France, Millau : des manifestants reçoivent une amende de 135€ pour rassemblement interdit suite à l’analyse des caméras de vidéo-surveillance.

France, Millau. Suite aux manifestations qui ont eu lieu dans la ville de Millau au mois de mai à la sortie du confinement, une cinquantaine de personnes ont reçu une ou plusieurs amendes de 135€ pour « rassemblement interdit sur la voie publique dans une circonscription territoriale où l’état d’urgence sanitaire est déclaré » sans qu’aucun contrôle de police n’ait eu lieu. Ils auraient été identifiés par les caméras de vidéosurveillance de la ville. La mairie a confirmé la saisine des enregistrements par la préfecture. Le samedi 12 juin, en réponse à une manifestation réunissant plusieurs centaines de personnes qui demandait des comptes à la mairie et à la préfecture, les autorités ont expliqué les identifications auraient été faites par les RG et que les caméras n’auraient servi qu’à les « confirmer ». La préfecture a déclaré : ” la vidéoprotection n’est qu’un support pour accréditer les destinataires du PV et non le contraire ». Pourtant les caméras ne sont pas censées être des outils d’identification, c’est en tout cas le discours qui avait été déployé pour faire accepter l’installation des caméras dans la ville depuis 2017 ( 48 caméras, dont trois “nomades”, c’est-à-dire déplaçables selon les envies de la municipalité) grâce auxquelles aujourd’hui le fichage des RG se transforme en sanction.

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