France : la manière de travailler a complètement et durablement changé suite au confinement dans les structures accueillant des personnes en situation de handicap

France. la manière de travailler a complètement et sans doute durablement changé dans les structures accueillant des personnes en situation de handicap, et notamment dans celles qui accueillent des personnes autistes. Certains proches ont vu apparaître chez des personnes atteintes d’autisme des troubles du comportement nouveau dans ce contexte particulièrement angoissant, ou constater une aggravation de ces troubles. Les contacs rassurants sont devenus impossibles, et, comme dans les prisons et les Ehpad, les visites des proches et les sorties sont toujours extrêmement limitées. En clair, dans le domaine du soin, toutes les situations de crises ou potentiellement de crises, d’angoisses, se sont vues amplifiées ou du moins chamboulées par le coronavirus et par la gestion de l’Etat de cette pandémie.

#0945 vu sur francebleu.fr

Russie : 30% d’appels en plus vers les association de victimes de violences conjugales durant la pandémie

Russie. Chaque année, près de 16,5 millions de femmes sont victimes de violences domestiques en Russie, selon des chiffres établis par des militantes avant l’épidémie. Les lois favorisent la dépénalisation des violences domestiques et Entre février et fin avril, Marina Pisklakova-Parker indique que son association, ANNA, a reçu 30% d’appels en plus via son numéro d’urgence. Avant la pandémie, les femmes pouvaient partir, trouver un travail et mettre leurs enfants à l’école, mais aujourd’hui, la situation les contraint à prendre leur mal en patience. Le mois dernier, plusieurs militantes ont appelé le gouvernement à adopter des mesures d’urgence, notamment ouvrir des refuges et lancer une campagne de sensibilisation contre les violences conjugales. Mais leur appel est resté sans réponse.

#0781 trouvé sur l’AFP du 24 mai 2020

France : on apprend qu’un centre a ouvert début avril dans un collège Noisy-le Grand pour regrouper les enfants placés atteints du Covid19

France, Noisy-le-Grand. Ouverture d’un centre pour regrouper des enfants placés atteints du Covid-19. Des éducateurs craignent une « stigmatisation » et s’inquiètent, par ailleurs, des effets du confinement pour les jeunes : maltraitance, fragilisation des familles d’accueil, etc. Des recrutements d’animateurs ont eu lieu pour travailler dans un « internat de confinement pour des enfants symptomatiques ou malades » du Covid-19.” Le problème, c’est pas le Covid à l’ASE, c’est l’ASE” précise une animatrice. Depuis, le département a fait savoir que le centre, créé dans un collège de Noisy-le-Grand, avait ouvert ses portes début avril, afin de « prendre en charge dans un premier temps jusqu’à 10 enfants […] ne nécessitant pas une hospitalisation », avec un accompagnement éducatif, médical et psychologique. La situation des enfants placés est en effet catastrophique, même si la création de ce centre pose beaucoup de questions. Ainsi dans le département, deux enfants placés en famille d’accueil se sont retrouvés seuls parce que les adultes de leur famille d’accueil ont été hospitalisés. Un éducateur de l’ASE 93 est resté sidéré par cette situation : « Une famille d’accueil a dû être hospitalisée car atteinte du Covid-19. Elle hébergeait deux enfants et avait dit que les petits étaient pris en charge par les voisins. Or quand les collègues de permanence sont allés sur place, ils se sont rendu compte que les voisins leur donnaient juste à manger, mais qu’ils étaient seuls à la maison. »

#0154 Source : mediapart.fr

France : alerte concernant la situation des mineurs pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance

France. Alerte concernant la situation des enfants placés par l’Aide sociale à l’enfance qui se retrouvent soit aux prises avec des familles d’accueil sans aucun suivi, soit restitués à leur famille d’où ils ont été retiré pour maltraitance. “On les abandonne à ceux qui ont été leurs bourreaux” affirme Lyes Louffok. La situation des mineurs condamnés est aussi alarmantes, certains ont été libérés et sont remis à leur famille dans des situation souvent catastrophiques, les autres restent confinés dans des centres fermés où la situation est “explosive” d’après des responsables.

#0152 Source : revuefarouest.fr

France : avec le confinement, les violences familiales explosent

France. La ligne téléphonique « Allô enfance en danger » a reçu 20 % d’appels en plus depuis le début du confinement, a annoncé ce jeudi 9 avril à l’AFP le secrétaire d’Etat à la Protection de l’enfance Adrien Taquet. Avec le confinement, les violences familiales explosent. Les appels au 119 considérés comme urgents ont même augmenté de 60%, selon des données issues d’une comparaison entre les trois premières semaines du confinement (du 18 mars au 6 avril) et une période équivalente en février (du 12 février au 2 mars), a précisé Adrien Taquet. Dans le détail, le nombre d’appels au 119 émanant de mineurs voulant alerter sur leur propre situation a augmenté de 34 %. On compte également 36 % d’appels en plus émanant de « camarades » d’enfants maltraités (probablement mis au courant car les enfants communiquent entre eux pendant le confinement par SMS et via les réseaux sociaux), et 30% en plus émanant de voisins. « Plus de 50 000 enfants et adolescents sont chaque jour victimes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, enfermés à huis clos avec leurs bourreaux », selon les organisateurs d’une campagne sur les réseaux sociaux pour faire connaître l’existence du numéro d’appel d’urgence.

#0109 Source : nouvelobs.com

France, Châteauneuf-sur-Loire : un adolescent de 13 ans qui avait fait le mur pour aller chez un voisin a été gravement blessé lors de son interpellation par les gendarmes du PSIG d’Orléans

France, Châteauneuf-sur-Loire. Un adolescent de 13 ans a été violemment arrêté dans la nuit du 8 au 9 avril par les gendarmes du PSIG d’Orléans. Résultat : des hématomes au bras, des « dermabrasions » à l’abdomen, une côte cassée, et cinq jours d’incapacité totale de travail. Le père explique que son fils a fait le mur pour aller jouer à la Playstation chez un copain ; en voyant les gendarmes, il a eu peur de se faire punir et de prendre une amende. Une plainte pour violences aggravées sur mineur de moins de 15 ans a été déposée. Le procureur de la République d’Orléans a expliqué : « Il s’agit d’une interpellation après course poursuite pédestre d’un jeune homme, qui, en violation du confinement, a refusé d’être contrôlé par les gendarmes et a pris la fuite après avoir mis sa capuche sur la tête ». L’adolescent de 13 ans devient « un jeune homme », et le port de la capuche est présenté comme une circonstance incriminante.

#Source Libération du 20/04

France. Un enfant de 6 ans est mort dans la nuit, deux jours après avoir été frappé par son père.

France. Un enfant de 6 ans est mort dans la nuit, deux jours après avoir été frappé par son père. Dans la presse, la maltraitance à l’origine du décès est liée à la situation de confinement. On ne saura jamais les scènes de terreur que des enfants subissent dans cette situation de confinement encore plus qu’à l’accoutumée, et sans recours extérieurs.

#0038 Source : Le Monde du 01/04/2020

France. Le chiffre (certainement sous-évalué) d’une hausse de plus de 30% des signalements pour violences conjugales circule dans la presse française.

France. Le chiffre (certainement sous-évalué) d’une hausse de plus de 30% des signalements pour violences conjugales circule dans la presse française. (Et personne ne peut évaluer les violences subies par les enfants dans le contexte du confinement).

#0036 Source : Europe 1, “comment aider les victimes de violences conjugales”

France. Une ordonnance assouplit les conditions d’accueil des mineurs en centre d’hébergement

France. Une ordonnance assouplit les conditions d’accueil des mineurs en centre d’hébergement, en augmentant jusqu’à 120% la capacité d’accueil des centres et en diminuant le nombre d’encadrants nécessaires, avec les conséquences que l’on imagine pour les conditions de vies des enfants et adolescents qui se retrouvent dans cette situation.

#0037 Source : legifrance.gouv.fr