Bolivie : la mobilisation contre le gouvernement s’intensifie avec en particulier beaucoup de blocages de routes et les circulations font l’objet de négociations ou d’affrontements

Bolivie. La mobilisation contre le gouvernement s’intensifie et de plus en plus de routes sont barrées par les manifestants avec des blocages pérennes, et beaucoup de circulations font l’objet de négociations ou d’affrontements. La circulation du virus explose dans le pays depuis la mi-juillet : 10 000 nouveaux malades par semaine et des hôpitaux qui voient leurs services se remplir. Le gouvernement joue sur la situation en accusant les manifestants d’être responsables des décès parce que les blocages rendraient difficile l’approvisionnement des hôpitaux. La Centrale ouvrière bolivienne a appelé à ce que tous les approvisionnements médicaux et les soignants puissent passer librement aux barrages.

#1397 vu sur www.franceculture.fr

Bolivie : dans le cadre du mouvement de contestation qui s’amplifie avec un mot d’ordre de grève générale “pour la défense de la vie et de la démocratie”, plus de 75 autoroutes et routes ont été bloquées à travers le pays

Bolivie. Dans le cadre du mouvement de contestation qui s’amplifie avec un mot d’ordre de grève générale “pour la défense de la vie et de la démocratie en Bolivie”, plus de 75 autoroutes et routes ont été bloquées à travers le pays. Les syndicats soulignent que leur revendication n’est plus seulement des élections démocratiques, mais aussi la destitution immédiate de tout le gouvernement mis en place par le coup d’État.

#1375 vu sur www.pressenza.com

Bolivie, Cochabamba : émeute dans la prison de San Sebastian, les détenus exigent des soins médicaux urgents pour ceux qui présentent des symptômes de Covid-19 et de la nourriture, en plus de leur liberté…

Bolivie, Cochabamba. Emeute des détenus de la prison de San Sebastian. Les détenus sont montés sur le toit de la prison aux cris de “Libertad, Libertad !”. Ils exigent des soins médicaux urgents pour ceux qui présentent des symptômes de Covid-19 et de la nourriture qui leur manque depuis que parloirs et colis sont interdits. Ils demandent aussi la libération des détenus qui sont à quelques mois de purger leur peine et l’assouplissement des conditions pour ceux qui demandent la cessation de leur détention préventive. Ils refusent l’entrée de nouveaux détenus face à l’absence totale de mesures de protection sanitaire. La prison enferme plus de 700 détenus et trois décès dont la cause présumée est le Covid ont été enregistrés. Il y a quelques jours, le vice-ministre de la Sécurité citoyenne a exclu la possibilité d’isoler en dehors des prisons les personnes privées de liberté infectées par le nouveau virus, car – selon lui – cela générerait de nouveaux investissements économiques et une augmentation du personnel policier.

#1312 vu sur pressfrom.info

Bolivie, La Paz : plus de 4000 personnes ont manifesté malgré les mesures de quarantaine pour protester contre les politiques de santé, d’éducation et de travail

Bolivie, La Paz. Plus de 4000 personnes ont manifesté malgré les mesures de quarantaine pour protester contre les politiques de santé, d’éducation et de travail de la présidente par intérim du pays, Jeanine Áñez. C’est la manifestation la plus importante depuis le début de l’épidémie de Covid-19 en mars. La manifestation s’est étendue sur 12 km, de la ville d’El Alto à La Paz, toutes deux placées en quarantaine. Des enseignants en lutte contre les mesures d’enseignement virtuel en vigueur depuis le mois de mars participaient à la mobilisation alors que beaucoup d’enfants pauvres n’ont aucun moyen de se connecter à internet. A ce jour, la Bolivie compte officiellement 49.000 cas de contamination au Covid-19 pour 1.886 décès.

#1188 vu sur www.lefigaro.fr

Bolivie : la présidente par interim Jeanine Anez profite de la pandémie pour repousser les élections et maintenir en place son gouvernement qui mêle militarisation et zèle religieux et déverse de l’eau bénite sur les villes depuis des hélicoptères militaires

Bolivie. La présidente par interim Jeanine Anez profite de la pandémie pour repousser les élections et maintenir en place son gouvernement qui mêle militarisation et zèle religieux. L’une des premières mesures qu’elle a prise a été d’autoriser la police et l’armée à tuer les opposants. Le décret a ensuite été annulé, mais les forces de sécurité ont, entre temps, exécuté 28 personnes et de nombreux opposants au gouvernement ont été arrêtés et enfermés. Outre la quarantaine imposée depuis le 17 mars, les mesures contre l’épidémie consistent à appeler la population à «jeûner et prier» et à organiser des bénédictions spectaculaires avec arrosage d’eau bénite depuis des hélicoptères de l’armée au-dessus des principales villes du pays.

#0865 source theguardian.com

Bolivie : émeute aux cris de “Nous voulons vivre !”, “Liberté, liberté !” dans la prison de Palmasola, le plus grand pénitencier du pays (plus de 5000 détenus), suite à la mort de deux prisonniers atteints du Covid19.

Bolivie. La mort de deux prisonniers atteint du Covid19 déclenche une émeute dans la prison de Palmasola, le plus grand pénitencier de Bolivie, avec plus de 5 000 détenus. Les autorités déclarent que 200 à 250 détenus susceptibles d’avoir été en contact avec un des deux prisonniers décédés sont placés à l’isolement. Quelques heures plus tard plusieurs centaines de prisonniers se révoltent et se rassemblent dans une des cours de la prison aux cris de «Nous voulons vivre», «liberté, liberté”.

#0592 Source explica.co

Bolivie, Cochabamba : des émeutes ont lieu dans les quartiers les plus pauvres de la ville avec des blocage de routes et d’une compagnie pétrolière alors que le gouvernement vient de prolonger la quarantaine jusqu’au 31 mai et en profite pour faire passer des mesures très contestées.

Bolivie, Cochabamba. Des manifestations contre le gouvernement et les mesures de gestion de la pandémie secouent le pays. La zone sud de la ville de Cochabamba, où se trouvent les quartiers les plus pauvres de la ville, se révolte. Des routes et une compagnie pétrolière ont été bloquées. La répression a été violente, avec des tirs de plomb et de gaz lacrymogène ont fait au moins un blessé par balle. Dans ces quartiers fortement touchés par les mesures liés à la gestion de la pandémie, l’eau courante n’est pas toujours distribuée. Le gouvernement vient de prolonger la quarantaine jusqu’au 31 mai sans aucunes mesures d’aide à ceux que le confinement jette dans une misère totale. Le président Añez en profite pour faire passer des décrets très contestés : le 8 mai il promulgue un décret qui accélère l’utilisation d’OGM dans l’agriculture nationale et le 10 mai, à l’occasion de la journée nationale des journalistes et de la liberté d’expression, il a rendu public un texte visant à réprimer la liberté d’expression, encore une fois sous couvert de lutte contre le Covid-19. Ce texte indique que « les personnes qui incitent au non-respect de ce décret ou diffusent des informations de tout type, que ce soit sous forme écrite, imprimée, artistique et / ou par toute autre procédure qui met en danger ou affecte la santé publique, qui génère de l’incertitude dans la population, seront passibles de plaintes par la commission des délits établis dans le Code pénal ».

#0633 Source laizquierdadiario.com.bo

Amérique du Sud : plusieurs Etats en appellent à Dieu et aux prières collectives pour endiguer le Coronavirus

Brésil, Bolivie, Nicaragua, Mexique, Vénézuela, Salvador. En Amérique du Sud, plusieurs Etats appellent Dieu à la rescousse et invitent à des réunions de prière qui peuvent encourager le développement de la pandémie. Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé la nomination d’André de Almeida Mendoça, avocat et pasteur presbytérien, comme nouveau ministre de la Justice et de la Sécurité publique, à la place de Luz Henrique Mandetta, qui a préconisé la quarantaine dans les grandes villes, et voulu interdire les réunions organisées par les églises évangéliques. Il a aussi appelé la population à des journées de jeûne collectif et de prière pour libérer le Brésil de l’épidémie de coronavirus. Au Nicaragua, les appels au sacré sont quotidiens. Le président, le 15 avril, a déclaré que la pandémie était « un signe de Dieu » pour changer le monde et son épouse et vice-présidente Rosario Murillo, apparaît chaque jour pour appeler à la protection divine de l’au-delà. Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a demandé aux habitants de porter sur eux des amulettes et des images pieuses pour arrêter le coronavirus. Le président du Salvador, Nayhid Bukele, a déclaré en février qu’il avait parlé directement à Dieu. Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a encouragé il y a quelques semaines l’organisation d’une chaîne de prière pour l’obtention d’un vaccin définitif contre le covid-19.

#0450 Source 14ymedio