France, Europe : Macron annonce un doublement des forces de sécurité aux frontières françaises et appelle à un renforcement du contrôle sécuritaire de l’espace Schengen

France, Europe. Emmanuel Macron, en déplacement à la frontière franco-espagnole, annonce un doublement des forces de sécurité aux frontières et appelle à refonder “en profondeur” l’espace Schengen, en prenant la lutte contre le terrorisme comme motif au contrôle des flux d’immigration. Il y aura un doublement des effectifs de police et de douane : ils passeront de 2 400 à 4 800. Par ailleurs, il s’est déclaré favorable à un renforcement du contrôle sécuritaire de l’espace Schengen, et a a annoncé qu’il en ferait une proposition au Conseil européen de décembre.

#1613 Source Francetvinfo

Europe : la Commission européenne a publié son “Nouveau Pacte sur l’asile et la migration” qui remplace la notion “d’accueil” par celle “d’aide au retour”

Europe. La Commission européenne a publié son «Nouveau Pacte sur l’asile et la migration» qui propose un nouveau cadre politique et législatif aux politiques migratoires nationales et européennes. Le pacte remplace la notion d’accueil par celle “d’aide au retour”, donc propose comme si c’était dans l’intérêt des migrants, une série de mesures pour optimiser les expulsions. Il un système de «parrainage»: des pays de l’UE qui refusent d’accueillir des réfugiés tels que l’Autriche, la Pologne, la Hongrie ou la République tchèque pourront «parrainer» en aidant à financer l’expulsion des migrants vers leur pays d’origine, ce que le pacte assimile à une forme de solidarité. En dépit de toute considération sur “l’asile”, le pacte propose de faciliter l’expulsions de migrants potentiellement victimes de discrimination, de persécution et de torture dans leur pays de retour. Il incite aussi au renforcement de l’externalisation de la gestion des frontières en améliorant la coopération avec les pays tiers et en leur demandant de sceller leurs frontières et d’empêcher les gens de partir, ce qui se pratique déjà dans les balkans. Le pacte vise aussi à étendre les mécanismes d’évaluation des demandeurs d’asile et des migrants dans les pays où ils entrent pour la première fois pour permettre un «filtrage» effectué dans des camps de tri prévus à cet effet. Selon le nouveau système, les personnes seront identifiées dans un délai maximum de cinq jours et toute demande d’asile doit être traitée dans un délai de 12 semaines.

#1550 vu sur euromedrights.org

Europe : l’U.E finance un projet de développement de drones pilotés par intelligence artificielle pour patrouiller de manière autonome aux frontières de l’Europe

Europe. L’Union Européenne finance depuis le mois de mai un projet de développement de drones pilotés par l’intelligence artificielle et conçus pour patrouiller de manière autonome aux frontières de l’Europe. Les drones devraient opérer en essaims, coordonnant et corroborant les informations diffusées ensuite dans les flottes de quadricoptères, de petits avions à voilure fixe, de véhicules terrestres, de sous-marins et de bateaux, en vue d’interventions. Les développeurs du projet, connus sous le nom de Roborder, affirment que les robots seront en mesure d’identifier les humains et de décider sans intervention humaine s’ils représentent une menace. S’ils déterminent que vous avez commis un crime, ils en informeront la police des frontières. Les caméras de drones n’utiliseront pas la technologie de reconnaissance faciale dans le cadre de ce projet, a expliqué Ioannidis, directeur technique de Roborder, et ne pourront pas non plus déterminer les caractéristiques humaines, telles que la taille, le poids, l’âge, la couleur de la peau ou le sexe perçu. Pourtant, Ioannidis a admis que l’ajout de la reconnaissance faciale au système Roborder plus tard serait «technologiquement possible». De la même manière ces drones auraient pour mission d’informer les autorités et ne seraient donc pas armés, sans que cet état de fait ne donne aucune garantie sur l’avenir.

#1221 vu sur theintercept.com

Europe : la Commission euro­péenne décide que le virus n’atteint pas le niveau maximum de dangerosité prévu dans la lé­gislation sur la protection des tra­vailleurs, traitant le Covid comme s’il y avait un traitement et comme si la contagiosité était peu élevée !

Europe. Les États membres et la Commission euro­péenne ont décidé que le virus n’atteint pas le niveau maximum de dangerosité prévu dans la lé­gislation sur la protection des tra­vailleurs contre ce type de risque. Dans la directive européenne de 2000 sur la protection des tra­vailleurs contre les risques liés à l’exposition à des agents biologi­ques, l’échelle de gravité des ger­mes comporte quatre paliers. Le moins dangereux est non «sus­ceptible de provoquer une maladie chez l’homme» (groupe 1). Le plus dangereux (groupe 4), en sus de provoquer des maladies graves, « constitue un danger sérieux pour les travailleurs » et présente « un risque élevé de propagation dans la collectivité ». Pour cette catégo­rie, « il n’existe généralement pas de prophylaxie ni de traitement efficace ». Dans ce groupe, sont notamment rangés des virus cau­sant des fièvres hémorragiques comme Ebola ou Marburg. Fin avril, la Commission lance une procédure accélérée, afin de ranger le SARS­CoV­2 dans l’un de ces quatre groupes et de l’ajouter à la liste des « agents biologiques » – virus, bactéries, parasites et champignons – faisant l’objet de mesures de protection des tra­vailleurs dans l’Union européenne (UE). Puis, le 7 mai, elle propose qu’il intègre le groupe 3. Pour ce dernier, pourtant, la directive sti­pule qu’« il existe généralement une prophylaxie ou un traitement efficace» – ce qui n’est pas encore le cas pour le coronavirus causant le Covid­19. Mais aussi que le risque de propagation n’est pas « élevé », comme dans le groupe 4. Plus de 40 % de l’humanité a pourtant été confinée pendant plusieurs semai­nes pour freiner sa dissémination. Malgré ça, la Commission se défend de vouloir remettre la population au travail à tout prix…

#0642 Source Le Monde du 15/05