Inde. Face à l’accroissement de la pandémie, des hôtel de luxe sont réquisitionnés pour accueillir les malades

Inde. Face à l’accroissement de la pandémie, des hôtel de luxe sont réquisitionnés pour accueillir les malades. La levée du confinement accélère la circulation du virus, en particulier dans les grandes villes et les quartiers pauvres. A New Delhi, on compte désormais 73.000 malades et 2.400 morts depuis le début de la pandémie. La situation est telle que la ville est obligée d’employer les grands moyens pour faire face à l’afflux de patients : elle a ordonné la réquisition d’hôtels de luxe, de wagons de train et de salles de réception pour les accueillir. Et ce sont les employés de ces hôtels qui seront chargés de prêter main-forte au personnel hospitalier. “Nous avons reçu une formation de l’hôpital sur la manière de porter l’équipement de protection individuelle et de l’enlever. C’est quelque chose que je n’aurais jamais pensé avoir à faire au cours de ma carrière dans l’hôtellerie”, témoigne un manager de l’hôtel Suryaa, où les premiers malades arriveront sous peu. Dans son hôtel, deux cents lits sont prévus pour accueillir les malades les moins touchés : asymptomatiques ou patients présentant des symptômes modérés. Les patients devront payer pour ce séjour, et même si la somme est plafonnée à 60 euros par jour, repas compris, c’est inabordable pour la plupart des habitants. Des lignes rouges ont été tracées pour mettre en œuvre la distanciation physique. Pour développer leurs capacités d’accueil de malades, les autorités ont ainsi réquisitionné une trentaine d’hôtels, chaque établissement étant rattaché à un hôpital référent. Les hôtels réquisitionnés ont tenté de faire valoir que beaucoup de leurs employés avaient plus de 50 ans et étaient donc à risque, et que leur personnel n’avait aucune formation pour prodiguer des soins ou gérer des déchets bio-médicaux. Le tribunal ne leur a donné que partiellement raison : plutôt que de servir d’hôpitaux de campagne, les hôtels ne seront que des centres d’accueil pour les malades les moins graves.

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