France, Paris : la moitié des livreurs sans papiers en lutte de Frichti pourraient obtenir la régularisation de leur situation en France, à condition d’occuper un emploi salarié dans les mois à venir…

France, Paris. Le conflit prend fin, après plus d’un mois de bataille, sur une bien maigre “victoire”. La moitié des livreurs sans papiers de Frichti pourraient obtenir la régularisation de leur situation en France, à condition d’occuper un emploi salarié dans les mois à venir. C’est l’engagement qu’ont obtenu les représentants des livreurs sans papiers, la CGT et un membre de la direction de Frichti qui étaient réunis pour l’annoncer à la presse. Environ la moitié des 200 travailleurs mobilisés vont donc entamer une procédure qui devraient les mener à une régularisation s’ils trouvent un emploi salarié, car une telle procédure impliquant des autoentrepreneurs n’existe pas pour le moment, et ce conflit est loin d’avoir régler cette situation. Les autres livreurs devraient être indemnisés par Frichti qui a abondé un fonds de solidarité. La start-up a aussi annoncé, par l’intermédiaire de son cofondateur Quentin Vacher, qu’elle allait embaucher quinze de ces livreurs en tant que salariés dans ses cuisines. Les participants aux négociations se disent plutôt satisfaits du résultat. Le Collectif des livreurs autonomes de Paris (Clap) souligne quant à lui qu’il laisse de côté au moins une quarantaine des livreurs qui ont été, selon lui, exclus injustement de la procédure avant la signature de l’accord. La CGT considère que ce sont des livreurs qui n’ont pas fait grève (sic) et que c’est donc normal qu’ils ne bénéficient pas du résultat.

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