Chine : dans le cadre de l’opération « union des ethnies en une seule famille », l’Etat chinois envoie des cadres dormir une semaine par mois dans les foyers ouïgours pour soumettre le dernier espace d’intimité à sa surveillance

Chine. Depuis 2016, dans le cadre de l’opération « union des ethnies en une seule famille », l’Etat chinois envoie des cadres dormir une semaine par mois dans les foyers ouïgours pour soumettre le dernier espace d’intimité à sa surveillance. Les faux “cousins chinois” inspectent tous les aspects de la vie intime des familles ouigoures, allant jusqu’à dormir sur un matelas dans leur chambre. Les enfants sont interrogés pour tout connaître des habitudes familiales. Une femme réfugiée depuis aux Etats Unis témoigne : « pour eux, ça semblait comme un jeu, mais qui consistait à nous espionner », Sa famille était surveillée par un cousin pour chacun de ses membres (soit trois hommes et une femme), le père faisant exception à la règle car il était étranger (pakistanais). Plus de 100 000 cadres et fonctionnaires ont été affectés à cette opération en 2016 et cette surveillance expérimentale s’est depuis intensifiée et généralisée.

#1542 vu sur lemonde.fr

International, Chine : le label “éthique sur l’étiquette” (sic!) publie une liste d’entreprises internationales qui ont recours au travail forcé des Ouighours et autres minorités du Xinjiang en Chine ; un vêtement sur cinq passe par les camps de travail.

International, Chine. Le label “éthique sur l’étiquette” (sic !) fournit une liste (partielle) des entreprises internationales qui ont recours à un moment ou un autre de leur chaine de production, au travail forcé des Ouighours et autres minorités du Xinjiang en Chine. Abercrombie & Fitch, Adidas, C&A, Calvin Klein, Cerruti, Gap, H&M, Fila, Ikea, Lacoste, Muji, Nike, Patagonia, Puma, The North Face, Polo Ralph Lauren, Tommy Hilfiger, Uniqlo, Victoria’s Secret, Woolsworth… Il en ressort qu’environ un vêtement sur cinq vendu à travers le monde passe par les camps de travail du Xinjiang.

#1316 vu sur liberation.frliberation.fr

La Chine utilise la main d’oeuvre des Ouïghours pour produire les masques faciaux utilisés dans le monde entier

Chine. Une enquête du Times révèle que la Chine utilise la main d’oeuvre des Ouïghours, qu’elle persécute et enferme, pour produire les masques faciaux utilisés ensuite aux Etats Unis et dans le monde entier pour limiter la propagation de l’épidémie. Des images, produites par la télévision d’Etat chinoise, montrent un groupe d’Ouïghours arrivant, joyeux, dans une entreprise textile qui a commencé à produire des masques en réponse à la pandémie. Il s’agit de la propagande autour du programme de travail gouvernemental, c’est-à-dire les camps de travail. Au Xinjiang, où vivent la plupart des Ouïghours, le nombre d’entreprises produisant des équipements de protection médicale est passé de 4 à 51 et au moins 17 d’entre elles participent au programme de “transfert de main-d’œuvre” des Ouighours. Mi-mars, le gouvernement a déplacé près de 2 000 Ouïghours de Hotan, dans le sud du Xinjiang. Leur destination est Urumqi, la capitale du Xinjiang au nord. Cinquante d’entre eux ont été envoyés à Tianshan Textile pour cette tâche. Les travailleurs sont ainsi déplacés au gré des besoins croissants sur les lieux de travail puis sont enfermés à proximité. Les images satellites de certaines usines où sont aussi employés des travailleurs chinois montrent des quartiers de travail et d’habitation séparés. La hausse soudaine de la demande liée à la pandémie favorise le recours à ce type de main d’oeuvre, utilisable au gré des besoins, et les Etats Unis et la France (entre autres) utilisent aussi le travail des prisonniers pour ces productions massives.

#1263 vu sur www.nytimes.com

Chine : une économie parallèle de vente illégale de données de reconnaissance faciale se développe, pour 0,06 euro, on peut acheter une image faciale

Chine. Alors que les systèmes fondés sur la reconnaissance faciale, présentés par le pouvoir comme garantie de la sécurité publique, se sont fortement développés pour sécuriser toutes sortes d’échanges ou de contrats, une économie parallèle de la vente illégale de ces données s’est aussi mise en place. Sur ce marché noir, pour cinquante centimes de yuans, soit 0,06 euro, on peut acheter une image faciale. Un vendeur a ainsi proposé “un total de 20 000 images, prix non négociable”, sur le réseau social WeChat, aux journalistes de l’agence de presse officielle qui enquêtent sur ce trafic. Les journalistes constatent que “de nombreuses personnes vendent ouvertement des données faciales” sur différentes plateformes de vente en ligne. Certains vendeurs proposent également un logiciel d’“animation des photos” pour transformer un portrait en animation 3D qui “cligne des yeux, ouvre la bouche, hoche la tête”, des expressions souvent demandées lors de l’identification dans les dispositifs sécurisés par ce procédé.

#1209 vu sur www.courrierinternational.com

Chine, Hong-Kong : nouvelle loi sur la sécurité nationale, destinée à lutter contre « la sécession, la subversion, le terrorisme et la collusion avec des forces étrangères », le texte prévoit des peines allant jusqu’à la prison à perpétuité pour les ennemis du régime et une surveillance étendue par ses agences

Chine, Hong-Kong. Le régime chinois a adopté le 30 juin une loi sur la sécurité nationale à Hong-Kong, destinée à lutter contre « la sécession, la subversion, le terrorisme et la collusion avec des forces étrangères ». Le texte prévoit des peines allant jusqu’à la prison à perpétuité pour les ennemis du régime et une surveillance étendue par ses agences. Des manifestations ont eu lieu le lendemain. La police hongkongaise a fait usage d’un canon à eau pour disperser les petits groupes de manifestants rassemblés. Le camion, équipé d’un canon à eau, a tiré plusieurs rafales d’eau qui était mélangée à une solution de poivre irritant. Trente personnes ont en outre été arrêtées, selon l’agence Reuters reprenant une information des forces de l’ordre, pour violation de la nouvelle législation, rassemblement illégal, refus d’obtempérer et possession d’armes.

#1099 vu sur lemonde.fr

Chine : un rapport démontre une politique génocidaire de contrôle des naissances à l’encontre de la communauté musulmane des Ouïghour avec des stérilisations forcées sous la menace d’être interné en camps

Chine. Un rapport, dans lequel un expert allemand s’inquiète de la chute de naissance dans la communauté musulmane des Ouïghour en particulier depuis 2016, montre comment la Chine mène, dans sa région du Xinjiang (nord-ouest) à majorité musulmane, une politique de contrôle des naissances extrêmement coercitive avec des stérilisations forcées sous la menace d’être interné en camp. Ces pratiques sont génocidaires. Des organisations de défense des droits de l’Homme accusent la Chine d’avoir interné dans la région au moins un million de musulmans, dans ce qu’elles appellent des camps de rééducation politique. Pékin dément ce chiffre et parle de centres de formation professionnelle, destinés à aider la population à trouver un emploi et à l’éloigner ainsi de l’extrémisme et du terrorisme. La Chine fait savoir pour sa part que le Xinjiang est désormais “stable et harmonieux”.

#1108 vu sur lemonde.fr

Chine : la police recueille actuellement des échantillons de sang d’hommes dans tout le pays pour construire une carte génétique de 700 millions de personnes de sexe masculin parce que “les hommes commettent plus de crimes que les femmes”

Chine. La police recueille des échantillons de sang d’hommes et de garçons de tout le pays pour construire une carte génétique de ses quelque 700 millions d’hommes, donnant aux autorités un nouvel outil puissant pour leur nouvel état de surveillance de haute technologie. Même les enfants sont obligés de donner des échantillons de sang pour construire une base de données génétiques qui s’ajoutera aux capacités de surveillance croissantes de Pékin. La collecte concerne des ADN masculin car les statistiques montrent que les hommes commettent plus de crimes que les femmes (sic). La Chine détient déjà la plus grande quantité de matériel génétique au monde, totalisant 80 millions de profils, selon les médias d’État. Les autorités ont pour objectif de prélever des échantillons d’ADN de 35 à 70 millions d’hommes et de garçons, soit environ 5 à 10% de la population masculine chinoise. Ils n’ont pas besoin d’échantillonner tous les hommes, car l’échantillon d’ADN d’une personne peut révéler l’identité génétique des parents masculins. Les collectes antérieures d’ADN étaient un peu plus ciblées, soit autour de certains types de personnes suspects pour un crime ou délit en particulier, soit sur des groupes identifiés comme “potentiellement criminels” comme les travailleurs migrants dans certains quartiers. La police a également recueilli l’ADN de groupes ethniques minoritaires comme les Ouïghours afin de resserrer le contrôle sur ces groupes spécifiques.

#1011 nytimes.com

Chine : des centaines de livreurs poursuivent leur grève dans un mouvement qui a commencé en mai pour protester contre les conditions de travail pendant le confinement

Chine. Des centaines de livreurs sont en grève dans un mouvement qui a commencé en mai pour protester contre les conditions de travail pendant le confinement et se poursuit alors que les entreprises pour lesquels les livreurs, de plus en plus nombreux, travaillent ont augmenté leurs commissions.

#0854 vu sur les réseaux sociaux.

Chine, Hangzhou : la ville prévoit d’adopter de manière pérenne une application testant l’état de santé et le mode de vie de chaque habitant.

Chine, Hangzhou. Cette ville de 10 millions d’habitants prévoit de rendre l’application de suivi de la santé, introduite dans le cadre de la réponse au coronavirus, un dispositif permanent et obligatoire pour l’ensemble de sa population. C’est dans cette ville qui abrite le géant du commerce électronique Alibaba que l’application a été lancée pour la première fois. Des versions de l’application ont été utilisées dans toute la Chine continentale. Il s’agirait de vérifier en permanence l’état de santé de la population et de gérer des interdictions de déplacements et des mises en quarantaines à partir du code QR délivré en fonction de données très diverses (température, respiration, etc.). L’application intègrerait davantage d’indicateurs de santé pour développer des classements d’index individuels, c’est-à-dire évaluer les risques courus pour chaque individu, en fonction de son état de santé et de son mode de vie. Dans l’application proposée, le statut d’un individu serait noté sur 100 sur la base des dossiers médicaux, des résultats des tests physiques, du poids, de la taille, des niveaux d’activité et d’autres choix de style de vie tels que le tabagisme (avec le décompte journalier du nombre de cigarettes fumées), la consommation d’alcool ou de drogues, etc. Par exemple, boire un verre de vin blanc pourrait faire baisser votre score de 1,5 point, tandis que dormir pendant sept heures pourrait l’améliorer d’un point. Outre le contrôle délirant sur toutes les dimensions de la vie de chacun, cette application pourrait être utilisée par les compagnies d’assurances. L’application pourrait être mise à disposition pour la fin du mois de juin.

#0797 Source theguardian.com

Hong Kong : la plus grosse manifestation depuis le début du confinement a eu lieu contre la proposition de loi chinoise visant à interdire “la trahison, la sécession, la sédition et la subversion” à Hong Kong

Hong Kong. Les manifestants ont été très nombreux à braver l’interdiction pour se réunir dans le centre de la ville pour la plus grosse manifestation depuis le début du confinement. De multiples unités de la police anti-émeute étaient bien en vue dimanche dans le quartier de Causeway Bay et des grenades lacrymogènes ont été tirées. La Chine a déposé vendredi au Parlement un texte visant à interdire “la trahison, la sécession, la sédition et la subversion” à Hong Kong, en réponse aux manifestations de 2019. Plus de 8.300 personnes ont été arrêtées depuis le début de la contestation il y a un an. Environ 200 ont encore été interpellées en marge d’actions de moindre ampleur à l’occasion de la Fête des mères début mai.

#0750 Source lematin.ch

Chine, Wuhan : une gigantesque campagne de dépistage des onze millions d’habitants de la ville sur dix jours est mise en œuvre

Chine, Wuhan. Après l’apparition de nouveaux cas de coronavirus, les 11 millions d’habitants de Wuhan vont être testés en dix jours au cours d’une gigantesque campagne de dépistage. Ce dépistage, annoncé par une circulaire de la mairie, est engagé après l’annonce de six nouveaux cas de contamination ce week-end. Il s’agit des premiers déclarés depuis un mois, en l’occurrence des personnes âgées habitant la même résidence du district de Dongxihu. Seize autres cas ont été signalés par ailleurs ces derniers jours à Shulan, qui a été placée en quarantaine.

#0590 Source ladepeche.fr

Chine, Pékin : des collégiens ont effectué leur rentrée munis d’un bracelet électronique qui donne l’alerte en cas de fièvre.

Chine, Pékin. Des collégiens ont effectué leur rentrée munis d’un bracelet électronique qui donne l’alerte en cas de fièvre. Ce dispositif est le dernier exemple en date du recours massif du pays aux nouvelles technologies pour tenter de maîtriser l’épidémie. Ces bracelets “intelligents” fournissent en temps réel la température des élèves. Leurs parents et les établissements scolaires peuvent ensuite la surveiller via une application pour téléphone portable. En cas de température anormale – supérieure à 37,2 degrés – le bracelet envoie une alerte aux enseignants qui doivent prévenir la police. Ce dispositif est en phase de test dans cinq districts de la capitale chinoise.

#0601 Source nouvelobs.com

Hongkong, Taïwan, Singapour, Chine, Corée du Sud : dans plusieurs pays d’Asie, des dispositifs de traçage et de contrôle de la population sont mis en place pour lutter contre la propagation du virus

Hongkong, Taïwan, Singapour, Chine, Corée du Sud. Dans plusieurs pays d’Asie, des dispositifs de traçage et de contrôle de la population sont mis en place pour lutter contre la propagation du virus comme des bracelets électroniques contrôlant les déplacements des personnes en quarantaine ou des SMS d’avertissement permettant la recherche des itinéraires des cas suspects. Ces dispositifs se présentent soit comme complémentaires au confinement de l’ensemble de la population, soit comme des alternatives à cette solution.

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