France, Marseille : malgré de multiples alertes que l’administration n’a pas prises en compte, un enseignant dépressif s’est donné la mort par pendaison dans sa cellule

France, Marseille. Un enseignant dépressif qui n’enseignait plus depuis 5 ans s’est donné la mort par pendaison dans sa cellule des Baumettes. Il avait été interpellé il y a peu pour avoir crevé les pneus d’un véhicule à sept ou huit reprises dans des conditions relativement obscures, qui ont motivé de prévoir une expertise psychiatrique. Le jour de l’audience, précise le quotidien La Marseillaise, son avocate avait mis en garde le tribunal sur les risques de suicide, ce qui avait suscité une vive réaction de la présidente qui avait fait observer qu’elle ne pouvait “admettre un chantage au suicide”. Pourtant divers signes auraient pu alerter l’administration sur la véracité de ce risque puisqu’après avoir quitté le box, le suspect s’était jeté violemment contre une cloison et avait dû être admis à l’hôpital Nord. L’homme s’était ensuite tailladé les avant-bras en prison. Le prévenu avait été examiné par un médecin psychiatre qui avait estimé qu’il serait préférable qu’il reste hospitalisé et, une fois le transfert en prison réalisé, un responsable de la détention aurait adressé un mail d’alerte à sa hiérarchie. Son codétenu aurait lui aussi affirmé qu’il allait passer à l’acte. Le père de la victime a déposé plainte. Il pointe aujourd’hui “une série d’incompétences”. Une enquête sur les “causes de la mort” est en cours, incluant les qualifications de “non-assistance à personne en danger” et d'”homicide involontaire par imprudence”.

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