Salvador, Izalco : quand la pénitentiaire passe de l’inhumain à l’innommable…

Salvador, Izalco. Des images profondément choquantes montrent ce qui se passe dans les prisons du pays. Les détenus de la prison ont été entassés l’un à côté de l’autre après que le président Nayib Bukele a ordonné un verrouillage de 24 heures des prisons contenant des membres de gangs. Les prisons du pays sont placés en état d’urgence, avec des mesures répressives accentuées : « dès ce moment, nous allons travailler à la mise en place d’un nouveau régime pénitentiaire dans tous les centres pénitentiaires du pays », a prévenu Osiris Luna Meza, vice-ministre de la Justice en charge des prisons. Le gouvernement affirme qu’il s’agit de lutter contre les gangs qui profiteraient de la situation liée à l’épidémie pour commanditer des meurtres depuis les prisons. Vendredi 24 avril par exemple, 22 personnes auraient été tuées par les gangs dans les rues du pays. Des organisations de défense des droits de l’homme du pays ont fait campagne contre les mesures prises dénonçant en particulier le fait que certaines détentions ont lieu sans passage devant un tribunal. La Cour constitutionnelle du pays a décidé de libérer certaines personnes détenues illégalement mais le président continue à défendre le fait que la police puisse de son propre chef détenir des personnes les envoyer en quarantaine… en prison.

#0405 Source rfi.fr