Liban, Beyrouth : les détenus de la prison surpeuplée de Roumieh se sont révolté et des émeutes ont eu lieu après que des cas de COVID-19 ont été détectés parmi les prisonniers et le personnel de sécurité


Liban, Beyrouth. Les détenus de la prison surpeuplée de Roumieh se sont révolté et des émeutes ont eu lieu après que des cas de COVID-19 ont été détectés parmi les prisonniers et le personnel de sécurité. Les forces de sécurité intérieure ont déclaré samedi dans un communiqué que 13 détenus étaient infectés ainsi que neuf membres du personnel de sécurité. Les émeutes se sont principalement déroulées dans le bloc B de l’enceinte de la prison où les conditions sanitaires et la surpopulations inquiètent quant à la propagation de l’épidémie. Les prisonniers infectés par le virus ont été transférés dans un bâtiment en quarantaine et une campagne de tests est en cours. Des familles de prisonniers ont manifesté devant le palais de justice de Beyrouth le lendemain, exigeant la libération de leurs proches et appelant à l’adoption de la loi d’amnistie générale alors qu’une proposition de loi d’amnistie a été discutée en avril, mais n’a pas été adoptée en raison d’un certain nombre de désaccords entre les députés sur l’opportunité d’inclure ou non certains types de crimes.

#1537 vu sur dailystar.com.lb

Liban : les travailleuses domestiques faut aussi partie des nombreuses victimes collatérales de l’explosion du port de Beyrouth, à la rue sans ressources ni secours

Liban. Très touchées par la crise sanitaire à cause de leur statut, en particulier la kafala qui les fait dépendre entièrement de leurs employeurs, les travailleuses domestiques faut aussi partie des nombreuses victimes collatérales de l’explosion du port de Beyrouth. Un très grand nombre d’entre elles se retrouvent à la rue sans ressources ni secours. Elles sont nombreuses à faire partie des victimes directes, en particulier des femmes originaires des Philippines, dont les services sont très prisés par la bourgeoisie libanaise, dont beaucoup résident du côté d’Achrafieh, un quartier relativement aisé de Beyrouth, touché de plein fouet par l’explosion. Comme elles n’ont pas de papiers d’identité et ne sont répertoriées nulle part, elles ne sont pas recherchées et leur mort peut passer inaperçue. Après l’explosion du port, 300.000 personnes se sont retrouvées sans domicile. De nombreuses familles libanaises ont quitté Beyrouth pour s’installer temporairement dans les montagnes, chez des proches ou dans leur résidence secondaire, sans nécessairement emmener leur domestique avec elles. Celles qui continuent à travailler voent leurs rations de nourriture réduites jusqu’à souffrir de la faim. Les associations caritatives manquent de ressources et privilégient les nationaux : sur les murs de certains dispensaires de Bourj Hammoud, on commence d’ailleurs à voir apparaître des panneaux «Lebanese only» Depuis le début du mois de juin, plusieurs dizaines d’Éthiopiennes dorment dans la rue devant le consulat, à Hazmieh, au sud de Beyrouth. Renvoyées par leurs employeurs, elles arrivent chaque jour plus nombreuses, laissées sur le bord du trottoir par des taxis, avec ou sans valise. Une cinquantaine de Kényanes manifestent régulièrement devant le consulat, tandis que la Sûreté générale les menace d’emprisonnement si elles venaient à contacter des associations pour parler de leur situation.

#1461 vu sur www.slate.fr

Liban, Beyrouth : les manifestations et les affrontements se poursuivent malgré la démission du gouvernement, suite à l’explosion qui a dévasté le port et les quartiers avoisinants

Liban, Beyrouth. Les manifestations et les affrontements avec les forces de l’ordre se poursuivent après l’annonce de la démission du gouvernement, alors que des quartiers entiers de la ville sont transformés en champs de ruines. Le 4 août 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium, une matière toxique et potentiellement explosive qui était stockée sans dispositif de sécurité adéquat dans le port depuis maintenant 6 ans explose sur le port de la capitale. L’explosion elle-même fait près de 200 morts et 6 500 blessés et laisse un cratère de 43 mètres de diamètre dans le port. L’onde de choc de l’explosion aurait été ressentie jusqu’à Chypre, en Grèce, à 200 kilomètres de la capitale libanaise. Les habitants craignent les vapeurs toxiques relâchées par l’explosion qui vont probablement faire encore beaucoup plus de victimes, et de manière beaucoup plus durable, que l’explosion en elle-même. Les hôpitaux, déjà surchargés à cause de la pandémie, et certains ayant été endommagés par l’explosion, n’ont pas pu gérer le flot de blessés qu’a entrainé la catastrophe. Plus de 500 blessés avaient par exemple été admis dès l’après-midi dans un hôpital, dont des dizaines nécessitant des opérations chirurgicales lourdes. Au lendemain des explosions, selon les autorités locales, 300.000 personnes environ se sont retrouvées sans domicile. Pour la population, déjà éprouvée par une crise économique inédite, l’explosion qui a dévasté une partie de la ville a été la catastrophe de trop, relançant un mouvement de contestation qui avait débuté en octobre pour dénoncer l’ensemble de la politique du gouvernement. Ce mouvement de contestation avait été freiné par la crise du Covid-19 avec l’interdiction des rassemblements et le confinement du Liban en mars et prend maintenant une dimension pratiquement insurrectionnelle. Peu de temps après l’explosion, en même temps que se mettait en place une solidarité diffuse pour sortir des décombres, les déblayer, s’organiser pour survivre, se sont mis à émerger des appels à manifester. Notamment, dans la nuit du 8 août les manifestants ont pris d’assaut le ministère des Affaires étrangères mais ont été finalement délogés par l’armée. La répression de ce mouvement de contestation fait des dizaines de blessés.

#1406 Sources diverses

Liban : des banques et des commerces ont été attaqués et pillés au cours de manifestations émeutières qui se poursuivent depuis plusieurs jours

Liban. Le soulèvement entamé le 17 octobre a repris depuis la fin du confinement avec plus de vigueur encore. Tout le week-end, les affrontements ont été violents entre manifestants et forces de l’ordre alors que la population a de plus en plus de mal à se nourrir. À Tripoli, la révolution qui avait commencé en chansons se poursuit désormais à coups de cocktails Molotov et de balles en caoutchouc. À Beyrouth aussi, des dizaines de personnes ont défilé pacifiquement dans le centre-ville, reprenant les slogans du mouvement déclenché le 17 octobre 2019 contre une classe dirigeante presque inchangée depuis des décennies, avant que des centaines de jeunes hommes arrivés sur des scooters ne se mettent à jeter pierres et panneaux de signalisation sur les forces de l’ordre. Des banques et des commerces ont été attaqués et pillés au cours de manifestations émeutières qui se poursuivent depuis plusieurs jours. L’armée libanaise a annoncé lundi avoir arrêté 36 personnes pour des actes de vandalisme.

#0962 vu sur AFP, réseaux sociaux

Liban : un grand nombre femmes d’origine éthiopienne travaillant comme domestiques se retrouvent abandonnées par leurs employeurs, 35 d’entre elles, qui dormaient dans la rue, ont été évacuées

Liban. 35 employées de maison éthiopiennes qui dormaient dans la rue ont été évacuées dans un hôtel de la capitale par le ministère du Travail, en attendant d’être fixées sur leur sort. Un grand nombre femmes d’origine éthiopienne travaillant au Liban comme domestiques se retrouvent abandonnées par leurs employeurs qui ne peuvent plus les payer en raison de la crise économique que traverse le pays. La pandémie de coronavirus a envenimé la situation. Au Liban, les emplois domestiques ne sont pas réglementés par le code du travail. Le système dit de “Kafala” (garantie) fait de l’employeur le tuteur de son employée, ouvrant la voie à de graves abus. Des dizaines de jeunes femmes ont été ainsi abandonnées ou “jetées comme des sacs poubelles” devant le consulat éthiopien à Beyrouth, souligne une expatriée éthiopienne. Débordée par la situation, la représentation diplomatique éthiopienne a suspendu ses services, explique une ancienne travailleuse domestique. Côté éthiopien, le ministère des Affaires étrangères annonce que plus de 600 personnes ont été rapatriées fin mai et que d’autres opérations suivront, mais les modalités de retour restent très floues. Le vol de rapatriement vers Addis Abeba est facturé 1 450 dollars, dont 680 pour le billet d’avion et 770 pour l’hôtel où les employées de maison devront observer une quarantaine de 14 jours, selon un communiqué de la compagnie aérienne Ethiopian Airlines, et les ex employeurs refusent de payer. Des milliers de travailleuses éthiopiennes restent bloquées à l’étranger sans revenus et sans aides.

#0932 Source francetvinfo.fr

Liban : des manifestations émeutières se déroulent au centre de Beyrouth, l’armée a été déployée

Liban. Plusieurs centaines de manifestants ont rallié le centre de Beyrouth en protestation contre l’inefficacité du plan de relance économique adopté par le gouvernement en avril. L’effondrement économique du pays se poursuit avec une hausse sans précédent du chômage et de la misère. Des heurts ont éclaté contre les forces de l’ordre et contre des partisans du mouvement chiite du Hezbollah. Quarante-huit personnes ont été blessées. Ce rassemblement est le premier depuis que les autorités ont commencé à alléger le confinement imposé à la mi-mars. Des incidents se sont poursuivis dans la soirée avec des vitrines détruites, des bennes à ordure incendiées et des affrontements contre les forces de l’ordre. L’armée a été déployée dans la soirée.

#0888 Source lepoint.fr

Liban, Beyrouth : les éboueurs de la société Ramco sont en grève, ils ont occupé les locaux de l’entreprise, la brigade anti-émeute des forces de sécurité intérieure est intervenue pour les déloger.

Liban, Beyrouth. Les employés de la société Ramco en charge du ramassage des ordures, sont en grève. Ils dénoncent la détérioration de leurs conditions de travail et le fait que la compagnie ne leur paie pas leur salaire en dollar comme stipulé par contrat ou même en livre libanaise au taux du marché. Ils ont occupé le siège de l’entreprise. La brigade anti-émeute des forces de sécurité intérieure est intervenue pour les déloger.

#0619 Source libannews.com

Liban, Tripoli : les émeutes se poursuivent, plus de quarante blessés surtout chez les militaires qui s’affrontent aux émeutiers

Liban, Tripoli. Les émeutes se poursuivent. Quatrième nuit de violentes manifestations à Tripoli, qui ont opposé des émeutiers aux militaires, avec de nombreuses dégradations et de nombreux départs de feux ainsi que des pillages. Plus d’une quarantaine de personnes, notamment des militaires, ont été blessés mercredi.

#0427 Source lorientlejour.com

Liban : deux banques attaquées à l’explosif durant les émeutes qui se poursuivent et s’intensifient

Liban. Les émeutes se poursuivent et s’intensifient à Tripoli et dans le reste du pays. Deux établissements bancaires à Saïda et Tyr ont été attaqués à l’explosif. Dans un communiqué circulant sur les réseaux sociaux, un groupe inconnu se faisant appeler le « Tribunal de la révolution armée » a revendiqué ces attaques. Il a également menacé les banquiers et leurs familles, des graffitis « Vous êtes en danger » ayant été écrits sur la façade de plusieurs banques à Saïda.

#0407 Source lorientlejour.com

Liban : violents incidents réaction à la flambée des prix des produits de consommation suite à la chute vertigineuse de la livre libanaise

Liban. Au Liban, de violents incidents ont opposé les forces de l’ordre à des manifestants qui protestent contre la flambée des prix des produits de consommation suite à la chute vertigineuse de la livre libanaise face au dollar. Des affrontements ont aussi opposé l’armée libanaise à des dizaines de protestataires qui tentaient de bloquer une route dans la plaine orientale de la Békaa. Toujours dans la même région, d’autres manifestants ont attaqué un barrage de la police et ont incendié une guérite. Débordés, les gendarmes ont dû abandonner leur position. Des manifestants ont par ailleurs fermé en plusieurs points l’autoroute qui longe le littoral libanais du nord au sud. Des routes ont également été coupées à l’intérieur de Beyrouth avec des pneus enflammés.

#0377 Source rfi.fr

Liban : émeutes dans la prison de Qoubbeh dans la banlieue de Tripoli

Liban, tripoli. Des émeutes ont éclaté dans la prison de Qoubbeh dans la banlieue de tripoli, soutenues par des manifestations à l’extérieur. Cette prison enferme 600 personnes dans des conditions critiques, sans possibilité d’accès à des conditions sanitaires minimales. Plusieurs détenus et agents de sécurité ont été blessés. Depuis le début de l’épidémie, des émeutes ont éclaté dans les prisons sur tout le territoire libanais. La veille des émeutes de Qoubbeh, les détenus d’une prison de Zahle ont tenté de s’échapper en creusant des tunnels souterrains.

#0149 Source : the981.com

Liban : émeutes de la faim dans les quartiers pauvres de Tripoli

Liban, Tripoli. Des dizaines de personnes des quartiers défavorisés de Jabal Mohsen, Bab El-Tebbané et Nahr Bou Ali sont descendues dans la rue en criant : “Nous voulons manger, nous avons faim. Ne nous confinez pas, nourrissez-nous.” Dans la rue Al-Husseiniyé, les manifestants ont tenté de rouvrir certains commerces par la force. L’armée est aussitôt intervenue pour les en empêcher. Le message est clair “plutôt mourir du coronavirus que de faim.”

#0314 Paru sur Courrier International