Philippines : le gouvernement dévoile le nouveau projet de loi anti-terroriste, dit “loi de sécurité humaine”, déjà approuvé par le sénat et deux commissions du Congrès.

Philippines. Le gouvernement dévoile le nouveau projet de loi anti-terroriste, dit “loi de sécurité humaine”, déjà approuvé par le sénat et deux commissions du Congrès. Il s’agit pour Duterte, qui vient de s’illustrer par un délire répressif hors du commun à l’occasion de la crise sanitaire , de verrouiller et d’étendre les possibilités de répression contre tous ceux qui s’opposent au régime. En effet, devient “terroriste” “toute organisation de personnes qui s’avère préjudiciable aux structures sociales, culturelles et économiques de la société, capable de causer des dommages à la propriété ou aux personnes et d’inciter d’autres personnes à rejoindre leur cause.” En vertu de la loi proposée, les «terroristes» présumés peuvent être détenus pendant 60 jours sans mandat d’arrêt. En plus de cela, une période de 60 jours peut également être accordée pour la surveillance numérique, ce qui signifie que tout gadget connecté à internet, un téléphone, un ordinateur et un appareil peut être espionné sur le simple soupçon de la police ou d’une autorité militaire.

#0852 vu sur anarchistsworldwide.noblogs.org

Philippines : face à l’application de la loi martiale qui a conduit à 30 000 arrestations et 4 000 incarcérations, le solgan «tulong, hindi kulong» [«aide, pas détentions»] se répand dans les manifestations

Philippines. L’application de la loi martiale a conduit à près de 30 000 arrestations, dont plus de 4 000 incarcérés, selon un rapport daté du 18 avril 2020. La police s’attaque violemment aux personnes qui ne portent pas de masques. Des gens qui demandaient de l’aide alimentaire ont été massivement arrêtées. Le solgan «tulong, hindi kulong» [«aide, pas détentions»] se répand dans les manifestations pour protester contre la gestion gouvernementale. L’État fait appeler ceux qui ne respectent pas les règles sanitaires des «pasaway» [têtus et volontaires] ou des «tigas-ulo» [très têtus], installant un climat de peur et de culpabilité.

#0664 Source enoughisenough14.org

Philippines, Manille : le président Duterte déploie l’armée pour faire respecter le couvre-feu sanitaire et menace d’ouvrir le feu sur les récalcitrants.

Philippines, Manille. Le président Duterte déploie l’armée pour faire respecter le couvre-feu sanitaire, et menace d’ouvrir le feu sur les récalcitrants. « Tirez leur dessus », a-t-il intimé aux forces de l’ordre. Il mène par ailleurs une politique d’intimidation musclée à l’encontre de celles et ceux qui manifestent leur opposition à ses mesures. Cinq jeunes opposants ont même été enfermés dans des cages à chiens, à Santa Cruz, dans la province de Laguna. Officiellement, le virus a fait 623 victimes, et contaminé 10 000 personnes parmi les 100 millions de Philippins, mais ces chiffres sont jugés sous-évalués du fait de la faiblesse du nombre de tests conduits dans l’archipel. Pour empêcher une révolte dans les bidonvilles, le pouvoir multiplie les distributions de nourriture, mais la situation sanitaire et alimentaire reste critique.

#0520 Source Le Figaro du 06/05

Philippines : répression violente des opposants au régime, deux anarchistes abattus dans la rue par des “escadrons de la mort” ainsi que la femme de l’un d’entre eux [brève annulée suite à une enquête et clarification d’un groupe local]

Un communiqué du “Local Autonomous Network (LAN)” affirme que l’appel à soutien publié sur enoughisenough14.org qui a servi de source à cette brève est, après enquête, une mystification probablement crapuleuse. La politique répressive menée aux Philippines est effectivement très dure, mais il n’y a pas de groupe anarchiste dont les membres auraient été assassinés dans ces circonstances dernièrement. Le but serait de récupérer de l’argent sur le dos de la solidarité, ce qui est inacceptable. enoughisenough14.org l’a donc dépublié le 14 mai et a publié une clarification salutaire que nous invitons à lire ici.

Philippines. Des anarchistes alertent sur la situation répressive dans le pays. Des anarchistes et communistes jusqu’aux partis de gauche non institutionnels, en passant par les punks révoltés, la répression s’abat violemment sur ceux et celles qui s’opposent au gouvernement. Plusieurs personnes ont été emprisonnées et trois personnes dont deux militants ont été abattus. Le président Rodrigo Duterte utilise la crise sanitaire pour accroître son pouvoir répressif et a menacé le 24 avril de déclarer la Loi Martiale contre ceux et celles qui s’opposent à sa politique. Au cours des derniers mois, de nombreuses perquisitions ont eu lieu avec confiscation des livres et des ordinateurs, des réunions ont été interrompues par des descentes de police, des militants ont été harcelés et arrêtés. Juste avant le 1er mai, plusieurs personnes soupçonnées des préparer des actions ont été emprisonnées. Les DDS (Dutertres Death Squad, les escadrons de la mort de Dutertre), un groupe paramilitaire “secret” composé d’ex-policiers et soldats masqués avec des masques de ski, mènent des raids officieux, appelés des “raids silencieux”, généralement à l’aube. Ils menacent une première fois, puis interviennent violemment la deuxième. Les gens ont peur et ne parlent pas de ce qui se passe. Des anarchistes ont alerté l’Anarchist Communist Group, qui relaye : ” L’un de nos camarades a été abattu ainsi que sa femme, hier 2 mai à 19 h à bout portant à un poste de contrôle alors qu’il rentrait chez lui avec sa femme et leur fils de 6 ans. Il a reçu cinq balles dans la tête et sa femme a également été abattue de deux balles dans la tête tandis que leur fils a été touché par une balle perdue.” Les policiers du poste de contrôle ont dit avoir vu deux personnes à moto portant des masques de ski. Un autre militant proche des personnes qui témoignent a été abattue le 5 mai à 17h de cinq balles dans la tête par les mêmes “escadrons de la morts”. L’intégralité de ce récit est à lire ici.

#0508 Source enoughisenough14.org

Philippines : le virus circule dans les prisons, 9 731 détenus ont été libérés par la Cour Suprême pour tenter d’enrayer la propagation du coronavirus.

Philippines. Le virus circule dans les prisons du pays. 9 731 détenus ont été libérés par la Cour Suprême pour tenter d’enrayer la propagation du coronavirus. Ces prisonniers attendaient leur procès en prison faute de pouvoir payer leur caution. Parmi les prisons ayant fait état de cas de Covid-19, figure la Prison de Quezon, à Manille, un établissement où les détenus dorment à tour de rôle sur des escaliers ou des terrains de basket-ball en extérieur. Les cas les plus nombreux ont été recensés dans deux prisons de l’île de Cebu, au centre de l’archipel.

#0493 Source la-croix.com

Philippines, Manille : manifestation d’habitants du bidonville de Saint Roque complètement fermé à l’extérieur depuis deux mois

Philippines, Manille. Manifestation d’habitants du bidonville de Saint Roque complètement fermé à l’extérieur depuis deux mois, pour demander des réponses au gouvernement concernant l’état sanitaire du bidonville, mais aussi aux graves problèmes d’accès à l’eau et à la nourriture. La police anti-émeute est intervenue lors des distributions de nourriture, accusant les associations humanitaires de causer des troubles à l’ordre public. La police a confisqué des pancartes sur lesquelles il est écrit : «Aide, pas prison».

#0218 Source : ze-mag.info