Qatar : un nouveau rapport montre que la pratique des salaires impayés est généralisée dans au moins 60 entreprises du Qatar qui emploient presque exclusivement des travailleurs étrangers

Qatar. Un nouveau rapport d’Human Rights Watch montre que la pratique des salaires retenus et impayés, ainsi que d’autres abus de rémunération, est persistante et généralisée chez au moins 60 employeurs et entreprises du Qatar, qui emploient en grande majorité des travailleurs étrangers (95 % de la main-d’œuvre totale au Qatar). Le rapport intitulé « Comment peut-on travailler sans être payé ? :Abus salariaux subis par les travailleurs migrants avant la Coupe du monde de la FIFA 2022 au Qatar » étudie en particulier ce qui concerne les travaux liés à la coupe du monde de foot de 2022. En 2017, le gouvernement avait promis auprès de l’Organisation internationale du travail (OIT) de protéger les travailleurs migrants des abus de rémunération et abolir le système de kafala, qui lie les travailleurs migrants à leurs employeurs. Cas après cas, Human Rights Watch a constaté des abus de rémunération dans diverses professions, notamment des gardes de sécurité, serveurs de restaurants et cafés, videurs, gestionnaires et ouvriers du bâtiment. La situation a empiré pendant la crise du Covid et des milliers de travailleurs sont resté bloqués dans des immenses zones industrielles transformées en camps et gardés par les forces de l’ordre et avec le maintien du système de kafala, les employeurs disposent d’un pouvoir et d’un contrôle sans limites sur les travailleurs migrants.

#1456 vu sur hrw.org

Qatar : plus de 100 travailleurs migrants ont dû attendre l’intervention d’une ONG auprès de la FIFA pour être partiellement payés pour la construction d’un des stades de la coupe du monde de football 2022

Qatar. Plus de 100 travailleurs migrants ont dû attendre l’intervention d’une ONG auprès de la FIFA pour être partiellement payés pour la construction d’un des stades de la coupe du monde de football 2022. Ces travailleurs sont employés par l’entreprise Qatar Meta Coats (QMC) sur le grand stade Al-Bayt. Ils n’ont pas perçu de salaires sur une période de sept mois. Certains ont finalement reçu une paye partielle le 7 juin.

#0952 vu sur rfi.fr

Qatar : l’application Ehteraz, obligatoire sous peine de prison, identifie l’état de santé de son porteur par des codes barres colorés contrôlés aux checkpoints installés sur les routes du pays, elle demande aussi l’accès aux vidéos et photos de la personne

Qatar. Le pays a mis en place en avril l’application Ehteraz (précaution en arabe) qui a été depuis rendue obligatoire. Selon des médias locaux, les forces de sécurité ont vérifié l’installation de l’application dimanche lors de contrôles aux checkpoints installés à travers le pays. L’interface de l’application présente des codes barres colorés contenant le numéro d’identité de l’utilisateur : le code vert pour les personnes en bonne santé, rouge pour les personnes positives au virus, jaune pour celles en quarantaine et gris pour celles suspectées d’être infectées ou ayant été en contact avec des personnes infectées. Cette application est fortement critiquée car elle exige notamment des utilisateurs d’Android qu’ils autorisent l’accès à leurs photos et vidéos. Les utilisateurs doivent ailleurs demander une autorisation avant d’émettre des appels. Toute personne ne l’ayant pas téléchargée peut écoper d’une peine allant jusqu’à trois ans de prison. Face à l’inquiétude des habitants, les autorités ont toutefois indiqué qu’elles feraient preuve «de compréhension».

#0773 Source lefigaro.fr

Qatar : une nouvelle loi punit de 3 ans de prison et une forte amende la circulation sans masque, et les chantiers de constructions continuent de fonctionner, en particulier ceux liés à la FIFA 2022, malgré le danger qu’ils constituent pour les travailleurs immigrés qui y sont exploités

Qatar. Des lois extrêmement répressives concernant le port du masque durant l’épidémie de covid19 viennent de se mettre en place au Qatar. Le port du masque est obligatoire dans tous les espaces publics sous peine de 3 ans d’emprisonnement et d’une lourde amende. Le Tchad et le Maroc appliquent des règles presque aussi strictes avec respectivement 15 jours et 3 mois de prison ferme pour non port du masque dans l’espace public. Au Qatar, les écoles, restaurants, supermarchés et mosquées restent fermées tandis que les immenses chantiers de construction continuent de fonctionner, mettant en péril la vie de nombreux travailleurs, notamment les travailleurs immigrés engagé pour la construction des stades et infrastructures de la coupe du monde FIFA 2022. De nombreux morts étaient déjà à déplorer sur ces chantiers pharaoniques qui emploient principalement des travailleurs migrants, et ceux dont les entreprises sont à l’arrêt sont parqués sur leur ancien lieu de travail.

#0669 Source trtworld.com

Qatar : des centaines de milliers de travailleurs migrants licenciés suite au confinement sont enfermés dans une zone industrielle et n’ont plus de quoi se nourrir

Qatar, Doha. Des travailleurs migrants, enfermés depuis le début de l’épidémie dans une zone industrielle dont les entrées sont contrôlées par les forces de l’ordre, n’ont plus de quoi se nourrir. Ils sont sans ressources et ne peuvent pas rentrer dans leurs pays d’origine à cause de la fermeture des frontières. Ils se retrouvent enfermés dans une vaste zone d’usines et d’entrepôts où ils travaillaient et étaient logés, à la périphérie de Doha, et dont une grande partie a été totalement mise à l’arrêt en mars. Cette zone industrielle est devenue une sorte de camp pendant l’épidémie : des centaines de milliers de personnes, logées dans des dortoirs délabrés et surpeuplés y ont été enfermées, la police gardant les accès fermées par de lourdes barrières métalliques. Le gouvernement ravitaille la zone mais de manière très insuffisante et prétend avoir débloqué une somme pour venir en aide aux travailleurs privés d’emploi par l’épidémie mais la plupart ont été licenciés et n’en bénéficient donc pas. Une directive du gouvernement a autorisé mi-avril les entreprises qui ont cessé leurs activités en raison des restrictions liées aux coronavirus à mettre les travailleurs en congé sans solde ou à résilier leur contrat. Les employeurs ont aussi cessé de fournir nourriture et logement. Ce sont les domestiques qui sont particulièrement vulnérables. Un groupe de domestiques originaires du Népal, qui travaillent dans des maisons privées pendant la journée mais retournent dans leurs propres chambres la nuit, ont déclaré qu’elles avaient été laissées sans ressources après avoir refusé d’emménager avec les familles qu’elles servaient, craignant à la fois le virus et le risque d’abus, qui est courant chez les travailleurs et travailleuses domestiques dans les pays du Golfe. Le Qatar fait travailler plus de 2 millions de travailleurs migrants et son taux d’infection par habitant est désormais l’un des plus élevés au monde avec près de 18 000 cas sur une population d’à peine 2,8 millions d’habitants. La grande majorité de ceux qui ont été testés positifs au virus sont des travailleurs migrants. Les migrants vivent ce genre de situation dans tous les pays du golfe. Au Koweït, des migrants ont aussi été «piégés» sans travail ni moyen de rentrer dans leur pays d’origine, et certains se sont révoltés contre cette situation, tandis que l’Arabie saoudite a expulsé des milliers de travailleurs domestiques vers l’Ethiopie.

#0599 Source theguardian.com

L’Inde déclare qu’elle va envoyer une marine et une flotte d’avions pour rapatrier les travailleurs migrants bloqués en quarantaine par le coronavirus dans les Etats du Golfe.

Inde. L’Inde déclare qu’elle va envoyer une marine et une flotte d’avions pour rapatrier les travailleurs migrants bloqués en quarantaine par le coronavirus dans les Etats du Golfe. Les économies y sont au point mort depuis début mars, laissant les chantiers vacants et les travailleurs migrants confinés dans des camps, où le nombre de cas de Covid-19 dépasse de loin celui des citoyens des pays de la région, notamment Oman, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, le Qatar et le Koweït. Après des semaines de pression de la part de ses ressortissants, l’Inde a annoncé lundi qu’elle avait lancé un plan de rapatriement de masse. Cependant, cette décision a suscité des critiques immédiates car l’Inde veut que la plupart des migrants paient pour leur voyage et veut leur imposer une quarantaine obligatoire de deux semaines à leur arrivée. Le plan d’évacuation concerne jusqu’à 200 000 Indiens actuellement bloqués. Des centaines de milliers d’autres migrants travaillent dans la région, des travailleurs pakistanais, sri lankais, népalais, soudanais et arabes bangladais, y compris des Égyptiens, occupant presque tous les postes non qualifiés mais aussi des postes qualifiés dans les États producteurs de gaz et de pétrole.

#0485 urban-fusions.fr