Nicaragua : des associations de médecins dénoncent les mensonges du gouvernement face à l’étendue de la catastrophe sanitaire en l’absence de confinement, en particulier chez les soignants qui travaillent avec des protections de fortune

Nicaragua. Des associations de médecins dénoncent le « culte du secret » du gouvernement du président Ortega, qui a licencié un infectiologue reconnu pour avoir critiqué l’absence de mesures contre la propagation de la maladie. Les associations signataires dénoncent l’absence de mesures adéquates de protection pour les soins aux patients infectés. Beaucoup de soignants doivent acheter eux-mêmes du matériel de protection ou en improviser avec du plastique, selon le communiqué. Selon les statistiques officielles, 1118 personnes ont été contaminées, dont 46 sont décédées entre le 18 mars et le 2 juin. Cependant, une ONG qui s’appuie sur les remontées de la société civile, d’un collectif de médecin et des acteurs des réseaux sociaux, a comptabilisé 4217 cas de contaminations et « 980 décès par pneumonie ou cas suspects de COVID-19 » jusqu’au 30 mai. Le Nicaragua est le seul pays d’Amérique centrale qui n’a ni adopté de mesures de confinement, ni fermé ses frontières, ni suspendu l’école en raison de la pandémie. Au contraire, le gouvernement a encouragé les rassemblements et manifestations.

#0884 Source lapresse.ca

Nicaragua : la presse révèle une dissimulation intentionnelle des décès liés au Covid19, alors que le président continue à minimiser l’épidémie

Nicaragua. Une enquête la presse locale et internationale a mis au jour un plan de dissimulation du nombre réel de décès du covid-19. Le président, Daniel Ortega a toujours minimisé l’ampleur de la pandémie dans le pays. Les décès sont attribués à d’autres pathologies, et des soignants et médecins relatent des voyages d’ambulance nocturnes pour enterrer clandestinement les corps des victimes. Le gouvernement se targue d’avoir contré la pandémie avec seulement 309 victimes officielles à ce jour. Une situation similaire a lieu en Tanzanie.

#0708 Source Courrier International

Amérique du Sud : plusieurs Etats en appellent à Dieu et aux prières collectives pour endiguer le Coronavirus

Brésil, Bolivie, Nicaragua, Mexique, Vénézuela, Salvador. En Amérique du Sud, plusieurs Etats appellent Dieu à la rescousse et invitent à des réunions de prière qui peuvent encourager le développement de la pandémie. Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé la nomination d’André de Almeida Mendoça, avocat et pasteur presbytérien, comme nouveau ministre de la Justice et de la Sécurité publique, à la place de Luz Henrique Mandetta, qui a préconisé la quarantaine dans les grandes villes, et voulu interdire les réunions organisées par les églises évangéliques. Il a aussi appelé la population à des journées de jeûne collectif et de prière pour libérer le Brésil de l’épidémie de coronavirus. Au Nicaragua, les appels au sacré sont quotidiens. Le président, le 15 avril, a déclaré que la pandémie était « un signe de Dieu » pour changer le monde et son épouse et vice-présidente Rosario Murillo, apparaît chaque jour pour appeler à la protection divine de l’au-delà. Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a demandé aux habitants de porter sur eux des amulettes et des images pieuses pour arrêter le coronavirus. Le président du Salvador, Nayhid Bukele, a déclaré en février qu’il avait parlé directement à Dieu. Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a encouragé il y a quelques semaines l’organisation d’une chaîne de prière pour l’obtention d’un vaccin définitif contre le covid-19.

#0450 Source 14ymedio