International : retour sur le mensonge des entreprises comme IBM, Google et Amazon qui déclarent arrêter la reconnaissance faciale pour son caractère discriminant, tout en développant la “vidéosurveillance automatisée”

International. Plusieurs entreprises ont annoncé arrêter (temporairement ou non) la reconnaissance faciale. D’abord IBM puis Google et Amazon qui affirme interdire l’utilisation par la police de son logiciel de reconnaissance faciale Rekognition pendant un an. Microsoft dit vouloir arrêter de vendre de tels services tant qu’il n’y aura pas de cadre législatif plus précis. Or, ces entreprises sont celles qui ont inventé et développé ces technologies. Ainsi IBM a fait la promotion de la reconnaissance faciale depuis au moins 2012, en fournissant à la ville d’Atlanta, aux États-Unis, un programme de police prédictive avec les photos des criminels à haut risque. Outre le fait d’acquérir une pureté morale très discutable en instrumentalisant l’antiracisme, il s’agirait aussi d’un moyen pour les entreprises de se retirer d’un marché concurrentiel où elles ne font pas office de leader, comme à Toulouse, où la mairie de J.-L. Moudenc a conclu un contrat avec IBM pour équiper une trentaine de caméras de VSA, sans succès apparent. A chaque fois, il s’agit par ailleurs de refuser certains usages, mal encadrés, ou discriminants, de ces technologies. La reconnaissance faciale, un épouvantail qui rend la VSA acceptable. Par ailleurs la reconnaissance faciale n’est qu’un des aspects des technologies de contrôle en cours de développement. En parallèle en effet sont développés des outils de « vidéosurveillance automatisée » (reconnaissance de tenues vestimentaires, de démarches, de comportements, etc.) qui sont discrètement installés dans les rues, les transports en commun, les écoles.

#1046 Source laquadrature.net