France, Paris : vingt-quatre heures seulement après l’installation d’un campement de migrants au bassin de la Villette sur le quai de Loire organisé par une association humanitaire dans le but d’attirer l’attention sur leur sort, 80 migrants ont été évacués et emmenés vers des places d’hébergement et les tentes ont été enlevées du bassin de la Villette.

France, Paris. Vingt-quatre heures seulement après l’installation d’un campement de migrants au bassin de la Villette sur le quai de Loire organisé par une association humanitaire dans le but d’attirer l’attention sur leur sort, 80 migrants ont été évacués et emmenés vers des places d’hébergement et les tentes ont été enlevées du bassin de la Villette. Ce campement était essentiellement composé de femmes isolées et de familles originaires d’Afrique subsaharienne, arrivées en France avant le confinement. “Depuis le début du confinement, quatre opérations de “mise à l’abri” (sic) ont permis à 1.100 personnes en situation de rue de bénéficier d’un hébergement d’urgence ainsi que d’un accompagnement social et sanitaire”, a indiqué l’administration dans un communiqué. “Il n’y a que les actions coup-de-poing et le rapport de force qui marchent”, déplore de son côté Florent Boyer, un responsable de l’association d’aide aux migrants Utopia56, qui a participé à l’installation du campement pour “rendre visible” ces personnes qui avaient été “oubliées” par les autorités. Les personnes prises en charge jeudi “sont passées sous les radars des maraudes, probablement parce qu’ils étaient dans des squats”, concède Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile, association qui a participé, aux côté de la préfecture, à l’opération. Il reste toutefois entre 200 et 400 exilés toujours dans la rue à la lisière de Paris et de la Seine-Saint-Denis, rappelle-t-il, “des chiffres qui recommencent à augmenter”.

#0803 Source lepoint.fr