Chine : dans le cadre de l’opération « union des ethnies en une seule famille », l’Etat chinois envoie des cadres dormir une semaine par mois dans les foyers ouïgours pour soumettre le dernier espace d’intimité à sa surveillance

Chine. Depuis 2016, dans le cadre de l’opération « union des ethnies en une seule famille », l’Etat chinois envoie des cadres dormir une semaine par mois dans les foyers ouïgours pour soumettre le dernier espace d’intimité à sa surveillance. Les faux “cousins chinois” inspectent tous les aspects de la vie intime des familles ouigoures, allant jusqu’à dormir sur un matelas dans leur chambre. Les enfants sont interrogés pour tout connaître des habitudes familiales. Une femme réfugiée depuis aux Etats Unis témoigne : « pour eux, ça semblait comme un jeu, mais qui consistait à nous espionner », Sa famille était surveillée par un cousin pour chacun de ses membres (soit trois hommes et une femme), le père faisant exception à la règle car il était étranger (pakistanais). Plus de 100 000 cadres et fonctionnaires ont été affectés à cette opération en 2016 et cette surveillance expérimentale s’est depuis intensifiée et généralisée.

#1542 vu sur lemonde.fr

Ouganda, Kampala : la pandémie de COVID-19 et la fermeture des écoles poussent des famille à faire travailler leurs enfants dans les carrières de pierre

Ouganda, Kampala. La pandémie de COVID-19 et la fermeture des écoles poussent des familles ougandaises à faire travailler leurs enfants dans les carrières de pierre. À Kasokoso, un bidonville en périphérie de la capitale, des centaines d’Ougandais travaillent dans des carrières de pierre, avec un salaire d’environ un dollar par jour. Les enfants même très jeunes sont désormais aussi au travail. Les carrières étant détenues par des groupes privés, le travail n’y est quasiment pas réglementé.

#1508 vu sur fr.africanews.com

Brésil : le gouvernement durcit sa réglementation sur l’avortement en cas de viol suite à la mobilisation de l’extrême droite religieuse contre l’avortement d’une petite fille de 10 ans

Brésil. Suite à la mobilisation de l’extrême droite religieuse contre l’avortement d’une petite fille de 10 ans enceinte suite à un viol dans le cadre familial, le gouvernement durcit sa réglementation sur l’avortement en cas de viol, un des rares cas dans lequel il est autorisé. Le personnel médical sera obligé de proposer à la femme de voir l’embryon ou le fœtus par échographie avant l’opération. Celle-ci devra aussi « raconter en détail » ce qui s’est passé et sera avertie qu’elle risquera des poursuites si elle ne peut pas prouver ses dires. Enfin, le viol sera obligatoirement signalé à la police avec dépôt de plainte, que la femme le veuille ou non. Au Brésil, six enfants entre 10 et 13 ans avortent chaque jour.

#1487 vu sur www.lemonde.fr

Brésil, Recife : des militants anti-avortement membres de groupes religieux évangéliques et soutiens de Bolsonaro ont tenté d’empêcher l’interruption de grossesse d’une fillette de 10 ans violée par son oncle

Brésil, Recife. Des militants anti-avortement membres de groupes religieux évangéliques soutiens de Bolsonaro ont tenté d’empêcher l’interruption de grossesse d’une fillette de 10 ans violée par son oncle. La ministre de la Famille (mais aussi “de la Femme et des Droits humains”), une pasteure intégriste, avait elle-même indiqué où se tiendrait l’intervention et avait déploré sur les réseaux sociaux la décision de justice autorisant l’interruption de grossesse de l’enfant. La petite fille, originaire d’une famille pauvre de la ville de São Mateus, dans l’État d’Espirito Santo (au nord de Rio de Janeiro), subissait des abus sexuels depuis l’âge de 6 ans, ce qui a motivé la justice, explique le journal, à autoriser l’avortement, interdit dans le pays. Mais pendant que l’affaire était examinée en justice, elle recevait déjà la visite de pasteurs évangéliques qui l’exhortaient à ne pas avorter, essayant également de faire pression sur la grand-mère en charge de l’enfant. L’enfant a dû être déplacée dans une autre région du pays, là où la ministre de la famille a révélé sa présence, car les hôpitaux locaux ont tous refusé de prendre en charge l’avortement. Au Brésil, sur les 66 000 viols enregistrés en 2018 dans le pays, 53,8 % ont concerné des mineures de moins de 13 ans, et la plupart dans le cadre familial.

#1435 vu sur www.courrierinternational.com

France, Saint-Denis : le directeur du centre de loisirs de Gutenberg ainsi que quatre animateurs ont été licenciés pour avoir maltraité une petite fille de deux ans, et pour la diffusion de la video qui filmait la maltraitance

France, Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). La mairie a destitué le directeur du centre de loisirs de Gutenberg ainsi que quatre animateurs pour avoir maltraité une petite fille de deux ans. Les faits ont été découverts grâce à une vidéo qui circulait sur Snapchat où on voit un des animateurs, agacé par les pleurs de la petite fille qui ne s’endort pas pour la sieste, s’approcher d’elle et la pousser violemment contre le sol. Dans la même vidéo, d’autres comportements violents envers les enfants sont visibles, sans que les personnes ne soient identifiables.

#1224 vu sur www.lefigaro.fr

France, Champlitte : les services de protection des animaux découvrent un petit enfant vivant à l’abandon au milieu d’excréments et de cadavres d’animaux, alors que la famille était suivie par les services sociaux

France, Champlitte (Haute-Saône). Les services de protection des animaux découvrent un enfant qui vivait à l’abandon au milieu d’excréments et de cadavres d’animaux. La famille, comportant quatre adultes dont sa mère, était pourtant suivie par les services sociaux du département que les voisins ainsi que le maire avaient de nombreuses fois alertés sans qu’ils interviennent dans le logement. Il était scolarisé et faisait l’objet d’une mesure AEMO (action éducative en milieu ouvert), comprenant un suivi par un éducateur. Plusieurs adultes extérieurs à la famille, qui l’ont donc côtoyé régulièrement, avec pour mission de le protéger, n’ont rien perçu de sa situation… Les descriptions et images diffusées par le presse de cet appartement sont insoutenable. Les bas de porte sont défoncés, sans doute par les animaux qui ont essayé de fuir par tous les moyens : pour accéder à l’étage, la famille devait passer à côté d’un cadavre de rottweiler en putréfaction, quasiment momifié. C’est d’ailleurs les services de protection des animaux à l’appel de “30 Millions d’amis” qui interviennent finalement et découvrent l’enfant. Les services sociaux refusent de s’exprimer sur cette situation. Une ordonnance de placement provisoire de l’enfant a été délivrée à la suite de la saisie des animaux lundi mais la mesure n’a pas été appliquée car la mère et l’enfant se sont enfuis.

#1177 vu sur www.estrepublicain.fr

France : la manière de travailler a complètement et durablement changé suite au confinement dans les structures accueillant des personnes en situation de handicap

France. la manière de travailler a complètement et sans doute durablement changé dans les structures accueillant des personnes en situation de handicap, et notamment dans celles qui accueillent des personnes autistes. Certains proches ont vu apparaître chez des personnes atteintes d’autisme des troubles du comportement nouveau dans ce contexte particulièrement angoissant, ou constater une aggravation de ces troubles. Les contacs rassurants sont devenus impossibles, et, comme dans les prisons et les Ehpad, les visites des proches et les sorties sont toujours extrêmement limitées. En clair, dans le domaine du soin, toutes les situations de crises ou potentiellement de crises, d’angoisses, se sont vues amplifiées ou du moins chamboulées par le coronavirus et par la gestion de l’Etat de cette pandémie.

#0945 vu sur francebleu.fr

Russie : 30% d’appels en plus vers les association de victimes de violences conjugales durant la pandémie

Russie. Chaque année, près de 16,5 millions de femmes sont victimes de violences domestiques en Russie, selon des chiffres établis par des militantes avant l’épidémie. Les lois favorisent la dépénalisation des violences domestiques et Entre février et fin avril, Marina Pisklakova-Parker indique que son association, ANNA, a reçu 30% d’appels en plus via son numéro d’urgence. Avant la pandémie, les femmes pouvaient partir, trouver un travail et mettre leurs enfants à l’école, mais aujourd’hui, la situation les contraint à prendre leur mal en patience. Le mois dernier, plusieurs militantes ont appelé le gouvernement à adopter des mesures d’urgence, notamment ouvrir des refuges et lancer une campagne de sensibilisation contre les violences conjugales. Mais leur appel est resté sans réponse.

#0781 trouvé sur l’AFP du 24 mai 2020

France : on apprend qu’un centre a ouvert début avril dans un collège Noisy-le Grand pour regrouper les enfants placés atteints du Covid19

France, Noisy-le-Grand. Ouverture d’un centre pour regrouper des enfants placés atteints du Covid-19. Des éducateurs craignent une « stigmatisation » et s’inquiètent, par ailleurs, des effets du confinement pour les jeunes : maltraitance, fragilisation des familles d’accueil, etc. Des recrutements d’animateurs ont eu lieu pour travailler dans un « internat de confinement pour des enfants symptomatiques ou malades » du Covid-19.” Le problème, c’est pas le Covid à l’ASE, c’est l’ASE” précise une animatrice. Depuis, le département a fait savoir que le centre, créé dans un collège de Noisy-le-Grand, avait ouvert ses portes début avril, afin de « prendre en charge dans un premier temps jusqu’à 10 enfants […] ne nécessitant pas une hospitalisation », avec un accompagnement éducatif, médical et psychologique. La situation des enfants placés est en effet catastrophique, même si la création de ce centre pose beaucoup de questions. Ainsi dans le département, deux enfants placés en famille d’accueil se sont retrouvés seuls parce que les adultes de leur famille d’accueil ont été hospitalisés. Un éducateur de l’ASE 93 est resté sidéré par cette situation : « Une famille d’accueil a dû être hospitalisée car atteinte du Covid-19. Elle hébergeait deux enfants et avait dit que les petits étaient pris en charge par les voisins. Or quand les collègues de permanence sont allés sur place, ils se sont rendu compte que les voisins leur donnaient juste à manger, mais qu’ils étaient seuls à la maison. »

#0154 Source : mediapart.fr

France : alerte concernant la situation des mineurs pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance

France. Alerte concernant la situation des enfants placés par l’Aide sociale à l’enfance qui se retrouvent soit aux prises avec des familles d’accueil sans aucun suivi, soit restitués à leur famille d’où ils ont été retiré pour maltraitance. “On les abandonne à ceux qui ont été leurs bourreaux” affirme Lyes Louffok. La situation des mineurs condamnés est aussi alarmantes, certains ont été libérés et sont remis à leur famille dans des situation souvent catastrophiques, les autres restent confinés dans des centres fermés où la situation est “explosive” d’après des responsables.

#0152 Source : revuefarouest.fr

France : avec le confinement, les violences familiales explosent

France. La ligne téléphonique « Allô enfance en danger » a reçu 20 % d’appels en plus depuis le début du confinement, a annoncé ce jeudi 9 avril à l’AFP le secrétaire d’Etat à la Protection de l’enfance Adrien Taquet. Avec le confinement, les violences familiales explosent. Les appels au 119 considérés comme urgents ont même augmenté de 60%, selon des données issues d’une comparaison entre les trois premières semaines du confinement (du 18 mars au 6 avril) et une période équivalente en février (du 12 février au 2 mars), a précisé Adrien Taquet. Dans le détail, le nombre d’appels au 119 émanant de mineurs voulant alerter sur leur propre situation a augmenté de 34 %. On compte également 36 % d’appels en plus émanant de « camarades » d’enfants maltraités (probablement mis au courant car les enfants communiquent entre eux pendant le confinement par SMS et via les réseaux sociaux), et 30% en plus émanant de voisins. « Plus de 50 000 enfants et adolescents sont chaque jour victimes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, enfermés à huis clos avec leurs bourreaux », selon les organisateurs d’une campagne sur les réseaux sociaux pour faire connaître l’existence du numéro d’appel d’urgence.

#0109 Source : nouvelobs.com

France, Châteauneuf-sur-Loire : un adolescent de 13 ans qui avait fait le mur pour aller chez un voisin a été gravement blessé lors de son interpellation par les gendarmes du PSIG d’Orléans

France, Châteauneuf-sur-Loire. Un adolescent de 13 ans a été violemment arrêté dans la nuit du 8 au 9 avril par les gendarmes du PSIG d’Orléans. Résultat : des hématomes au bras, des « dermabrasions » à l’abdomen, une côte cassée, et cinq jours d’incapacité totale de travail. Le père explique que son fils a fait le mur pour aller jouer à la Playstation chez un copain ; en voyant les gendarmes, il a eu peur de se faire punir et de prendre une amende. Une plainte pour violences aggravées sur mineur de moins de 15 ans a été déposée. Le procureur de la République d’Orléans a expliqué : « Il s’agit d’une interpellation après course poursuite pédestre d’un jeune homme, qui, en violation du confinement, a refusé d’être contrôlé par les gendarmes et a pris la fuite après avoir mis sa capuche sur la tête ». L’adolescent de 13 ans devient « un jeune homme », et le port de la capuche est présenté comme une circonstance incriminante.

#Source Libération du 20/04

France. Un enfant de 6 ans est mort dans la nuit, deux jours après avoir été frappé par son père.

France. Un enfant de 6 ans est mort dans la nuit, deux jours après avoir été frappé par son père. Dans la presse, la maltraitance à l’origine du décès est liée à la situation de confinement. On ne saura jamais les scènes de terreur que des enfants subissent dans cette situation de confinement encore plus qu’à l’accoutumée, et sans recours extérieurs.

#0038 Source : Le Monde du 01/04/2020

France. Le chiffre (certainement sous-évalué) d’une hausse de plus de 30% des signalements pour violences conjugales circule dans la presse française.

France. Le chiffre (certainement sous-évalué) d’une hausse de plus de 30% des signalements pour violences conjugales circule dans la presse française. (Et personne ne peut évaluer les violences subies par les enfants dans le contexte du confinement).

#0036 Source : Europe 1, “comment aider les victimes de violences conjugales”

France. Une ordonnance assouplit les conditions d’accueil des mineurs en centre d’hébergement

France. Une ordonnance assouplit les conditions d’accueil des mineurs en centre d’hébergement, en augmentant jusqu’à 120% la capacité d’accueil des centres et en diminuant le nombre d’encadrants nécessaires, avec les conséquences que l’on imagine pour les conditions de vies des enfants et adolescents qui se retrouvent dans cette situation.

#0037 Source : legifrance.gouv.fr