France, Mesnil-Amelot : deux bâtiments du centre de rétention sont incendiés suite à une révolte des migrants qui y sont enfermés et soumis à l’obligation de tests PCR qui permettraient de les expulser s’ils sont négatifs

France, Mesnil-Amelot. Deux bâtiments du centre de rétention sont incendiés suite à une révolte des migrants qui y sont enfermés. Les dégâts sont importants puisque plusieurs chambres et espaces de vie sont inutilisables, aucun blessé grave n’est à déplorer. 7 ou 8 personnes auraient été placées en garde-à-vue. Les migrants se sont révoltés contre l’obligation des tests PCR qui permettraient de les expulser vers certaines destinations s’ils s’avèrent négatifs. Plusieurs retenus ont refusé de s’y soumettre, ce qui suppose rester un droit, et se sont retrouvés sous le coup de menaces et d’intimidations pour les contraindre à accepter. Le refus est même considéré comme un délit puisqu’une personne a récemment pris quatre mois de prison ferme à cause d’un refus de test PCR. Le contexte est très tendu depuis le début de la pandémie car malgré l’impossibilité d’expulser, ce CRA, comme beaucoup d’autres, tourne à plein régime avec 70 personnes dans ses locaux (la capacité maximale en temps de coronavirus), ce qui implique que la plupart des retenus y sont enfermés le temps maximal possible, soit 3 mois, bien souvent renouvelés immédiatement après qu’ils soient écoulés.

#1836 Source infomigrants.net