Pérou : le personnel soignant entame une grève nationale de 48 heures contre des conditions de travail déplorables et le manque de protection face au virus alors que le pays fait face à un nombre toujours croissant de cas

Pérou. Alors que le pays fait face à un nombre toujours croissant de cas de coronavirus qui menace de saturer le système de santé, le personnel soignant entame une grève nationale de 48 heures contre leurs conditions de travail déplorables et le manque de protection face au virus. Les mêmes revendications s’expriment depuis des mois et une grève était déjà prévue en juillet mais elle avait été annulée suite aux promesses faites par le gouvernement. La situation n’ayant pas changé depuis, la grève a finalement lieu fin aout, alors que l’épidémie a encore progressé.

#1490 vu sur www.rfi.fr

Pérou, Loreto : trois manifestants d’origine autochtone qui participaient aux mobilisations en cours contre la compagnie pétrolière canadienne Petrotal ont été tués par balles, 11 ont été blessés

Pérou, Loreto. Trois manifestants d’origine autochtone qui participaient aux mobilisations en cours contre la compagnie pétrolière canadienne Petrotal ont été tués par balle au cours d’une violente répression policière dans la ville de Bretaña, située dans le bassin de la rivière Puinahua. La compagnie a depuis déclaré qu’elle cessait ses activités à cet endroit. Le parquet local et le ministère de l’Intérieur ont indiqué qu’ils enquêtaient toujours pour savoir s’il s’agissait de coups de feu, de plombs ou de gaz lacrymogène. Les manifestants demandaient l’arrêt des activités de la société pétrolière, l’envoi de médicaments et une meilleure compensation pour l’utilisation du territoire autochtone. Les affrontements avec les forces de l’ordre ont commencé samedi soir et ont duré jusqu’à l’aube d’aujourd’hui. 11 manifestants sont blessés, dont neuf par arme à feu. Des témoins rapportent que les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles sur les manifestants dont certains étaient armés de flèches et de lances et affirment que la police est venue pour tuer les manifestants. Le gouvernement, qui considère que les manifestants étaient armés d’armes à feu, indique qu’un contingent de police avait été envoyé pour renforcer la sécurité dans la région où beaucoup de manifestations ont lieu en lien avec la gestion de la crise sanitaire et mettant en cause les compagnies pétrolières qui continuent à fonctionner sans souci de la sécurité sanitaire de leurs employés.

#1395 vu sur ojo-publico.com

Pérou, Lima : plus de 900 femmes, dont 70% sont mineures, ont disparu au Pérou pendant les trois mois et demi de confinement.

Pérou, Lima. Plus de 900 femmes, dont 70% sont mineures, ont disparu au Pérou pendant les trois mois et demi de confinement. Avant le confinement, ont dénombrait cinq disparitions par jour en moyenne, mais ce chiffre est monté à huit sur cette période. Certaines sont réapparues par la suite, mais les registres de la polices ne permettent pas de savoir combien sont toujours portées disparues et pour la plupart ces “disparitions” sont en fait des meurtres dans le contexte familial.

#1315 vu sur www.lavoixdelest.ca

Pérou, Espinar : deux véhicules des sociétés minières qui refusent de fournir du matériel sanitaire et de la nourriture à leurs salariés dans un contexte social très confrontatif ont été incendiés

Pérou, Espinar (Cusco). Des manifestants ont incendié deux véhicules à proximité de la ville d’Espinar selon la société minière Las Bambas. Le contexte social est très confrontatif et une série de manifestations ont eu lieu depuis le 15 juillet au moment où une grève illimitée a commencé contre la société minière Antapaccay. Il s’agit de lutter contre l’impact de la pandémie de COVID-19 et les situations de pauvreté terrible qu’elle engendre, ainsi que contre l’absence de protection sanitaire des travailleurs contre la propagation du virus. Suite à la mobilisation, les autorités de la région ont accepté de fournir des bons alimentaires, des médicaments et du matériel sanitaire contre le COVID-19. Cependant, les sociétés minières ont jusqu’à présent refusé de se conformer à l’accord, ce qui a déclenché une nouvelle vague de mobilisation dans la région.

#1257 vu sur telesurenglish.net

Pérou, San Pedro : les personnes autochtones auxquelles un antiparasitaire vétérinaire a été injecté sous la menace de perdre leur emploi souffrent de nombreux effets secondaires

Pérou, San Pedro. Les personnes auxquelles un antiparasitaire vétérinaire a été injecté comme un médicament contre le coronavirus souffrent de nombreux effets secondaires comme des maux de tête, des étourdissements, des maux d’estomac et des difficultés à dormir. Une partie d’entre eux accusent l’administrateur et un contremaître d’une entreprise bananière appelée El Misionero. Le “vaccin” aurait été appliqué cet entreprise et présenté comme obligatoire pour continuer à travailler sur place. Deux personnes qui ont refusé l’injection ont finalement été renvoyés de leur travail. Une plainte a été déposée et un suivi sanitaire des personnes qui ont reçu l’injection se met en place

#1238 vu sur www.lanacion.com.py

Pérou : un rassemblement a eu lieu devant le ministère de la santé en solidarité avec les populations autochtones en Amazonie décimées par le coronavirus, dénonçant une entreprise génocidaire

Pérou. Un rassemblement a eu lieu devant les locaux du ministère de la santé en solidarité avec les populations autochtones en Amazonie décimées par le coronavirus. 10 000 personnes à ce jour y ont contracté le virus et environ 300 en sont morts. Ce chiffre alarmant est très certainement en dessous de la réalité de la diffusion de l’épidémie. Les organisation autochtones et ceux qui les soutiennent demandent que l’Etat donne les moyens s’occuper en temps utile et efficacement de la population infectée sur ses propres territoires et dénonce une entreprise génocidaire.

#1200 vu sur www.mocicc.or

Pérou, Loreto : les communautés autochtones Achuar et Wampis dénoncent des incursions de la compagnie pétrolière chilienne Geopark sur leurs territoires pendant l’état d’urgence sanitaire

Pérou, Loreto. Les communautés autochtones Achuar et Wampis dénoncent des incursions de la compagnie pétrolière chilienne Geopark sur leurs territoires pendant l’état d’urgence sanitaire, avec des travaux pour extraire du pétrole de la parcelle 64 jusque là laissée en attente face au refus des populations locales. L’entreprise nie avoir effectué des travaux ou pénétré dans les communautés. Depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, les plaintes pour ce genre de faits sont nombreuses.

#1147 vu sur ojo-publico.com

Pérou, Lima : le climat de contestation sociale s’intensifie avec une forte répression, des affrontement ont lieu alors que 800 employés des services d’assainissement en grève manifestent

Pérou, Lima. Le climat de contestation sociale s’intensifie avec une forte répression de forces de l’ordre dans le cadre des manifestations contre la corruption. Des affrontements ont aussi eu lieu lors d’une manifestation de 800 employés des services d’assainissement de la ville actuellement en grève.

#1085 vu sur les réseaux sociaux

Pérou, Loretao : un groupe évangélique injecte un vaccin antiparasitaire vétérinaire à des milliers de personnes en prétendant les protéger ainsi du Covid-19, avec l’appui du gouverneur.

Pérou, Loretao. Un groupe évangélique injecte un vaccin vétérinaire à des milliers de personnes en prétendant les protéger ainsi du Covid-19, avec l’appui du gouverneur. Au moins 5 000 habitants de l’Amazonie péruvienne ont reçu de l’ivermectine vétérinaire, un vaccin antiparasitaire pour animaux. Dans cette région isolée du Pérou, où vivent près d’un million de personnes, dont 300 000 indigènes, la peur de Covid-19 et le manque d’assistance de l’État ont conduit de nombreuses personnes à accepter l’injection de l’antiparasitaire, qui a été présenté dans une propagande radiophonique insistante, comme un palliatif à la maladie. Des injection ont eu lieu sur les points d’entrée des régions habitées par les populations autochtone de la rivière Marañon. Certains pasteurs évangéliques de Loretao ont lié le nouveau coronavirus au diable et à la fin du monde, offrant ces injections «comme salut». Des témoignages font état d’effets secondaires importants, comme une forte accélération cardiaque et de très fortes diarrhées. Dans la communauté de Cuninico, où une grande partie de la population avait des symptômes de covid-19, le technicien du module de santé a tenté en vain de s’opposer à ces injections. “L’explication des volontaires était claire et directe que [l’antiparasitaire] est approuvé par la loi et qu’il s’agit d’un traitement animal qui donne des résultats positifs en tant que vaccin”, a déclaré l’apu (chef indigène) de Cuninico, Wadson Trujillo Acosta. Les évangélistes ont prétendu qu’il était administré dans tout le pays. Dans cette région, 60% des plus de 18 ans ont reçu le médicament. «Presque tout le monde ici a des symptômes de Covid-19 et le traite avec des remèdes maison», explique Trujillo. «Nous avons des problèmes d’approvisionnement en médicaments. Nous avons reçu 27 tests de diagnostic rapide pour la communauté. Sept étaient positifs et nous en avons économisé sept en cas d’aggravation ». Des volontaires évangéliques ont également appliqué le médicament vétérinaire dans les communautés de Santa Rita de Castilla et Saramurillo, entre autres.

#1015 brasil.elpais.com

Pérou : 1.500 détenus ont été libérés en deux mois, plusieurs mutineries ont eu lieu contre la gestion de la pandémie, 212 détenus sont morts du Covid et 67 sont actuellement hospitalisés

Pérou. Le gouvernement a libéré 1.500 détenus condamnés à des peines légères afin de réduire la surpopulation dans ses prisons, où ont eu lieu des mutineries suscitées par la crainte de la contamination au coronavirus. La révolte la plus importante a eu lieu fin avril dans la prison Miguel Castro, située à l’est de Lima. Neuf détenus sont morts et il y a eu 67 blessés, dont des détenus, des surveillants et des policiers. Ces libérations se sont étalées sur une période de deux mois. Le Pérou est actuellement le deuxième pays de la région derrière le Brésil en termes de contaminations au Covid-19, avec 229.736 contaminations enregistrées. En termes de décès, il est troisième avec 6.688 morts derrière le Brésil et le Mexique. Selon les autorités, 212 détenus sont morts du Covid-19 et au moins 67 autres sont actuellement hospitalisés après avoir été contaminés. Quinze surveillants sont eux aussi morts de la maladie et 17 autres sont en traitement.

#0988 Source 20minutes.fr

Pérou, Tanara : le maire de la ville a simulé sa mort en rentrant dans un cercueil avec un masque pour éviter un contrôle de police, alors qu’il bravait le confinement

Pérou, Tanara. Le maire de la ville a simulé sa mort en rentrant dans un cercueil pour éviter un contrôle de police, alors qu’il bravait le confinement. L’objectif était apparemment d’aller boire des coups dans un bar où a eu lieu une intervention policière pour tapage nocturne. Pour éviter d’être arrêté, le maire a décidé s’est installé dans un cercueil avec un masque sur la bouche afin de faire croire aux agents qu’il faisait partie des plus de 317 000 morts du coronavirus.

#0754 Source midilibre.fr

International : un mot d’ordre de grève internationale des livreurs de Glovo, Uber Eats, Rappi et d’autres applications de services de livraison à domicile a débuté le 22 avril, les débrayages sont toujours en cours

International. Une grève internationale des livreurs de Glovo, Uber Eats, Rappi et d’autres applications de services de livraison à domicile a débuté le 22 avril. Des livreurs d’Équateur, du Brésil, d’Argentine, du Pérou, du Costa Rica, du Guatemala, du Mexique et d’Espagne y participent déjà. Avec les quarantaines dues au coronavirus, l’achat de repas en ligne a augmenté, tout comme le taux de chômage. Être livreur est devenu l’une des rares options d’emploi disponibles, car c’est l’un des rares marchés du travail qui se développe actuellement, dans des conditions de plus en plus inacceptables. Rien qu’en mars, l’application iFood a reçu 175 000 candidatures, soit deux fois plus qu’en février. Au Brésil, ces mobilisations sont étroitement liées aux grèves d’autres travailleurs qui doivent continuer de travailler pendant la pandémie, comme les opérateurs de centres d’appels et les professionnels de la santé, dont les emplois ont été décrétés services essentiels mais qu’on prive de conditions de travail sûres. Les débrayages sont toujours en cours. Le 14 mai, des livreurs de repas de Vitória, la capitale de l’État d’Espírito Santo, ont organisé une manifestation pour fermer l’application iFood pendant deux heures. À Jundiaí, dans l’intérieur de l’État de São Paulo, des travailleurs appellent leurs collègues de tout le Brésil à se joindre à une grève le 30 mai.

#0753 Source wsw.org

Pérou, Camana : une mutinerie qui a débuté par une prise d’otages a lieu dans la prison de Camana, six détenus et huit matons auraient été blessés dans les affrontements.

Pérou, Camana. Une mutinerie a lieu dans la prison de Camana au sud du pays, six détenus et huit matons auraient été blessés dans les affrontements selon un communiqué l’administration pénitentiaire. La mutinerie a débuté par la prise en otages de cinq membres de la sécurité, et s’est poursuivie avec des incendies de matelas et des dégradations diverses. Les prisonniers réclament l’assistance de médecins à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire. Selon les autorités, aucun cas de coronavirus n’a encore été détecté dans la prison de Camana mais au moins 30 prisonniers sont déjà morts du virus dans le reste du pays Covid-19 et plus de 645 ont été contaminés. 224 gardiens ont été testés positifs dont sept sont décédés.

#0727 Source lefigaro.fr

Pérou, Lima : révoltes dans plusieurs prisons, 9 détenus tués par les matons à Castro Castro.

Pérou, Lima. Les détenus de beaucoup de prisons péruvienne se sont révoltés à la suite des récents décès liés au covid dans différentes taules du pays. A la prison Castro Castro, les révoltes et les actions ont conduit à une émeute qui à coûté la vie à 9 détenus, tués par les matons. Les autorités font état, en tout, de 67 blessés parmi les détenus, surveillants et forces de l’ordre.

#0399 Source sundaypost.com

Pérou, Panama : les deux pays ont mis en place pendant le confinement des sorties alternées selon que les habitants sont des hommes ou des femmes, la communauté des personnes transgenres craint des arrestations

Pérou, Panama. Pour restreindre les circulation en période d’épidémie, les deux pays mettent en place des sorties alternées selon que les habitants sont des hommes ou des femmes. Au Panama, la communauté des personnes transgenres craint des arrestations. Les contrôles se sont multipliés dans les rues de la capitale. Des vigiles contrôlent aussi l’identité des clients à l’entrée des supermarchés. Le président du Pérou a souligné que les militaires et policiers qui patrouillent devraient “respecter les homosexuels et transsexuels”.

#0963 vu sur www.voaafrique.com