Egypte, Alexandrie : des manifestations massives d’habitants des quartiers pauvres ont lieu pour protester contre les expulsions de leurs maisons, 65 personnes ont été arrêtées et 45 emprisonnées

Egypte, Alexandrie. Des manifestations massives d’habitants des quartiers pauvres pour protester contre les expulsions de leurs maisons ont eu lieu dans la ville, avec de violents affrontement avec les forces de l’ordre qui tentaient de disperser les manifestants. Des dizaines d’entre eux ont été blessés et un bébé de 4 jours est mort suffoqué par les gaz lacrymogènes. Suite à ces événements, le procureur militaire de la ville a décidé d’emprisonner 42 résidents de la région de Ma’wat al-Sayadin pendant 4 jours en attendant une enquête sur des accusations de «rassemblement, manifestation, agression et infliction de blessures à l’armée et aux forces de police» et les forces de sécurité ont arrêté 65 personnes. Les femmes ont été libérées tandis que les hommes ont été emmenés au camp de sécurité central de Merghem, en préparation de leur présentation au parquet militaire, qui a rendu sa décision de les détenir 4 jours en attendant l’enquête.

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Egypte : intensification de la répression pendant la pandémie avec de nombreuses arrestations ces dernières semaines, y compris celles de plusieurs médecins ayant critiqué la gestion sanitaire de l’épidémie par les autorités

Egypte. La répression s’intensifie avec la gestion de la pandémie. De nombreuses arrestations ont été signalées ces dernières semaines, y compris celles de journalistes contestataires et de plusieurs médecins ayant critiqué la gestion sanitaire de l’épidémie par les autorités. Ces médecins sont accusés de «diffusion de fausses informations », « d’appartenance à un groupe terroriste » et de porter « atteinte à la sécurité de l’Etat ». Un grand nombre de militants ont aussi interpellés, dont Sanaa Seif qui est la sœur d’un opposant emprisonné Alaa Abdel Fattah, figure de la révolution égyptienne de 2011. Sanaa Seif a été arrêtée sur la base d’un mandat délivré le 21 juin pour avoir appelé à des manifestations, et pour avoir disséminé « des fausses nouvelles sur la détérioration de la situation sanitaire du pays et sur la propagation du coronavirus dans les prisons ». Ces dernières semaines, la militante LGBT Sara Hegazy, exilée au Canada, a mis fin à ses jours en expliquant qu’elle ne pouvait continuer à vivre avec le traumatisme qu’avait causé son incarcération en Egypte pour avoir brandi un drapeau arc-en-ciel, symbole des LGBT, lors d’un concert du groupe libanais Mashrou Leila en octobre 2017. Elle a passé trois mois en prison avant d’être relâchée et de s’exiler au Canada en 2018.

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