Yemen : des milliers d’éthiopiens bloqués depuis le début de la pandémie et accusés d’être responsables de la propagation du virus, sont déplacés de force, pourchassés, harcelés et torturés

Yemen. Au moins 14 500 migrants africains, pour la plupart originaires d’Ethiopie, bloqués au Yémen depuis le début de la pandémie, ont été accusés d’être responsables de la propagation du virus et transférés de force à l’intérieur du pays. Les migrants se retrouvent stigmatisés en tant que porteurs potentiels du virus et sont pourchassés, harcelés, rassemblés et déplacés dans différentes provinces éloignées des principaux centres urbains selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Au cours des cinq années de guerre civile au Yémen, les migrants africains qui cherchent à atteindre l’Arabie saoudite sont particulièrement mis en danger lors de leur traversée du Yemen. Cette situation s’est grandement empirée avec la crise sanitaire. Un migrant a déclaré qu’il avait été détenu et torturé par des trafiquants pendant près de deux mois avant d’atteindre la capitale yéménite, Sanaa. “Parfois, les gens viennent nous donner des coups de pied ou nous frapper avec des bâtons pendant que nous essayons de dormir.” témoigne un autre migrant. En plus d’être déplacés de force, certains d’entre eux sont détenus dans des centres dans des conditions catastrophiques. Les autorités gouvernementales ont enregistré au moins 1 516 infections et 429 décès en quelques jours.

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Yemen, Aden : la situation face à la pandémie est catastrophique ; les hôpitaux, sous équipés, sont pleins et un nombre incalculable de malades qui ont des formes graves du virus meurent à domicile en quelques heures en l’absence de soins.

Yemen, Aden. La situation sanitaire face à la pandémie est de plus en plus catastrophique. Les membres du personnel médical ainsi que les proches de soignants sont gravement touchés par le virus par manque de matériel de protection, et les hôpitaux mal équipés pour répondre à la pandémie sont pleins et n’acceptent plus de patients. Médecin Sans Frontières gère le seul établissement dédié au traitement des patients Covid19. Depuis fin avril, un peu plus de 200 patients ont été admis et près de 100 sont décédés, et un nombre incalculable de malades meurent à domicile. En l’absence d’oxygénothérapie, les malades touchés par des formes graves meurent en quelques heures.

#0867 source www.nrp.org