Afrique du Sud, Johannesburg : après qu’un adolescent de 16 ans a été abattu par la police, des manifestations émeutières agitent la ville, avec des barricades, des incendies et l’attaque d’un commissariat

Afrique du Sud, Johannesburg. De violentes manifestations ont eu lieu suite à la mort d’un adolescent de 16 ans abattu par la police dans une banlieue de la ville. Le jeune homme se serait retrouvé incapable de répondre aux questions des policiers en raison d’un handicap. Il a été tué d’une balle par la patrouille de police qui le contrôlait. Ce meurtre a été suivi de manifestations émeutières avec des pneus incendiés, des barricades dressées, des jets de pierres vers la police et un commissariat local endommagé. A Eldorado Park, dans le sud de la ville, la police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes et balles en caoutchouc. Une enfant témoigne qu’ « Ils l’ont abattu d’un coup », sans tir de sommation, vers 20h30, a-t-elle ajouté, expliquant qu’il était sorti acheter des biscuits avant d’aller jouer avec d’autres enfants quand la patrouille de police s’était approchée de leur groupe. L’adolescent est décédé plus tard à l’hôpital.

#1475 vu sur www.leparisien.fr

Dans beaucoup de pays (dont en particulier l’Afrique du Sud) la pandémie perturbe l’approvisionnement en antirétroviraux, mettant en danger la vie de bon nombre des plus de 24 millions de personnes dans le monde qui luttent contre le VIH

Afrique du Sud. A cause de la gestion de la crise sanitaire, les hôpitaux manquent de toutes sortes de médicaments, en particulier les médicaments anti-VIH. Quelques pharmacies en vendent, mais profitent de la situation pour les vendre très cher alors qu’ils sont normalement pris en charge par le gouvernement. Dans toute l’Afrique du Sud, comme aussi dans d’autres pays du monde, la pandémie a perturbé l’approvisionnement en médicaments antirétroviraux, mettant en danger la vie de bon nombre des plus de 24 millions de personnes dans le monde qui ont besoin quotidiennement de ces traitements pour lutter contre le VIH. Rien qu’en Afrique subsaharienne, une étude de l’ONUSIDA a révélé qu’une interruption de six mois du traitement antirétroviral pourrait entraîner 500 000 décès supplémentaires liés au sida. En Afrique du Sud, 7,7 millions de personnes sont séropositives et 62% de celles-ci dépendent du programme antirétroviral du gouvernement. De plus, de nombreux patients séropositifs cessent de se rendre dans les cliniques souvent bondées de peur d’être exposés au coronavirus. Les cliniques du centre de Johannesburg (celles qui n’ont pas fermé parce que du personnel était contaminé par le COVID) ont constaté une baisse de 10 à 25% du nombre de personnes venant pour un traitement contre le VIH. “Les interruptions de ces médicaments sont un problème de santé publique. Il menace les pauvres et les plus vulnérables”, a déclaré le directeur adjoint du programme de Médecins sans frontières en Afrique du Sud, évoquant aussi les épidémies de rougeole liées au manque de vaccins et les cas de tuberculoses non diagnostiquées.

#1390 vu sur news-24.fr

Afrique du Sud, Cato Major : la municipalité a lancé une violente attaque contre les cabanes du terrain occupé d’eKhenana

Afrique du Sud, Cato Major. La municipalité a lancé une violente attaque contre les cabanes du terrain occupé d’eKhenana à Cato Manor. Les habitants sont pourtant protégés par une décision de justice qui a été rendue le 27 décembre de l’année dernière, puis réaffirmée le 24 avril de cette année. L’ANC a mené une guerre totale contre cette occupation. Il y a eu des attaques armées régulières de la part de la ville depuis 2008. Peu de temps après le début du confinement, le 24 avril de cette année, le chef de l’unité d’invasion terrestre de la ville, s’est rendu à eKhenana et a tiré à balles réelles sur les occupants, blessant gravement une personne. À plusieurs reprises pendant le confinement, l’armée a participé à ces attaques aux côtés de la police, de l’unité anti-invasion terrestre de la ville et du tristement célèbre Calvin & Family Security. C’est ce qui s’est à nouveau passé aujourd’hui. 13 maisons ont été détruites et des matériaux de construction ainsi que des biens personnels, de l’argent et beaucoup de téléphones portables ont été volés. Deux personnes ont été grièvement blessées lors de l’attaque et se trouvent maintenant à l’hôpital King Edward. Ils n’attaquent pas seulement les maisons de ce village auto-organisé, ils essaient également de détruire la coopérative que les habitants ont construite, qui produit de la nourriture et a financé des toilettes, des désinfectants, des masques faciaux et des frais de transport.

#1319 vu sur enoughisenough14.org

Afrique du Sud, Le Cap : les habitants de plusieurs bidonvilles sont de nouveau descendus dans la rue pour protester contre leur expulsion et ont monté des barricades enflammées

Afrique du Sud, Le Cap. Les habitants des bidonvilles de Bloekombos et de Wallacedene sont de nouveau descendus dans la rue pour protester contre leur expulsion et la destruction de leurs logements par les forces de l’ordre de la ville. Les manifestants ont monté des barricades et de coups de feux ont été entendus. L’hippodrome de Tygerberg partiellement incendiés au cours des affrontements. De plus en plus de personnes vivent dans des habitats précaires parce que le confinement ne leur permet pas de réunir l’argent nécessaire pour un loyer.

#1310 vu sur www.iol.co.za

Espagne : 8.442 personnes ont été interpellées depuis le 14 mars pour non-respect des mesures de confinement, plus d’un million de sanctions ont été prononcées

Espagne. Le ministère de l’Intérieur indique que 8.442 personnes ont été interpellées du 14 mars au 20 mai pour non-respect des restrictions imposées par l’état d’urgence sanitaire dont 1.227 par la Garde civile, 2.548 par les polices locales, 547 par les Mossos d’Esquadra (police régionale de Catalogne), 320 par la police du Pays Basque, 26 par la police de Navarre, et une par la police des Canaries, a précisé le ministère dans un communiqué. Plus d’un million de sanctions ont été prononcées contre des personnes accusées d’avoir enfreint les règles de confinement. Les amendes oscillent entre 300 et 600.000 euros. Le port du masque est devenu obligatoire à partir de six ans, dans les espaces fermés, ainsi que sur la voie publique quand il n’est pas possible de garder la distance de sécurité de deux mètres minimum, sous peine d’une amende comprise entre 601 et 30.000 euros.

#0741 Source mapexpress.ma

Afrique du Sud : le gouvernement annonce la remise en liberté sous contrôle judiciaire de 19.000 détenus sur les 160.000, beaucoup d’entre eux sont déjà malades.

Afrique du Sud. Le gouvernement annonce la remise en liberté sous contrôle judiciaire de 19.000 détenus sur les 160.000 qui sont incarcérés dans les 243 établissements pénitentiaires du pays. Les prisons sont déjà un foyer de contamination et beaucoup des prisonniers libérés sont probablement malades : dans la prison de East London par exemple, 65 détenus et 35 gardiens ont été déclarés positifs et deux prisonniers y sont morts.

#0549 Source voaafrique.com

Afrique du Sud : 73 000 soldats supplémentaires doivent être déployés pour faire respecter le confinement dans les bidonvilles

Afrique du Sud. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa prévoit de déployer plus de 73.000 soldats supplémentaires pour faire respecter le confinement, en particulier dans les bidonvilles et les quartiers les plus pauvres. Depuis le 27 mars, les 57 millions de Sud-Africains sont soumis à un confinement très strict contrôlé par la police et l’armée. Faire du jogging, promener son chien et vendre de l’alcool sont interdits jusqu’à fin avril.

#0311 Paru sur today.rtl.lu le 15 avril 2020

Afrique du sud, Pretoria : émeutes dans la prison de haute sécurité Baviaanspoort à Roodeplaat

Afrique du sud, Pretoria. Des détenus de la prison de haute sécurité Baviaanspoort à Roodeplaat ont affrontés les matons pendant que d’autres, encore en cellules, frappaient sur les portes. Une équipe d’intervention a tabassé les détenus jusqu’à mater la révolte. Certains détenus s’engagent dans une grève de la faim pour demander de meilleures conditions sanitaires.

#0288 Source : city-press.news24.com

Afrique du sud : pillages à Cape Town

Afrique du sud, Cape Town. Suite au manque de nourriture, des gens commencent à piller les épicerie et supermarchés. Plusieurs magasins ont été attaqués. Certaines de ces attaques ont eu lieu durant les récentes émeutes de la faim (Liens vers l’autre brève)

#0316 Source iol.co.za