Irlande : l’administration irlandaise des prisons publie un rapport sur les conséquences de la pandémie et du confinement sur les détenus

Irlande. L’administration irlandaise des prisons vient de remettre à la ministre de la Justice un rapport sur les conséquences de la pandémie et du confinement sur les détenus, en particulier les plus vulnérables au Covid-19. Un détenu y décrit la situation dans la plupart des prisons du monde : « Les tribunaux m’ont condamné à la prison, le confinement m’a mis à l’isolement. » Un autre détenu décrit qu’il passe jusqu’à 30 heures dans sa minuscule cellule, sans sortir. Un troisième confie avoir des idées suicidaires. Même si aucun décès à l’intérieur des prisons n’a été enregistré, l’administration pénitentiaire indique qu’en cas de deuxième vague du virus, il ne sera pas possible de recourir à la même méthode, à cause des dégâts psychologiques. En cas de reconfinement, le rapport recommande, entre autres, d’élargir les critères de libération conditionnelle pour ces détenus, de répandre l’usage du masque pour multiplier les sorties et de faciliter les contacts entre détenus vulnérables, à l’écart du reste de la population carcérale.

#1337 vu sur rfi.fr

Irlande : la période de confinement semble avoir eu comme effet collatéral étonnant la chute du nombre de naissances prématurées

Irlande. La période de gestion de la pandémie semble avoir un effet collatéral étonnant : la chute des naissances prématurées. C’est un article de médecins irlandais qui le montre. L’Irlande a confiné sa populations du 12 mars au 18 mai 2020 et le nombre de bébés dont le poids est « très bas » (inférieur à 1,5 kg) et « extrêmement bas » (moins de 1 kg) – signes quantifiés de prématurité – chute de 73% relativement à la moyenne des 20 années précédentes, avec, en plus, aucune naissance de bébés de moins de 1 kg. Une équipe danoise observe les mêmes résultats pour le Danemark avec une chute de 90 % des naissances prématurées. Ce serait le cas dans tous les pays où la situation socio-économique est similaire. Le travail pendant la grossesse (et les transports qu’il implique le plus souvent) seraient donc responsables de la plupart des naissances prématurées, ce qui devrait conduire à augmenter la durée du congé maternité, si du moins il est considéré qu’avoir moins de naissance prématurées est plus rentable que la perte d’exploitation occasionnée par cette possibilité de repos supplémentaire.

#1265 vu sur www.lemonde.fr