Inde, Bangladesh : face à l’arrivée du cyclone Amphan, des millions de personnes sont en cours d’évacuation alors que les abris sont utilisés comme centres de quarantaine.

Inde, Bangladesh. Des millions de personnes vont être évacuées dans le contexte de la pandémie suite à l’arrivée prochaine du cyclone Amphan qui s’annonce très violent et va en particulier toucher Calcutta. La situation est compliquée par le fait qu’une partie des centres d’évacuation sont utilisés comme lieu de quarantaine, et par la difficulté de maintenir les mesures de distanciation sanitaire dans les abris. Entre leurs habitations qui risquent d’être détruites et les évacuations au cours desquelles les mesures sanitaires vont être très peu efficaces, les habitants font face à un choix impossible.

#0705 Source rfi.fr

Inde et Bangladesh : manifestations violentes dans les usines de textile pour réclamer la réouverture et le paiement des salaires

Inde et Bangladesh. Des révoltes ont éclaté à Gazipur dans la capitale du textile au Bangladesh d’où proviennent une majorité des produits textiles consommés dans les magasins du monde entier. La ville est malheureusement connue pour ses nombreux accidents et décès d’ouvriers dus aux terribles conditions de travail. De nombreux morts dans les usines ces dernières années ont déclenché des mouvements de révolte parmi les ouvriers. Les ouvrier de l’usine RMG ont manifestés pour la réouverture des usines et le paiement des salaires (la plupart vivent dans des situation d’extrême pauvreté et l’usine est leur seul espoir de subsistance) , ils ont répondus aux balles en caoutchouc avec des pierres et ont répliquer aux matraques avec des bâtons. Une douzaine d’ouvriers de l’usine RMG ont été bléssés. En Inde, des centaines de travailleurs immigrés de Chenab Textile Mills (CTM) dans le district de Jammu-et-Cachemire à Kathua ont manifesté pour protester parce que leurs salaires n’étaient pas payés. Il y a eu de nombreuses dégradations et les affrontements avec la police ont fait plusieurs blessés. Les manifestants sont allé bloquer l’autoroute. Plus d’une vingtaine de personnes ont été arrêtées pour avoir endommagé des véhicules de police et pour d’autres dégradations, a indiqué la police.

#0533 et 0541 Source newagebd.net et zeenews.india.com

Bangladesh : le gouvernement met en service le camp de détention cauchemardesque qu’il a fait construire sur l’îlot insalubre de Bhasan Char (“l’île qui flotte”) pour y mettre des migrants Rohingya en quarantaine.

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Bangladesh. Le gouvernement profite de la pandémie pour enfermer des migrants Rohingya sur un îlot submersible, l’île de Bhasan Char (« l’île qui flotte », en bengali). Alors que, face aux protestations de l’ONU, il avait renoncé au projet d’installer 103 000 réfugiés rohingya sur cet îlot perdu dans le golfe du Bengale, le gouvernement vient de faire débarquer sur place 29 membres de cette minorité ethnique, au nom du risque de contagion qu’ils représenteraient. Il s’agit de migrants rescapés du bateau qui a erré depuis début mars entre le golfe du Bengale et la mer d’Andaman. Un autre navire où s’entasseraient entre 500 et 800 « boat people » a été repéré dans les eaux territoriales birmanes. Arguant de la pandémie de Covid­19, Kuala Lumpur a interdit tout accostage sur ses côtes, et les deux embarcations, après une autre tentative avortée en Thaïlande, ont rebroussé chemin pour regagner le Bangladesh, d’où elles étaient parties. Les quarante rescapés de la première embarcation ont échoué sur le rivage, à proximité de la piste de l’aéroport. Une dizaine d’entre eux se sont échappés, tandis que les autres, huit hommes, quinze femmes et cinq enfants affamés, ainsi qu’un homme qui sera accusé plus tard d’être un trafiquant d’êtres humains, ont été arrêtés par la police. Tous ont été remis aux gardes-­côtes qui les ont transportés sur l’île de Bhasan Char, à trois heures de navigation de là. Il s’agit d’une terre insalubre, apparue il y a une vingtaine d’années par accumulation de sédiments charriés depuis l’Himalaya par le Gange et le Brahmapoutre. L’île menacée par les cyclones a été entourée de digues en terre de 3 mètres de haut, qui n’empêchent pas le risque qu’elle soit submergée pendant la mousson. Le gouvernement y a fait bâtir un camp de rétention de la taille d’une ville, avec plusieurs centaines d’immeubles collectifs, des dispensaires, des écoles, des mosquées et de nombreuses caméras de surveillance dans la perspective d’y enfermer les Rohingya. L’utilisation à des fins de mises en quarantaine de ces lieux présage de leur mise en service pérennes malgré les diverses protestations internationales. « Si les migrants arrivés par la mer en avril ont été placés en quarantaine dans des lieux prévus à cet effet à Cox’s Bazar (sur le continent), on se demande bien pourquoi, soudain, les nouveaux arrivants ne pourraient pas rester sur la terre ferme et devraient être envoyés dans cette île qui est un véritable camp de concentration », estime Rezaur Rahman Lenin, un consultant indépendant spécialiste de la question des Rohingya.

#0514 Source Le Monde du 06/06

Bangladesh : deux millions de migrants bangladais, ballottés au gré des besoins économiques, pourraient être rapatriés depuis divers pays où il émigrent pour trouver du travail.

Bangladesh. Deux millions de migrants bangladais pourraient être rapatriés par divers pays où il émigrent pour trouver du travail. Ils sont douze millions de Bangladais à travailler à l’étranger. Déjà, l’Arabie saoudite et le Koweït ont procédé, par charter, au retour d’un millier d’entre eux. « Des États qui emploient ces migrants ont demandé au gouvernement bangladais d’envoyer des avions pour rapatrier ceux dont ils n’ont plus besoin. Si le Bangladesh ne le fait pas, ils ont menacé de ne plus faire appel à l’avenir à ses travailleurs », l’ONG Okup qui aide les migrants. Certains pays gèrent la question autrement : le Bahreïn a promis de légaliser temporairement ceux qui n’avaient pas de visas de travail. Singapour se serait engagé à payer le salaire des migrants sans emploi tout en les enfermant dans des foyers avec une assistance médicale. L’Italie a décidé de donner des papiers ( très provisoires !) aux 600 migrants bangladais arrivés sur ses côtes. Elle va les employer pour les récoltes, car l’Italie n’a plus de travailleurs saisonniers venant de l’Europe de l’Est.

#0435 Source lacroix.com

Bangladesh : 382 migrants rohingyas qui tentaient de passer en Thaïlande et en Malaisie récupérés après 2 mois d’errance en mer dans des conditions effroyables

Bangladesh. Les gardes-côtes du Bangladesh ont annoncé avoir secouru dans les eaux territoriales du pays 382 réfugiés rohingyas « affamés » après presque deux mois d’errance en mer sur un bateau qui devait les faire passer en Thaïlande et en Malaisie. Une soixantaine de personnes ont perdu la vie sur le bateau. “Nous n’avions presque pas de nourriture, d’eau potable et de médicaments” a raconté un survivant. “Le capitaine a tenté de violer l’une de nos femmes et une rixe a éclaté. Nous l’avons tué dans la bagarre et l’avons jeté à la mer”. Chaque année, des milliers de Rohingyas tentent, depuis le Bangladesh ou la Birmanie, de fuir par la mer vers des pays d’Asie du Sud-Est à bord d’embarcations précaires et bondées, dans l’espoir d’une vie meilleure. Beaucoup d’entre eux souhaitent rejoindre la Malaisie, nation à majorité musulmane où se trouve une importante diaspora rohingya.

#0241 Source : ouestfrance.fr