Arabie Saoudite, Ethiopie : des travailleurs migrants en Arabie saoudite ont été menacés de «répercussions juridiques» par les autorités éthiopiennes s’ils continuaient à faire connaître leurs conditions de vie dans les camps

Arabie Saoudite, Ethiopie. Les autorités éthiopiennes ont mis en garde les travailleurs migrants actuellement enfermés dans des camps en Arabie saoudite contre des «répercussions juridiques» s’ils continuaient à faire connaître leurs conditions de vie sur les réseaux sociaux. Environ 200000 Éthiopiens travaillent en Arabie saoudite et des milliers d’entre eux se sont retrouvés enfermés dans des camps dans des conditions particulièrement désastreuses depuis le début de la pandémie. La presse britannique a décrit cette semaine les conditions dans un certain nombre de centres de détention pour migrants en Arabie Saoudite où les gens meurent de coups de chaleur, de maladies ou de suicide. Les photos publiées par le journal montrent des hommes émaciés allongés torse nu sur le sol dans des pièces sans air, certains portant des cicatrices de coups dans le dos. Le gouvernement saoudien justifie cet enfermement par la lutte contre l’épidémie et le fait que renvoyer ces migrants en Ethiopie est actuellement impossible. Alors que de plus en plus de migrants tentent de faire savoir dans quelles conditions ils sont enfermés depuis plusieurs mois, de gouvernement éthiopien a déclaré jeudi qu’il était “reconnaissant” à l’Arabie saoudite d’avoir accepté des migrants entrant dans le pays.

#1503 vu sur www.middleeasteye.net

L’Inde déclare qu’elle va envoyer une marine et une flotte d’avions pour rapatrier les travailleurs migrants bloqués en quarantaine par le coronavirus dans les Etats du Golfe.

Inde. L’Inde déclare qu’elle va envoyer une marine et une flotte d’avions pour rapatrier les travailleurs migrants bloqués en quarantaine par le coronavirus dans les Etats du Golfe. Les économies y sont au point mort depuis début mars, laissant les chantiers vacants et les travailleurs migrants confinés dans des camps, où le nombre de cas de Covid-19 dépasse de loin celui des citoyens des pays de la région, notamment Oman, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, le Qatar et le Koweït. Après des semaines de pression de la part de ses ressortissants, l’Inde a annoncé lundi qu’elle avait lancé un plan de rapatriement de masse. Cependant, cette décision a suscité des critiques immédiates car l’Inde veut que la plupart des migrants paient pour leur voyage et veut leur imposer une quarantaine obligatoire de deux semaines à leur arrivée. Le plan d’évacuation concerne jusqu’à 200 000 Indiens actuellement bloqués. Des centaines de milliers d’autres migrants travaillent dans la région, des travailleurs pakistanais, sri lankais, népalais, soudanais et arabes bangladais, y compris des Égyptiens, occupant presque tous les postes non qualifiés mais aussi des postes qualifiés dans les États producteurs de gaz et de pétrole.

#0485 urban-fusions.fr