Bosnie : Le camp de Lipa, dans le nord-ouest de la Bosnie, où certains migrants sont bloqués par la fermeture des frontières depuis le mois d’avril dans des conditions désastreuses, a été complètement détruit par un incendie

Bosnie, Lipa. Le camp de migrants de Lipa, dans le nord-ouest de la Bosnie, a été complètement détruit par un incendie probablement “criminel”, ont indiqué les autorités. Environ 1 300 migrants, qui y étaient hébergés, se retrouvent désormais à la rue en plein hiver avec des températures glaciales. “Nous supposons qu’il s’agit d’un acte criminel et que des résidents du camp en sont à l’origine” a indiqué un représentant de l’OIM. Les migrants auraient ainsi protesté contre l’installation de ce camp où certains sont bloqués par la fermeture des frontières depuis le mois d’avril dans des conditions désastreuses, empirées par l’arrivée de l’hiver sans aucun dispositif adéquat, ni électricité, ni chauffage. L’agence de l’ONU qui gérait ce centre d’accueil avait récemment annoncé son retrait de la structure en raison des mauvaises conditions de vie des migrants. Les autorités municipales et cantonales de Bihac refusent que l’OIM rouvre l’ancien centre d’accueil à Bihac, dans les halles d’une ancienne usine, malgré une instruction du gouvernement fédéral en ce sens. Il a été fermé peu avant les élections municipales de novembre, pour répondre à une pression croissante des habitants.

#1770 Source infomigrants.net

Croatie, Bosnie-Herzégovine : un rapport d’ONG évoque des cas de violences policières et de torture sur des migrants

Croatie, Bosnie-Herzégovine. Un rapport de l’ONG Amnesty International évoque des cas de violences policières et de torture sur des migrants, à la frontière de la Croatie avec la Bosnie-Herzégovine. Le rapport développe par exemple le cas d’un groupe de Pakistanais et d’Afghans interpellés par des policiers croates dans la nuit du 26 au 27 mai près de Lake Plitvice. Selon leurs récits et les témoignages de médecins les ayant pris en charge, ils ont été battus pendant plusieurs heures, et humiliés, avant d’être “rendus” à la police des frontières qui les a ramenés vers la Bosnie-Herzégovine. “Ils ont […] étalé du ketchup, de la mayonnaise et du sucre qu’ils avaient trouvé dans un des sacs à dos, sur les têtes ensanglantées des migrants, leurs cheveux et leurs pantalons.”.

#0927 vu sur infomigrant.fr

Bosnie : la police bosniaque a annoncé que deux hommes avaient été poignardés à mort lors de ce qui semble être une bagarre entre migrants à Cazin près de la frontière avec la Croatie alors que 100 à 150 personnes tentent chaque jour de passer la frontière.


Bosnie. La police bosniaque a annoncé que deux hommes avaient été poignardés à mort lors de ce qui semble être une bagarre entre migrants à Cazin, un petit village du nord du pays, près de la frontière avec la Croatie. Ce drame survient alors que le nombre de migrants qui affluent sur la route migratoire dite des Balkans est en augmentation depuis que les mesures de confinement dues au coronavirus commencent à s’assouplir à travers l’Europe. Plusieurs milliers de migrants ont été bloqués le long de cette route réputée particulièrement dangereuse pendant des semaines à cause des différentes mesures de confinement et de la fermeture des frontières. Le flux semble reprendre peu à peu ces derniers jours et, en ce moment, entre 100 et 150 migrants arrivent quotidiennement dans cette région du nord-ouest, en provenance d’autres régions du pays, dans l’espoir d’entrer en Croatie et donc dans l’Union européenne. La police croate est régulièrement accusée de violences et de refoulements illégaux de migrants vers la Bosnie. Plus tôt cette semaine, la Cour européenne des droits de l’Homme a d’ailleurs demandé des comptes à la Croatie après trois plaintes déposées par des réfugiés syriens.

#0802 Source infomigrants.net