La Chine utilise la main d’oeuvre des Ouïghours pour produire les masques faciaux utilisés dans le monde entier

Chine. Une enquête du Times révèle que la Chine utilise la main d’oeuvre des Ouïghours, qu’elle persécute et enferme, pour produire les masques faciaux utilisés ensuite aux Etats Unis et dans le monde entier pour limiter la propagation de l’épidémie. Des images, produites par la télévision d’Etat chinoise, montrent un groupe d’Ouïghours arrivant, joyeux, dans une entreprise textile qui a commencé à produire des masques en réponse à la pandémie. Il s’agit de la propagande autour du programme de travail gouvernemental, c’est-à-dire les camps de travail. Au Xinjiang, où vivent la plupart des Ouïghours, le nombre d’entreprises produisant des équipements de protection médicale est passé de 4 à 51 et au moins 17 d’entre elles participent au programme de “transfert de main-d’œuvre” des Ouighours. Mi-mars, le gouvernement a déplacé près de 2 000 Ouïghours de Hotan, dans le sud du Xinjiang. Leur destination est Urumqi, la capitale du Xinjiang au nord. Cinquante d’entre eux ont été envoyés à Tianshan Textile pour cette tâche. Les travailleurs sont ainsi déplacés au gré des besoins croissants sur les lieux de travail puis sont enfermés à proximité. Les images satellites de certaines usines où sont aussi employés des travailleurs chinois montrent des quartiers de travail et d’habitation séparés. La hausse soudaine de la demande liée à la pandémie favorise le recours à ce type de main d’oeuvre, utilisable au gré des besoins, et les Etats Unis et la France (entre autres) utilisent aussi le travail des prisonniers pour ces productions massives.

#1263 vu sur www.nytimes.com