Kenya : le gouvernement a annoncé que tous les élèves du pays devraient obligatoirement redoubler cette année, par crainte d’une baisse du niveau scolaire suite à la fermeture des écoles pendant le confinement

Kenya. Le gouvernement a annoncé que tous les élèves du pays devraient obligatoirement redoubler cette année, par crainte d’une baisse du niveau scolaire à cause de la fermeture des écoles pendant le confinement. Pres de 18 millions d’élèves, répartis au sein de 90 000 écoles dans le pays, sont concernés, auxquels il faut ajouter les 150 000 enfants et adolescents vivant dans les camps de réfugiés dont la rentrée est prévue au mois de janvier. C’est la première fois qu’un pays prend ce type de décision depuis le début de la pandémie de coronavirus.

#1496 vu sur www.lepoint.fr

Kenya, Nairobi. Le couvre-feu dans les bidonvilles et la répression aveugle qui l’accompagne met beaucoup de femmes enceintes en danger de mort car elles ne peuvent pas sortir même pour l’accouchement

Kenya, Nairobi. La terreur engendrée par le couvre-feu dans les bidonvilles et la répression aveugle qui l’accompagne (au moins 23 personnes tuées par la police parce qu’elles circulaient dans les rues) met beaucoup de femmes enceintes en danger de mort car elles ne peuvent pas sortir même pour l’accouchement. Il n’y a aucun moyen de transport et la police frappe tous ceux qu’elle croise. Un médecin, alerté par le fait que presque aucune femme ne se présentait à l’hôpital pour accoucher, a créé un service d’urgence informel pour répondre à ce problème qu’il a appelé Wheels for Life. Il a partagé son numéro de téléphone sur Twitter, demandant aux femmes qui avaient besoin de consulter au sujet de leur grossesse de le contacter. Le tweet est rapidement devenu viral. Des taxis se sont proposés pour transporter les femmes enceintes qui appellent en urgence. Ce service pourrait se poursuive au-delà du couvre-feu, ciblant les résidents à faible revenu et se déplaçant au-delà du comté de Nairobi. En effet, la plupart des utilisateurs viennent de quartiers informels ou de zones à faible revenu. Le Kenya avait déjà l’un des pires taux de mortalité maternelle au monde, et les experts estiment que le nombre de femmes et de bébés qui meurent en couches a considérablement augmenté avec le confinement.

#1326 vu sur garconne-magazine.fr

Kenya, Nairobi : les tensions s’intensifient dans le bidonville de Mathare, où la police est impliquée dans la mort d’au moins 15 personnes depuis le début du couvre-feu

Kenya, Nairobi. Les tensions s’intensifient dans le bidonville de Mathare, où la police est impliquée dans la mort d’au moins 15 personnes depuis le début du couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19. “C’est la police, pas le coronavirus, qui nous tue”, scandent des manifestants. Plusieurs rassemblements avec des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu dans ce quartier, le plus dense de la capitale kényane, qui abrite environ 500 000 personnes. La brutalité policière n’y est pas nouvelle mais depuis que les policiers sont chargés de faire respecter le couvre-feu, ils n’hésitent pas à distribuer des coups de fouet aux habitants qu’ils croisent dans les rues mais aussi à tirer à balles réelles, faisant régner la terreur. Dès la première nuit du couvre-feu à Mathare, un garçon de 13 ans a perdu la vie, touché par une balle perdue tirée par la police dans la rue alors qu’il se trouvait dans son appartement avec sa famille. “La journée, nous avons peur du coronavirus ; et la nuit, la police nous tire dessus”, résume le père de l’adolescent. Le virus continue lui aussi à faire des ravages dans le bidonville où les conditions sanitaires sont déplorables, sans que des chiffres fiables soient diffusés.

#1247 vu sur courrierinternational.com

Kenya : une manifestation contre la violence de la police a eu lieu, avec des affrontements contre les forces de l’ordre suivis de 56 arrestations

Kenya. Une manifestation contre la violence de la police a eu lieu, avec des affrontements contre les forces de l’ordre suivis de 56 arrestations. Les exactions policières sont d’autant plus nombreuses pendant le confinement et 22 personnes au moins ont été tuées depuis le mois de mars, en particulier, un enfant de 13 ans nommé Moyo, qui a été assassiné par la police pendant les premiers jours du couvre-feu, qui est devenu l’un des symboles de la colère envers la police dans tout le pays. Les manifestants déclarent que la police cible spécifiquement le bidonvilles dans des opérations violentes et meurtrières. Par ailleurs, face à un développement important de l’épidémie, le gouvernement a décidé de ne pas rouvrir les écoles avant janvier prochain.

#1149 vu sur yeryuzupostasi.org

Kenya, Nairobi et Naivasha : 200 personnes manifestent dans le bidonville de Mathare et des habitants de Naivasha mettent le feu à un camp de police pour protester contre les nombreuses exactions commises par les forces de l’ordre en lien avec le couvre-feu

Kenya, Nairobi et Naivasha. Des habitants de cette ville à l’ouest de Nairobi se sont révoltés et ont mis le feu à un camp de police pour protester contre les exactions des forces de l’ordre dans la région dans la répression pour non respect du couvre feu instauré depuis le 27 mars. Huit policiers qui se trouvaient au poste à ce moment-là ont échappé de peu à la mort. L’incendie, qui s’est rapidement propagé aux maisons adjacentes appartenant aux officiers, a été éteint au bout de deux heures. Environ 200 personnes ont aussi manifesté le 8 juin dans le bidonville de Mathare à Nairobi contre les violences policières. Le 2 juin, le directeur des poursuites pénales avait révélé que son bureau avait enregistré 80 cas de violences policières depuis octobre 2019 et que 15 personnes auraient été tuées par la police pendant les heures du couvre-feu. Le 11 juin, trois policiers ont été arrêtés après la diffusion devenue virale d’une vidéo sur laquelle on les voit traîner accrochée derrière une moto une femme en partie dénudée et molestée tandis qu’une autre personne la fouette.

#0930 Source tuko.co.ke

Kenya : des soignants annoncent une grève, dans le contexte de l’épidémie, pour exiger une indemnisation et du matériel de protection sanitaire

Kenya. Dans le contexte de l’urgence liée à l’épidémie, des travailleurs du secteur de la santé annoncent qu’ils déclenchent une grève pour exiger une indemnisation accrue et des équipements de protection pour les travailleurs de première ligne qui luttent contre la pandémie de COVID-19. Outre le manque d’équipement de protection individuelle, les travailleurs de la santé déplorent le fait que les salaires varient dans les hôpitaux publics et que certains travailleurs ne reçoivent pas d’assurance maladie. Bien que le gouvernement verse une prime de risque sous la forme d’une «allocation de risque» supplémentaire, ce montant a été inégalement réparti entre les travailleurs de la santé.

#0689 Source foreignbrief.com

Kenya, Nairobi : le gouvernement a mis un place un projet destiné à mettre au travail les jeunes gens du pays durant la pandémie de coronavirus, les salaires n’étant pas payé, ils se sont mis en grève, de nombreux affrontements se sont déroulés au cours de la manifestation.

Kenya, Nairobi. Le gouvernement kenyan a mis un place un projet (‘Kazi Mtaani’ déstiné à 10 000 personnes) afin de mettre au travail les jeunes gens du pays durant la pandémie de coronavirus. Beaucoup de salaires manquent, et pour certains depuis plus de trois semaines. Pour protester contre cette situation, des travailleurs se sont mis en grève et ont manifesté pour réclamer leur dû. De nombreux affrontements se sont déroulés au cours de la manifestation et flics et émeutiers ont échangé pierres et lacrymos pendant quelques heures.

#0638 Source kenyans.co.ke

Kenya, Nairobi : des émeutes et manifestations se sont produites dans un faubourg de Nairobi suite à la destruction au bulldozer d’une partie du bidonville de Korogocho

Kenya, Nairobi. La ville poursuit son opération de destruction des bidonvilles et des émeutes ont éclaté vendredi dans un faubourg de Nairobi suite à la destruction au bulldozer d’une partie du bidonville de Korogocho. La police de Nairobi a utilisé des canons à eau, des gaz lacrymogènes et des armes à feu contre des manifestants descendus dans la rue pour protester contre la démolition des habitations qui laisse des milliers de personnes sans abris. Les manifestations se sont ensuite étendues le long d’un périphérique qui relie cette zone au reste de la capitale du Kenya. Les manifestants ont brûlé des pneus et érigé des barricades.

#0553 Source voaafrique.com

Kenya, Nairobi : la destruction d’un bidonville fait 5000 sans abris alors que la situation dans les quartiers les plus pauvres est de plus en plus tendue. A Kibera une bagarre lors d’une distribution alimentaire fait deux morts et des dizaines de blessés.

Kenya, Nairobi. En pleine épidémie, la destruction au bulldozer du bidonville de Kariobangi fait, du jour au lendemain, 5000 sans-abris. Ce serait le propriétaire, la compagnie des eaux Nairobi Water and Sewerage Company qui aurait initié cette opération pour récupérer le terrain. Alors que Nairobi fait face à une forte diffusion du virus, se déplacer ailleurs pour trouver où loger est rendu très difficile par les restrictions de circulation liées au confinement autour de la capitale. La situation est de plus en plus tendue dans les bidonvilles de la région : à Kibera, le plus grand bidonville de Nairobi, une bagarre générale lors d’une distribution de farine et d’huile, a fait des dizaines de blessés et deux morts.

#503 et 496 Sources Le Monde du 05/05 et the-star.co.ke

Kenya : onze personnes tuées et trente autres blessées par la police pour faire respecter le couvre-feu nocturne instauré en plus du confinement.

Kenya. Onze personnes ont été tuées et trente autres blessées par la police kényane pour faire respecter le couvre-feu nocturne décrété par le Président Uhuru Kenyatta pour juguler la propagation du coronavirus, révèle un rapport publié par l’Unité médico-légale indépendante. Selon ce document relayé jeudi par les médias kényans, 41 personnes auraient été torturées par la police à coups de matraque entre 19 heures et 5 heures du matin, période du couvre-feu qui a débuté le 27 mars.

#0434 Source sahel-intelligence.com

Kenya : généralisation des procès “connectés” à la place des audiences classiques grâce à un logiciel produit par Microsoft.

Kenya. Depuis le début de l’épidémie dans le pays en mars, la Justice ne s’arrête pas. Le président de la Cour Suprême David Maraga se réjouit dans sa dernière conférence de presse de l’utilisation depuis le 15 mars par les cours de justice de vidéo-conférences et emails pour maintenir les procès. Il ordonne la généralisation des procès connectés. L’entreprise Microsoft a donné accès à son logiciel Microsoft Word pour six mois au Ministre de la Justice pour aider à l’informatisation des procédures pénales.

#0332 Source thebrief.co.ke