Birmanie, Rangoun : la loi martiale a été décrétée après l’incendie d’une trentaine d’usines chinoises ; la veille, 74 personnes sont abattues par les forces de l’ordre lors de la répression des manifestations.

Birmanie, Rangoun. Alors que les révoltes et les affrontements contre le Coup d’Etat militaire se poursuivent, et que la répression sanglante a fait jusqu’à présent plus de 80 morts selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques, la loi martiale a été décrétée dimanche 7 mars dans la banlieue industrielle de Rangoun, après l’incendie de plusieurs usines chinoises par des assaillants. Les forces de sécurité s’étaient alors déployées en nombre, ouvrant le feu et tuant des dizaines de manifestants. Toute personne interpellée dans le quartier et les cinq autres cantons de Rangoun où la loi martiale a été instaurée risque d’être renvoyée devant un tribunal militaire, avec une peine minimale de trois ans de travaux forcés. Dimanche avait marqué la journée de répression la plus sanglante avec 74 civils abattus. Près de 2 200 personnes ont été arrêtées depuis le coup d’Etat. De petits groupes épars de contestataires ont continué de se rassembler mardi à Rangoun en dépit de la loi martiale, et des habitants ont commencé à fuir en nombre la banlieue.

#1942 Source courrierinternational.com

Birmanie : au moins 54 manifestants sont morts depuis le début du mouvement qui se poursuit contre le coup d’Etat militaire

Birmanie. Les manifestations contre le coup d’Etat militaire se poursuivent. Au moins 54 manifestants sont morts depuis le début du mouvement. L’un d’entre eux est mort aujourd’hui à Mandalay après une nouvelle journée de manifestations. Plus de 1 700 personnes ont été arrêtées. A Rangoun, la capitale économique, la police a fait usage de balles en caoutchouc et de grenades assourdissantes pour disperser un cortège de manifestants qu’avaient rejoint une centaine de médecins en blouse blanche. Un groupe de manifestants s’est également rassemblé dans la ville de Pathein, à l’ouest de Rangoun. Il y a deux jours, au moins 38 personnes ont été tuées selon l’Organisation des Nations unies (ONU), alors que sur les réseaux sociaux circulent des images montrant des forces de sécurité tirant sur la foule et des corps ensanglantés. Selon la police locale indienne, neuf Birmans se sont réfugiés mercredi en Inde dont trois policiers ayant déclaré aux autorités de l’Etat de Mizoram, frontalier de la Birmanie, qu’ils fuyaient pour ne pas avoir à prendre part à la répression dans leur pays.

#1934 Source lemonde.fr

Birmanie : les manifestations contre le putsch militaire se poursuivent malgré la répression; face aux balles en caoutchouc, canons à eaux et lacrymos, les manifestants déploient une immense bâche

Birmanie. Les manifestations contre le putsch militaire du 1er février se poursuivent malgré la répression de la junte. Mardi, la police et l’armée ont utilisé des balles en caoutchouc, canons à eaux et des gaz lacrymogènes contre la foule. Les manifestants développent des techniques pour s’en prémunir comme ces immenses bâches de plastique que les manifestant déploient au dessus des cortèges.

#1915 vu sur franceculture.fr

Birmanie : un reporter birman prend deux ans de prison ferme pour avoir écrit qu’un réfugié Karen rapatrié de Thaïlande suite aux mesures de confinement était décédé du Covid19

Birmanie, Myawaddy. Pour avoir écrit qu’une personne était décédée du Covid-19, un reporter birman passera deux ans derrière les barreaux. Quand la Thaïlande a instauré ses mesures de confinement, la région de Myawaddy qui a une frontière commune avec la Thaïlande, a vu arriver un grand nombre de réfugiés birmans d’origine Karens qui vivaient dans des camps en Thaïlande. Enquêtant sur ces retours potentiellement risqués en terme de contagion, Zaw Ye Htet, le journaliste aujourd’hui incarcéré, a indiqué qu’“une personne était morte du Covid dans la ville de Myawaddy le 3 avril”.

#0738 Source courrierinternational.com