Etats Unis, New York : des centaines de manifestants des mobilisations Black Lives Matter ont été enfermés pendant plusieurs jours dans les prisons de la ville sans pouvoir contacter leurs proches ou leurs avocats

Etats Unis, New York. Depuis le début du mois de juin, des centaines de manifestants des mobilisations Black Lives Matter ont été enfermés pendant des jours voire des semaines dans les prisons de New York sans pouvoir contacter leurs proches ou leurs avocats : certains d’entre eux ont littéralement disparu. Dans une action en justice intentée contre le département de police de New York, des avocats de Legal Aid, une organisation de défense publique, ont affirmé que plus de 400 personnes ont été détenues plus de 24 heures dans les centres de détention de la ville sans voir de juge, en violation du droit de l’État. Les avocats ont accusé le service de police d’avoir délibérément ralenti les procédures pour maintenir les manifestants en détention, comme mesure de rétorsion contre les manifestations. Tous ces recours ont été refusés par un juge de Manhattan, au cours d’une seule audience dont la sentence a grandement attisé les tensions. Des milliers de personnes ont alors afflué au Foley Square de Manhattan, près des palais de justice de l’État et du gouvernement fédéral, pour exiger la libération des manifestants. Un projet de loi pour éviter ces disparitions et obliger à libérer les personnes détenus au bout de 24 heures si elles n’ont pas été audiencées par un juge tout en limitant les motifs pour lesquelles les personnes peuvent être mises en détention provisoires (nécessité pour la police de produire des preuves) a été adopté par l’ensemble du Sénat de l’État de New York mais il doit encore être validé par l’assemblée de l’Etat et le gouverneur Andrew Cuomo qui a lui-même appelé en juin les procureurs de la ville à garder les pillards en prison pendant plus de 24 heures.

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