France, Paris : dans un ehpad à Paris on demande aux soignants de ne pas porter de masques et on n’informe pas les proches pour ne pas les inquiéter…

France, Paris. Dans un ehpad à Paris, on demande aux soignants de ne pas porter de masques et on n’informe pas les proches pour ne pas les inquiéter… Une plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » est déposée contre un ehpad parisien, Les Parentèles de la rue blanche, dans le 9ème arrondissement, où une infirmière avait démissionné en informant les familles par une lettre des raisons de sa décision. « C’est une hécatombe qu’on cache aux familles, la direction ne donne pas le nombre de disparitions, aucun des parents ayant perdu un proche depuis début mars ne sait de quoi il est décédé », affirme l’une des personnes qui est à l’origine de cette plainte. « Sur 65 résidents début mars, 20 sont morts, accuse-t-elle. Jusqu’au 10 avril, la direction n’annonçait officiellement que trois cas de décès à cause du Covid-19, chaque famille concernée pensait que son mort était l’un de ces trois cas. »

La directrice de l’institution reconnaît le décès de « 14 résidents atteints du Covid-19 ou présentant des symptômes ». Sur le fond, la direction dément et déclare prendre toutes les précautions nécessaires et informer les famille. Une affirmation qui fait bondir Lydie, l’infirmière coordinatrice qui travaillait dans le centre de la rue Blanche et qui a démissionné le 10 mars « au nom de l’éthique ». Selon elle, ses avertissements sanitaires ont « été écartés par des personnels administratifs pour ne pas inquiéter ! » Le récit qu’elle fait de son dernier jour dans la structure est édifiant. Elle constate des symptômes compatibles avec le Covid-19 chez plusieurs personnes dans des chambres voisines, elle isole donc l’étage suivant les recommandations des autorités sanitaires. « Le médecin coordinateur et la directrice ont décidé de lever cette décision pour ne pas créer de vent de panique », explique Lydie, pour qui la décision est particulièrement irresponsable dans ce centre où des résidents souffrant d’Alzheimer « déambulent » et risquent de transporter le virus. Selon elle, « ne pas inquiéter » a été l’obsession de la direction. « Les collègues qui se sentaient patraques et qui portaient de simples masques en tissu par souci de protéger les résidents étaient forcés d’enlever cette mince protection pour ne pas affoler » rapporte-t-elle encore.

#0291 Source : leparisien.fr