Argentine, Fontana. : des policiers agressent et torturent des membres de la communauté autochtone de Qom, la scène est filmée et fait scandale

Argentine, Fontana. Des scènes choquantes d’agents de police agressant des membres de la communauté autochtone de Qom dans la ville de Fontana, province du Chaco (nord du pays) sont diffusées sur les réseaux sociaux. Face au scandale, les autorités locales sont intervenues en suspendant six officiers et en les plaçant sous enquête. Des policiers ont fait irruption pendant la nuit dans une maison du quartier de Banderas Argentinas, près de la ville de Fontana, et ont frappé les habitants, ont tiré sur eux des balles en caoutchouc et ont commis des agressions sexuelles. Selon la presse, les policiers ont arrêté et transféré deux femmes et deux hommes, en plus d’attaquer une autre femme qui se trouvait sur les lieux. Les proches de ces personnes affirment qu’elles ont été ensuite blessées et torturées au poste de police où elles ont été transférées. Un témoin raconte : “au poste de police, ils ont été torturés avec des méthodes qui rappellent des temps très sombres: les policiers ont éteint la lumière, les ont battus, les ont aspergés d’alcool au cri de” putains d’Indiens “et après, ils ont fait des blagues en allumant une cigarette à proximité.”

#1053 vu sur batimes.com.ar

Argentine, Villa Azul : les autorités argentines ont décrété lundi la mise en quarantaine totale du bidonville de Villa Azul pour tenter de freiner la propagation du coronavirus.

Argentine, Villa Azul. Les autorités argentines ont décrété lundi la mise en quarantaine totale du bidonville de Villa Azul pour tenter de freiner la propagation du coronavirus. «Le quartier a été encerclé par les forces de sécurité. Personne n’est autorisé à en sortir, sauf pour des raisons de santé». Situé à dix-sept kilomètres au sud de Buenos Aires, Villa Azul compte environ 3000 habitants. Un foyer de 53 cas de Covid-19 y a été détecté, et 50 cas suspects en cours d’analyses.

#0787 vu sur euronews.com

Argentine : forte hausse des cas de Covid19 due à la diffusion du virus dans les bidonvilles avec un certain décalage étant donné l’isolement social des personnes qui y vivent.

Argentine. Les cas de coronavirus détectés jeudi ont bondi pour atteindre les 648 sur les dernières 24 heures, soit plus du double des bilans quotidiens d’il y a deux semaines. Cette hausse serait due à la diffusion du virus dans les bidonvilles avec un certain décalage étant donné l’isolement social des personnes qui y vivent. Ce décalage dans les ravages du virus dans les espaces isolés du reste de la population, quelle qu’en soit la raison, est à craindre partout dans le monde.

#0762 Source ouest-france.fr

International : un mot d’ordre de grève internationale des livreurs de Glovo, Uber Eats, Rappi et d’autres applications de services de livraison à domicile a débuté le 22 avril, les débrayages sont toujours en cours

International. Une grève internationale des livreurs de Glovo, Uber Eats, Rappi et d’autres applications de services de livraison à domicile a débuté le 22 avril. Des livreurs d’Équateur, du Brésil, d’Argentine, du Pérou, du Costa Rica, du Guatemala, du Mexique et d’Espagne y participent déjà. Avec les quarantaines dues au coronavirus, l’achat de repas en ligne a augmenté, tout comme le taux de chômage. Être livreur est devenu l’une des rares options d’emploi disponibles, car c’est l’un des rares marchés du travail qui se développe actuellement, dans des conditions de plus en plus inacceptables. Rien qu’en mars, l’application iFood a reçu 175 000 candidatures, soit deux fois plus qu’en février. Au Brésil, ces mobilisations sont étroitement liées aux grèves d’autres travailleurs qui doivent continuer de travailler pendant la pandémie, comme les opérateurs de centres d’appels et les professionnels de la santé, dont les emplois ont été décrétés services essentiels mais qu’on prive de conditions de travail sûres. Les débrayages sont toujours en cours. Le 14 mai, des livreurs de repas de Vitória, la capitale de l’État d’Espírito Santo, ont organisé une manifestation pour fermer l’application iFood pendant deux heures. À Jundiaí, dans l’intérieur de l’État de São Paulo, des travailleurs appellent leurs collègues de tout le Brésil à se joindre à une grève le 30 mai.

#0753 Source wsw.org

Argentine : le nombre de cas de Covid-19 explose dans le bidonville Villa 31 où vivent 40 000 personnes en plein cœur de Buenos Aires

Argentine, Buenos Aires. Le nombre de cas de Covid-19 explose à Villa 31, un bidonville situé au cœur de a ville où vivent 40 000 personnes. Fin avril un premier cas avait été positif, 511 personnes ont été testées positives mardi. Une femme de 84 ans, mère du premier habitant contaminé, est décédée. Une bonne partie du bidonville a été privée d’eau pendant huit jour récemment. Beaucoup d’habitants travaillent dans l’économie informelle, qui représente plus de 25% du marché du travail dans le pays et qui est à l’arrêt depuis le début du confinement. « La consigne était de rester à la maison, mais si tu restes confiné, tu n’as rien à manger; alors, soit tu meurs du coronavirus, soit tu meurs de faim » témoigne un habitant. Les autorités ont lancé des campagnes de tests dans les bidonvilles de l’agglomération de Buenos Aires. A Villa 31, plus de 50% des tests réalisés se sont révélés positifs.

#0631 Source journaldemontreal.com

Argentine, Buenos Aires : début d’émeute dans le local de police de Villa Caraza, dans le quartier de Lanús en banlieue sud, parce qu’une personne détenue dans une cellule présentait des symptômes de coronavirus

Argentine, Buenos Aires. Une émeute débute dans le local de police de Villa Caraza, dans le quartier de Lanús en banlieue sud, parce qu’une personne détenue dans une cellule présentait des symptômes de coronavirus. Les détenus se sont filmés avec un téléphone portable, masqués, avec des capuches, et tenant des couteaux, dénonçant le fait qu’aucun protocole sanitaire n’a été mis en place par rapport au détenu qui présentait des symptômes de Covid19 (mais qui a finalement été testé négatif d’après l’administration). L’administration affirme qu’elle cherche le dialogue avec les détenus pour apaiser le conflit et éviter une émeute “comme celle qui s’est produite à Devoto”. Certains des détenus qui ont participé à la tentative d’émeute seront transférés. L’émeute des détenus de Devoto s’est terminée lorsque les détenus ont obtenu des engagements d’amélioration de la situation sanitaire, mais les tensions sont prêtes à renaître si ces protocoles ne sont pas appliqués.

#0583 Source breakingnews.fr

Argentine, Buenos Aires : un premier décès du au coronavirus dans le bidonville de la villa 31

Argentine, Buenos Aires. Un premier décès dû au coronavirus a été annoncé à la Villa 31, bidonville de Buenos Aires. Nacho Levy, membre du mouvement social d’appui aux bidonvilles La Poderosa a annoncé la mort de Torobia Balbuena, 84 ans, résidant à Villa 31, morte sans avoir reçu les soins nécessaires et une lettre ouverte a été écrite par la présidente de l’Association des Mères de la place de Mai au chef du gouvernement de la ville de Buenos Aires, exigeant que « l’on n’abandonne pas le bidonville Villa 31 ». D’autres habitants dénoncent l’absence de soin pour les malades des bidonvilles, le manque d’eau (8 jours sans eau à la Villa 31) et s’inquiètent des conséquences de la diffusion de la maladie. La Poderosa écrit : “elle n’est pas morte, elle a été tuée par abandon ! Ils l’ont tuée par négligence, ils l’ont tuée par indifférence, ils l’ont tuée par mesquinerie”.

#0481 et #0473 Source pressenza.com

Argentine : concerts de casseroles et invectives judiciaristes contre une supposée “libération massive” de détenus

Argentine. Quelques milliers de personnes à travers tout le pays se sont penchées à leurs fenêtres pour un cacerolazo (un concert de casseroles, mode de manifestation courant en Amérique latine) “contre la libération massive de détenus”. Une partie de la population s’indigne contre une supposée “libération massive” de prisonniers qui apporteraient à la fois le virus et le crime… “Ne les libérez pas !”, “qu’ils pourrissent en prison”, voilà ce qu’on peut lire dans la presse et sur les réseaux sociaux, avec souvent la diffusion de photos sordides de victimes de crimes commis ces dernières années. La presse rapporte l’exemple d’un prisonnier qui a pu bénéficier d’une libération anticipée, et qui est retourné à pied pour se faire réincarcérer après avoir été violemment attaqué et blessé par une douzaine de ses voisins. Pourtant, comme dans la plupart des pays qui ont annoncé vouloir désengorger leurs prisons, très peu de prisonniers ont effectivement été libérés dans ce pays où la population carcérale totale est estimée à 100 000 personnes : dans la province de Buenos Aires, entre la mi ­mars et la mi avril, moins de 500 détenus ont été assignés à résidence en raison de l’épidémie, ce qui ne représente que 1 % de la population carcérale de la région, et il y aurait eu seulement 1700 libérations anticipées dans l’ensemble du pays. Le virus commence à se diffuser dans les prisons surpeuplées : deux cas de Covid-19 ont été confirmés dans la prison de Devoto à Buenos Aires où 1 700 personnes vivent entassées. De nombreuses grèves de la fin, émeutes et mutineries ont actuellement lieu (voir la photo prise à la prison de Devoto fin avril et les diverses brèves de ce site à ce sujet).

#0504 Source sputniknews.com et Le Monde du 05/05

Argentine, Buenos Aires : émeute dans la prison de Villa Devoto

Argentine, Buenos Aires. Une émeute éclate dans la prison de Villa Devoto à Buenos Aires, en protestation contre les mesures liées à la gestion de l’épidémie. Plusieurs détenus ont grimpé sur le toit, armés de couteaux et de lances artisanale. Plus d’un millier de détenus de huit unités pénitentiaires de la province de Buenos Aires sont en grève de la faim pour demander à être placés en résidence surveillée. Face à cette situation, la plus haute juridiction pénale du pays a recommandé des mesures alternatives à l’emprisonnement pour les personnes condamnées pour des délits mineurs.

#0370 Source euronews.com

Argentine, Florencio Valera : un prisonnier tué dans la révolte de la prison

Argentine, Florencio Valera. Un mort dans la révolte des détenus de la prison. L’élément déclencheur a été un faux enregistrement audio reçu sur whatsapp, qui expliquait que si le virus contaminait la prison, tous les détenus allaient mourir, les prisonniers de la taule de Florencio Valera ont commencé par monter sur les toits en protestation avant que l’un d’eux, Frederico Rey, ne soit tué, vraisemblablement par les policiers. Une émeute a alors fait trembler la prison pendant plus de douze heures, avec des assauts contre les équipes d’intervention et des barricades dans les couloirs de la prison. La situation à été désamorcée par une proposition de négociations.

#0333 Source infobae.com

Argentine, Cordoba : révolte dans la prison de Bouwer

Argentine, Cordoba. Une révolte éclate à la prison de Bouwer (une ville de la province de Córdoba en Argentine). Les prisonniers exigent de pouvoir effectuer leur peine dans le cadre d’une assignation à résidence. Ils dénoncent le fait que la prison n’a pris aucune mesure sanitaire pour les protéger du Coronavirus. La révolte est réprimée dans la nuit.

#0183 Source : www.lavoz.com.ar

Argentine : nombreuses mutineries dans les prisons du pays

Argentine. Cinq mille prisonniers se sont mutinés dans quatre prisons de la province de Buenos Aires où une vingtaine de gardiens et un juge étaient toujours retenus hier en otages. Parti de la prison de Sierra Chica, à 250 kilomètres au sud-ouest de Buenos Aires, le mouvement s’est rapidement étendu à la prison de haute sécurité d’Azu, puis à celles d’Olmos et de La Plata, où un gardien otage a été grièvement blessé par balles et hospitalisé.

#0000 Source : liberation.fr

Argentine : mise en place d’un numéro pour dénoncer ceux qui ne respectent pas le confinement, plus de 100 000 appels reçus en un mois et demi

Argentine. Un numéro gratuit pour dénoncer ceux qui ne respectent pas le confinement est mis en place. Plus de 100 000 appels ont été reçus en un mois et demi. Les récalcitrants s’exposent à des peines de 3 à 15 ans de prison pour “propagation d’une maladie dangereuse et contagieuse”. Les appels restent anonymes et chaque dénonciation est vérifiée. Différentes agences de l’Etat partagent et comparent leurs informations, notamment avec la direction des migrations si les personnes dénoncées reviennent de l’étranger. Si la transgression est avérée, un groupe d’experts appelé le “Commando unifié” se met au travail. Ministère de la Sécurité, police, gendarmerie, renseignements et préfecture sont chargés d’interpeller les récalcitrants. En un mois (jusqu’au 29 avril), la police de la capitale a arrêté près de 1 000 personnes, en a raccompagné 12 000 chez elles et a confisqué 236 véhicules.

#0425 Source francetvinfo.fr