Hongkong, Taïwan, Singapour, Chine, Corée du Sud : dans plusieurs pays d’Asie, des dispositifs de traçage et de contrôle de la population sont mis en place pour lutter contre la propagation du virus

Hongkong, Taïwan, Singapour, Chine, Corée du Sud. Dans plusieurs pays d’Asie, des dispositifs de traçage et de contrôle de la population sont mis en place pour lutter contre la propagation du virus comme des bracelets électroniques contrôlant les déplacements des personnes en quarantaine ou des SMS d’avertissement permettant la recherche des itinéraires des cas suspects. Ces dispositifs se présentent soit comme complémentaires au confinement de l’ensemble de la population, soit comme des alternatives à cette solution.

A Hongkong, des bracelets sont posés à tous ceux qui arrivent sur le territoire permettant aux autorités de vérifier en temps réel où ils se trouvent, pour s’assurer que les personnes rentrant de l’étranger ne propagent pas le coronavirus. Le recours à ce dispositif relevant normalement de l’application des peines a été annoncé avec une discrétion relative dans un communiqué du gouvernement qui fait par ailleurs beaucoup de propagande pour sa gestion de l’épidémie. Environ 5 000 bracelets sont prêts à être utilisés, et 55 000 autres ont été commandés, selon les autorités. Depuis jeudi, toutes les personnes arrivant de l’étranger doivent en porter un. La Corée du Sud, la Chine, Taïwan et Singapour ont tous fait appel à ce genre de technologies. Le centre taïwanais de contrôle des épidémies utilise le traçage pour rechercher les porteurs potentiels du virus, et surveiller ceux en quarantaine. Ces derniers reçoivent un smartphone doté d’un GPS et sont surveillés par les autorités au travers de l’application de messagerie Line. Des messages sont envoyés à ceux qui ne respectent pas leur quarantaine. Le tracker est directement relié aux services de police. Les contrevenants risquent un million de dollars taïwanais (30 000 euros) d’amende et la publication de leur nom. Singapour, a affecté des enquêteurs à la surveillance des quarantaines, et à la reconstitution des déplacements des malades. « Partout où nous allons, nous laissons des empreintes numériques, que ce soit en retirant de l’argent, au travers de l’utilisation de notre carte bancaire… », expliquait à la radio PRI Leong Hoe Nam, spécialiste des maladies infectieuses à Singapour. Les géants de l’Internet Alibaba et Tencent ont créé des applications mobiles qui permettent aux Chinois d’attester de leur niveau de risque supposé auprès des autorités. Ils peuvent s’en servir pour obtenir dans leur téléphone un code QR, dont la couleur dépend de leurs visites (ou non) dans des lieux classés à risque : vert (aucune restriction n’est imposée), jaune (quarantaine de 7 jours) ou rouge (quarantaine de 14 jours). Avoir ce code QR, qui se fonde sur l’analyse des déplacements effectués par l’utilisateur, est devenu quasi-obligatoire dans plusieurs villes afin de sortir des gares ou d’utiliser les transports publics.

#0315 Source frenchweb.fr