Colombie, Bogota, Cali, Medellin : des manifestations émeutières ont lieu suite à la mort d’un avocat dans un commissariat

Colombie, Bogota, Cali, Medellin. Des manifestations émeutières ont lieu depuis quelques jours dans les rues des principales villes du pays. Le bilan provisoire des manifestations contre la politique du président Duque et la répression policière qui sévit à Bogotá est de 11 morts et de 248 blessés, dont 58 par arme à feu. La mort d’un avocat dans un commissariat dans la nuit de mardi à mercredi a réveillé les tensions, et surtout la diffusion des images de son arrestation. On y voit pendant 2 minutes des motards casqués de la police colombienne le maintenir à terre et lui administrer une série de chocs électriques. Son décès a été constaté quelques heures plus tard à l’hôpital après un passage au commissariat. L’avocat participait à des protestations dirigées contre la politique du président Iván Duque. La maire de Bogotá, Claudia Lopez, a dénoncé « un massacre contre les jeunes ces derniers jours ». Elle relève qu’« il y a des preuves solides que dans au moins quatre endroits (de la capitale colombienne) il a été fait usage d’armes à feu par les membres de la police contre la vie de nos jeunes ». Au cours des émeutes, 93 policiers ont été blessés, 56 commissariat ont été attaqués dont 22 incendiés. L’ancien président Álvaro Uribe a appelé le gouvernement à décréter l’état de siège, à faire intervenir « l’armée avec les chars… Et à virer les vandales étrangers ».

#1510 vu sur www.lefigaro.fr

Colombie, Bogota : la crise sanitaire et le confinement, interminable en Colombie, aggravent la pauvreté des habitants qui sont de plus en plus nombreux à devoir s’installer sur des terrains inoccupés

Colombie, Bogota. La crise sanitaire et le confinement, interminable en Colombie, aggravent la pauvreté des habitants qui sont de plus en plus nombreux à devoir s’installer sur des terrains inoccupés faute d’argent pour se loger, et les bidonvilles se développent de jour en jour dans la capitale. Le covid s’y répend à toute vitesse, en l’absence de mesures de protection sanitaires, qui sont impossibles à tenir dans ces conditions.

#1458 vu sur liberation.fr

Colombie, Bogota : près de 1000 livreurs de l’application mobile colombienne Rappi ont fait grève et ont manifesté pour protester contre leurs conditions de travail et un système de points qui leur fixe des objectifs impossibles

Colombie, Bogota. Près de 1000 livreurs de l’application mobile colombienne Rappi ont fait grève et ont manifesté dans la capitale pour protester contre leurs conditions de travail et un système de points qui fixe aux livreurs des objectifs impossibles à atteindre et sont nécessaires pour avoir le droit d’aller travailler dans les zones à forte demande. Rappi compte sur quelque 50000 coursiers, connus sous le nom de Rappitenderos, pour livrer principalement des produits d’épicerie et des plats à emporter. Beaucoup sont des migrants vénézuéliens qui ont fui la crise sociale et économique.

#1428 vu sur www.investing.com

Colombie, Tibu : l’Association des paysans de Catatumbo dénoncé le massacre de huit personnes attribué à un groupe armé, 120 personnes ont été déplacées

Colombie, Tibu. L’Association des paysans de Catatumbo dénonce un assacre dans le village de Totumito-Carboneras, dans la municipalité de Tibú ( au nord de Santander). L’action, attribuée au groupe armé Los Rastrojos, l’un des groupes qui se disputent le contrôle des cultures et des trafics de drogue près de la frontière avec le Venezuela. aurait fait environ huit morts. 120 personnes ont été déplacées suite à cette tuerie.

#1231 vu sur www.elpais.com.co

Colombie, Bucaramanga : une manifestation contre les abus sexuels commis par des soldats de l’armée dans les communautés autochtones a été l’occasion d’affrontements avec la police qui a tenté de la disperser

Colombie, Bucaramanga. Une manifestation contre les abus sexuels commis par des soldats de l’armée dans les communautés autochtones a été l’occasion d’affrontements avec la police qui a tenté de la disperser. 10 manifestants ont été frappés et arrêtés.

#1151 vu sur les réseaux sociaux

Colombie, Quibdo : la population subit des intimidations de groupes armés, en particulier le groupe «Los mexicanos», qui circule à moto pour imposer le respect de la quarantaine

Colombie, Quibdo. La population mise en quarantaine subit des intimidations de groupes armés, en particulier le groupe «Los mexicanos», qui opère à moto et armé et qui impose le respect de la quarantaine en circulant dans divers quartiers. Un témoin anonyme a déclaré qu’une dizaine de motos circulent ainsi dans la région en criant “tout le monde à l’intérieur” et en intimidant avec des armes ceux qu’ils rencontrent. Le gouvernement désavoue ces interventions et semble dépassé. Au cours des jours précédents, à travers des brochures menaçantes, «Les Mexicains» se sont auto désignés comme la deuxième autorité de la capitale et ont annoncé que 24 motos patrouilleraient à Quibdó, avertissant qu’ils n’hésiteraient pas à tuer ceux qu’ils croiseraiet après huit heures du soir dans les rues.

#1095 vu sur www.radionacional.co

Colombie, Soacha : des habitants se révoltent contre une opération d’expulsion menée par la brigade anti-émeutes de la police mobile (ESMAD), un adolescent est tué d’une balle dans le cou

Colombie, Soacha. Des habitants se sont révoltés contre une opération d’expulsion à laquelle menée par la brigade anti-émeutes de la police mobile (ESMAD) dans le quartier pauvre de Ciudadela Sucre à Soacha, ville située à proximité de Bogota. Pendant les affrontements au cours desquels la police a tiré à balles réelles, un adolescent est décédé après avoir reçu une balle dans le cou tirée par un membre du groupe Esmad de la police métropolitaine de Bogota.

#1089 vu sur www.elheraldo.co

Colombie : alors que l’épidémie s’intensifie en Amérique latine, le confinement est prolongée jusqu’au 15 juillet, avec interdiction totale de sortie pour les plus de 70 ans

Colombie. Alors que l’épidémie s’intensifie en Amérique latine avec plus de 100 000 (dont plus de la moitié au Brésil), le confinement est prolongée jusqu’au 15 juillet, avec interdiction totale de sortie pour les plus de 70 ans. Les déplacements sont toujours limités sur le territoire national et réservé à certaines catégories de populations, les évènements publics et privés proscrits. En parallèle, la stigmatisation des malades du Covid-19 et du personnel soignant continue dans certaines régions, « au point que non seulement les personnes touchées préfèrent se cacher et souffrir en silence, mais que certaines communautés refusent aussi le dépistage » peut-on lire dans la presse où se multiplient les articles pour expliquer qu’être malade n’est pas honteux.

#1050 vu sur rfi.fr

Colombie, Chinu : des systèmes de piloris pour punir ceux et celles qui ne respectaient pas le confinement.

Colombie, Chinu. Les autorités colombiennes auraient mis en place des systèmes de piloris pour les gens qui ne respectaient pas le confinement. Les contrevenant se voyaient enfermer la jambe dans un système en bois afin de les punir publiquement. Le système serait aussi utilisé pour certains “délits” tel que l’adultère

#01003 vu sur wikipedia

Colombie : beaucoup de personnes âgées, en particulier dans les quartiers pauvres, refusent de se plier au confinement qui les enferme jusqu’à fin août au point que la presse parle de “révolte des têtes grises”

Colombie. Le confinement des plus de 70 ans, qui devait être imposé pour près de six mois en Colombie, suscite des controverses. Beaucoup de personnes âgées, en particulier dans les quartiers pauvres, refusent de s’y plier, au point que la presse parle de “révolte des têtes grises”. L'”isolement préventif obligatoire” des plus de 70 ans a quand même été prolongé jusqu’à fin août, y compris dans les régions moins affectées où le confinement a été assoupli. Beaucoup des personnes âgées isolées sont très pauvres et comptent sur la mendicité pour survivre. Certains ont été emmenés de force dans des hospices, d’autres font semblant d’être plus jeunes qu’ils ne le sont pour ne pas se faire contrôler par la police, alors que contrevenir au confinement fait risquer une amende de 235 euros soit un mois du salaire minimum

#1009 vu sur www.challenges.fr

Colombie, Bogota : 2000 migrants vénézueliens sont bloqués à 2 400 mètres d’altitude, dans des conditions sanitaires propices à la transmission du Covid-19

Colombie, Bogota. Quelques 2000 migrants vénézueliens sont bloqués à Bogota, à près de 2 400 mètres d’altitude, dans des conditions sanitaires propices à la transmission du Covid-19. Environ 69.000 Vénézuéliens sont rentrés depuis que la Colombie a fermé cette frontière dès le 14 mars, selon le bureau des migrations. Récemment, le gouvernement a restreint le passage des migrants d’environ 300 par jours à 100 tous les trois jours, décision administrative gestionnaire qui met en difficulté des milliers de personnes. La Colombie fait état d’un millier de morts du Covid-19, le Venezuela d’à peine vingt. Mais ce bilan est mis en cause par des experts et des ONG dans ce pays dont le système de santé est en faillite.

#0880 source www.challenges.fr

Colombie : l’horreur gestionnaire trouve une solution pratique pour faire face à l’épidémie et invente le lit d’hôpital en carton qui se transforme en cercueil en quelques secondes.

Colombie. L’entreprise ABC Displays commercialise à Bogota un lit d’hôpital en carton qui peut se transformer en cercueil en quelques secondes. Ce lit répond à trois problématiques liées à la gestion de la pandémie : le nombre de lits d’hôpitaux disponibles, la propagation du virus et les coûts d’enterrement. Par ailleurs, en cas de décès du patient, aucun transfert du corps n’est nécessaire, limitant les contacts avec le virus. On peut donc désormais passer de la vie à la mort dans une boîte en carton.

#0661 Source fr.news.yahoo.com

Colombie, Bogota : expulsion d’un bidonville dans le quartier Altos de la Estancia, la police anti-émeute intervient violemment pour empêcher tout débordement

Colombie, Bogota. Près de 700 familles pauvres vivant dans le quartier Altos de la Estancia ont été expulsées violemment en pleine diffusion de la pandémie. Le terrain était occupé par des sans-abri, des migrants, des paysans, des indigènes et des chômeurs depuis plus de 20 ans. Le bidonville abritait 1000 familles quand les expulsions ont commencé. Le ministre du Logement avait interdit les expulsions jusqu’en juin, mais des responsables ont déclaré que les maisons d’Altos de la Estancia étaient illégales et que la région était menacée de glissements de terrain. Les expulsions se font avec la participation de la police antiémeute de l’ESMAD qui réprime violemment tous ceux qui s’y opposent, plusieurs personnes ont été blessées.

#0651 Source breakingnews.fr

Colombie : à travers le pays, des habitants accrochent des vêtements et des drapeaux rouges à leurs fenêtres et balcons pour protester et montrer qu’ils ont faim.

Colombie. À travers le pays, des habitants accrochent des vêtements et des drapeaux rouges à leurs fenêtres et balcons pour protester et montrer qu’ils ont faim. La gestion de la pandémie et l’impossibilité de travailler cause des pénuries qui pèsent de plus en plus sur l’ensemble de la population et les aides alimentaires promises ne sont pas distribuées

#0496 New York Times du 05/05

Colombie, Bogota : des personnes issues des populations autochtone de Colombie sont bloquées en ville, ils ne peuvent ni trouver les moyens d’y subsister à cause de la quarantaine, ni regagner leurs territoires

Colombie, Bogota. Des personnes issues des populations autochtone de Colombie sont bloqués en ville, ils ne peuvent ni trouver les moyens d’y subsister à cause de la quarantaine, ni regagner leurs territoires qui sont complètement fermés par crainte des ravages que provoquerait un début de contagion. Au cœur de Bogota, quelque 360 indiens Emberas, qui ont fui il y a quatre mois les départements du Choco (ouest) et du Risaralda (centre) à cause des conflits armés, protestent depuis début avril pour réclamer des aides qu’ils n’obtiennent pas faut d’être inscrits sur les registres.

#0652 Paru sur www.goodplanet.info

Colombie : dans certaines régions de Colombie, des groupes armés menacent de faire appliquer brutalement des mesures de confinement.

Colombie. Dans certaines régions de Colombie, des groupes armés menacent de faire appliquer brutalement des mesures de confinement. L’Armée de libération nationale (ELN) qui a annoncé le 28 mars un cessez-le-feu d’un mois en tant que “geste humanitaire envers le peuple colombien, qui souffre de la pandémie”, publie, à Bolivar, un texte annonçant que ses combattants se sentaient “obligés de tuer des gens pour sauver des vies» parce que la population n’a pas “respecté les ordres d’empêcher la diffusion du COVID-19”. La brochure déclare que “seules les personnes travaillant dans les magasins d’alimentation, les boulangeries et les pharmacies peuvent travailler”, disant que les autres devraient rester “à l’intérieur de leurs maisons”. Le “Oliver Sinister Front”, un groupe issu des FARC, a publié, le 22 mars, à Tumaco, une ville-port du sud-ouest de la Colombie, un texte annonçant un «couvre-feu en raison de l’urgence dans le pays à cause de COVID-19». Le groupe annonce des «sanctions» pour les établissements encore ouverts, ainsi que pour les pharmacies et les supermarchés qui «comptent un grand nombre de personnes». Un autre texte, publié le 1er avril avertit que «ceux qui ne se conformeront pas seront des cibles militaires». Le groupe ordonne la «fermeture d’établissements tels que bars, cantines, billard et boîtes de nuit» et impose un «couvre-feu de 20h à 6h».

#0259 Paru sur hrw.org le 13 avril 2020

Colombie, SanJuan de Pasto : mutinerie à la prison de Pasto

Colombie, San Juan de Pasto. Une mutinerie éclate à la prison de Pasto. Les prisonniers manifestent pendant deux heures en allumant des incendies dans l’enceinte de la prison. Des unités de la police nationale et l’escouade anti-émeute de l’armée sont intervenues pour réprimer la révolte. Les prisonniers exigent le respect de leurs droits, la possibilité de recevoir des visites de leurs proches ainsi que la libération des détenus non-dangereux. À la périphérie de la prison, des proches des détenus demandent une vérification de l’état sanitaire de la prison par des associations humanitaires.

#0182 Source : tubarco.news

Colombie, Bogota. Une violente mutinerie a fait 23 morts et 90 blessés, dont sept gardiens, dans la prison de la Modelo à Bogotá

Colombie, Bogota. Une violente mutinerie a fait 23 morts et 90 blessés, dont sept gardiens (deux sont dans un état critique), dans la prison de la Modelo à Bogotá, en pleine urgence sanitaire due à la pandémie du nouveau coronavirus, qui a motivé le confinement de la capitale colombienne. La ministre de la Justice, Margarita Cabello, a attribué ces graves troubles à une tentative d’évasion et rejeté des informations liant ce mouvement de protestation des prisonniers aux conditions pénitentiaires qui aggravent le risque de contagion.

#0015 Paru sur RT France le 22 mars 2020

Colombie : plusieurs dizaines de blessés et de morts dans l’émeute d’une des plus grandes prisons de Bogota

Colombie, Bogota. 23 personnes au moins sont mortes lors de la répression des émeutes dans la prison de La Modela, l’une des plus grandes prisons de Bogota. Il est question de 32 prisonniers hospitalisés (ainsi que 7 gardiens dont 2 dans un état critique). Des révoltes ont lieu dans une dizaine d’autres prisons du pays.

#0000 Source : bbc.com