Cuba : une organisation de défense des prisonniers dénonce “le travail forcé” de médecins qui sont contraints de participer aux missions médicales internationales du pays

Cuba. L’organisation Prisoners Defenders, basée à Madrid, annonce le lancement, auprès de la Cour pénale internationale et des Nations unies, du processus pénal « 622 médecins cubains contre le gouvernement de Cuba ». Le dépôt de plainte comporte les témoignages de 622 médecins cubains qui protestent contre les missions médicales à Cuba. Depuis quelques mois, profitant de la pandémie et de la situation désastreuse que connaissent certains pays en matière de santé pour missionner de force du personnel médical à l’étranger. Cette “armée médicale” créée par Fidel Castro qui compte plus de 76.000 médecins, 15.000 dentistes et 89.000 infirmières se déploie dans le monde entier depuis les années 60. Elle est l’un des moteurs économiques de l’île et le gouvernement compte mettre à profit la crise sanitaire pour redorer son image en obtenant un prix Nobel par exemple. La France a également eu recours à l’aide médicale cubaine. Du personnel soignant a été envoyé en Guyane, un département en difficulté. Le personnel soignant doit s’engager pour mener une mission de trois ans, non accompagné par sa famille et la majeure partie de leur salaire est confisqu” par le gouvernement. Si les soignants enfreignent les règles, ils encourent une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. L’ONG Prisoners Defenders précise «que beaucoup de médecins ont déserté».

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Cuba : 6500 prisonniers libérés mais les prisons se remplissent à nouveau de personnes accusées de “répandre l’épidémie”

Cuba. Le régime castriste libère 6 158 prisonniers en liberté anticipée et 420 autres dans l’attente de leur procès pour faire baisser la surpopulation carcérale alors que le virus n’est apparemment pas constaté dans les prisons qui comptent 57 300 détenus. Mais dans le même temps le gouvernement incarcère de nombreuses personnes, accusées de “répandre l’épidémie”, pour un an de travail forcé “correctionnel”, au terme de procès expéditifs, parce qu’elles n’auraient pas respecté les restrictions, entre autres de déplacement, imposées pour lutter contre la maladie.

#0494 Source francetvinfo.fr