France, Paris : en dépit de la réalité, les organisateurs de la manif des soignants se désolidarisent des affrontements qui ont animé les Invalides et accusent de prétendus “éléments extérieurs” liés aux mobilisations contre le racisme et la police.

France, Paris. 18 000 soignants et personnes solidaires manifestent en soutien aux soignants à Paris et 220 cortèges réunissant parfois plusieurs milliers de personnes défilent dans toute la France. Des incidents divers ont lieu pendant plusieurs heures sur la place des Invalide avec des affrontementscontre les forces de l’ordre et des feux de poubelles. Alors que les images de l’interpellation brutale d’une infirmière accusée d’avoir jeté des projectiles sur les policiers fait scandale, les organisateurs de la manifestation se désolidarisent en affirmant que les affrontements sont le fait “d’éléments extérieurs” aux manifestants. En dépit de la réalité, Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes hospitaliers de France s’illustre par des propos véhéments pour dissocier “bons” et “mauvais” manifestants en affirmant “ce ne sont absolument pas les soignants qui ont causé ces dégradations et provocations contre la force publique” et “cela reste des voyous, des grands crétins ultra violents” qui sont à l’origine des affrontements. Il va jusqu’à dénoncer ceux auxquels il attribue les débordements qui auraient commencé alors que : ” des groupuscules arrivaient, dont certains avec des tee-shirts Adama Traoré”, cherchant ainsi à dissocier la mobilisation des soignants des manifestations contre le racisme et la police. Il poursuit en appelant aussi au “dopage” des services d’ordre pour contrôler les manifestations à l’avenir. On apprend d’ailleurs dans la presse que les services d’ordre syndicaux, en particulier ceux de l’UNSA, de FO et de la CGT ont collaboré de manière serrée avec la police. Plus de trente personnes ont été interpellées.