L’Organisation internationale du travail s’inquiète du risque d’un “affaiblissement productif de toute une génération” qui se serait déshabituée du travail, comme si c’était un des symptômes du virus…

International. L’Organisation internationale du travail s’inquiète pour le futur des jeunes : selon une étude qu’elle publie, la pandémie a eu sur les jeunes de 18 à 29 ans un impact « systématique, profond et disproportionné » et qui « risque d’affaiblir le potentiel productif de toute une génération ». Il ne s’agit pas de séquelles neurologiques ou autre problème de santé à retardement, il s’agit bel et bien de s’inquiéter du fait qu’une génération se serait déshabituée du travail, et de présenter cette inquiétude comme un symptôme du virus… Le rapport affirme qu’ “un jeune sur six a dû arrêter de travailler, 42 % de ceux qui ont continué à travailler ont vu leurs revenus diminuer et près de 4 jeunes sur dix ont des doutes quant à leurs perspectives de carrière”. Si la cynique question d’une baisse de productivité à venir montre bien le mélange délétère entre soin prétendu et perspective de profit, le rapport fait aussi état de syndromes dépressifs et d’épisodes d’angoisse en fortes hausses dans cette tranche d’âge.

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