leurs portes par manque de personnel. Dans les autres foyers, la situation qui concerne plus de 90 000 mineurs, est de plus en plus tendue. “Ce sont des enfants qui sont déjà fragiles, qui ont tendance à être instables ou violents. Donc, sans aucune activité et avec moins d’éducateurs que d’habitude, c’est explosif” reconnaît un éducateur référent de l’ASE dans le sud-ouest de la France. “Si un cas de Covid-19 est avéré dans l’un des foyers d’hébergement, on ne sait pas comment gérer”, avoue cet éducateur. Certains professionnels ont même décidé de dormir au travail pour éviter de contaminer leurs proches. Aucun chiffre national n’existe pour l’instant concernant le nombre de mineurs de l’ASE touchés par le Covid-19. Mais certains départements, comme ceux de l’Île-de-France font état de plus d’une vingtaine d’enfants diagnostiqués ou suspectés d’avoir le coronavirus. L’autre problème pour l’ASE, ce sont les visites à domicile dans les familles potentiellement violentes. D’habitude les éducateurs vont régulièrement sur place pour vérifier que tout va bien, mais avec le confinement le lien est totalement rompu. “Il n’y a plus l’école, qui pouvait faire remonter [des cas de violence familiale] et nous ne pouvons plus aller sur place pour sonder la situation. Dans les huis-clos familiaux, quand on va sortir du confinement, on va se rendre compte que des horreurs se sont passées.”

#0091 Source : francetvinfo.fr

France. “La grande préoccupation, en ce moment, est la situation dans les foyers pour travailleurs migrants.”

France, Seine Saint Denis. Pierre-Etienne Manuellan, médecin depuis 1988 à Montreuil, explique : «Nous avons décidé, avec l’hôpital de la ville, que les personnes qui n’ont pas des logements décents ou qui n’ont pas les moyens de s’isoler resteraient à l’hôpital. Cela risque de faire du monde.» Sa grande préoccupation, en ce moment, est la situation dans les foyers pour travailleurs migrants. «C’est dramatique, s’énerve Manuellan. Vous pouvez imaginer l’état de ces établissements, où le virus circule alors qu’ils vivent à six dans des chambres conçues pour trois.»

#0027 Source : liberation.fr