Guatemala, San Lucas Toliman : la mairie d’un village autochtone a été incendiée par des manifestants, après que la zone concernée a été classée en zone rouge

Guatemala, San Lucas Toliman. La mairie d’un village autochtone a été incendiée par des manifestants. La foule protestait contre les mesures de restriction de l’activité imposées pour freiner la progression de l’épidémie de Covid-19, a annoncé la police. L’émeute a commencé lorsque les villageois ont appris que leur localité était classée en zone rouge, et devait donc respecter les mesures de confinement les plus sévères du dispositif de gestion de la crise sanitaire. Bravant le couvre-feu, les habitants sont sortis de chez eux pour contester ce classement et les restrictions qui leur sont imposées. La manifestation a tourné à l’émeute durant la nuit et le bâtiment de la mairie a été incendié.

#1314 vu sur www.lefigaro.fr

Guatemala, Chimay : un médecin et guérisseur traditionnel qui participait à un projet pharmaceutique avec l’University College de Londres a été brûlé vif par la foule après avoir été accusé de sorcellerie

Guatemala, Chimay. Un médecin et guérisseur traditionnel qui participait à un projet pharmaceutique avec l’University College de Londres a été brûlé vif par la foule après avoir été accusé de sorcellerie. Le projet auquel il participait étudie l’utilisation de la biodiversité sur la médecine maya au Guatemala en partenariat avec l’Université del Valle de Guatemala, aux côtés du Conseil des sages mayas, des autorités gouvernementales, de la biodiversité indigène et de la Convention sur le commerce des espèces menacées.

#1074 vu sur independant.co.uk

Guatemala, Huehuetenango : des habitants et commerçants protestent contre le couvre feu et l’ouverture sélective des magasins, ils finissent par séquestrer le maire accusé de népotisme, qui sera libéré par la police et l’armée, avec quatre interpellations

Guatemala, Huehuetenango. Ce dimanche, en protestation contre l’ouverture sélective des commerces et contre le couvre feu imposé par le gouvernement local, des habitants et commerçants ont commencé à se réunir dans la rue pour demander la fin du couvre feu et l’ouverture de tous les commerces et non ceux des amis du maire. Le maire en personne est sorti pour les rappeler à la loi avant d’être retenu contre son gré d’abord dans la foule puis amené dans un bâtiment, une opération de police avec des unités de l’armée l’a libéré en faisant quatre interpellations.

#0766 Source publinews.gt

International : un mot d’ordre de grève internationale des livreurs de Glovo, Uber Eats, Rappi et d’autres applications de services de livraison à domicile a débuté le 22 avril, les débrayages sont toujours en cours

International. Une grève internationale des livreurs de Glovo, Uber Eats, Rappi et d’autres applications de services de livraison à domicile a débuté le 22 avril. Des livreurs d’Équateur, du Brésil, d’Argentine, du Pérou, du Costa Rica, du Guatemala, du Mexique et d’Espagne y participent déjà. Avec les quarantaines dues au coronavirus, l’achat de repas en ligne a augmenté, tout comme le taux de chômage. Être livreur est devenu l’une des rares options d’emploi disponibles, car c’est l’un des rares marchés du travail qui se développe actuellement, dans des conditions de plus en plus inacceptables. Rien qu’en mars, l’application iFood a reçu 175 000 candidatures, soit deux fois plus qu’en février. Au Brésil, ces mobilisations sont étroitement liées aux grèves d’autres travailleurs qui doivent continuer de travailler pendant la pandémie, comme les opérateurs de centres d’appels et les professionnels de la santé, dont les emplois ont été décrétés services essentiels mais qu’on prive de conditions de travail sûres. Les débrayages sont toujours en cours. Le 14 mai, des livreurs de repas de Vitória, la capitale de l’État d’Espírito Santo, ont organisé une manifestation pour fermer l’application iFood pendant deux heures. À Jundiaí, dans l’intérieur de l’État de São Paulo, des travailleurs appellent leurs collègues de tout le Brésil à se joindre à une grève le 30 mai.

#0753 Source wsw.org

Etats Unis et Guatemala : les Etats Unis expulsent des personnes positives au Covid19 vers d’autres pays, le Guatemala proteste.

Etats Unis et Guatemala. L’administration Trump poursuit son programme agressif d’application de la loi en matière d’immigration, en expulsant des milliers de personnes vers leur pays d’origine, dont certaines sont atteintes du virus. Selon des autorités du Guatemala, des dizaines de Guatémaltèques expulsés des Etats Unis ont été testés positifs à leur arrivée. Les autorités américaines ont déclaré qu’elles suspendaient les renvois vers le Guatemala en attendant une enquête sur les protestations de ce pays. Les responsables de l’immigration américaine ont déclaré qu’ils effectuaient un «contrôle visuel» des expulsés (!) et vérifiaient les températures avant de monter à bord des vols. Les autorités guatémaltèques ont signalé plus de 380 cas confirmés de Covid-19 dans le pays et 11 décès au 24 avril. Le décompte inclut des personnes qui ont été renvoyées des États-Unis par des vols d’expulsion au cours des dernières semaines. Les habitants sont de plus en plus méfiants à l’égard des personnes expulsées des Etats Unis et, d’après le gouvernement, plusieurs conseils communautaires de Quetzaltenango, une ville des hauts plateaux occidentaux du pays, auraient prévu d’incendier un bâtiment gouvernemental où 80 déportés étaient mis en quarantaine. Les États-Unis, a déclaré le Dr Monroy, “sont pratiquement devenus le Wuhan d’Amérique.”

#0397 Source Libération du 28/04