France, Le Havre : opération de communication autour des “poney parloirs” (parloirs avec une activité poney pour certains pères détenus), qui ne fait pas oublier toutes les relations détruites par la prison, et que ces pères n’ont pas vu leurs enfants depuis 4 mois…

France, Le Havre. Une grosse opération de communication est relayée par la presse autour de cette initiative des “poney parloirs” qui existe depuis trois ans à la prison du Havre : des parloirs en extérieur avec une activité poney proposée aux pères détenus pour “renouer le lien” avec leurs enfants. On peut effectivement imaginer comment le lien parent-enfant pourrait se renouer en plein air autour d’une activité qui peut appartenir au quotidien des enfants dont les parents ne sont pas détenus. Sauf qu’on apprend au fil des articles et des témoignages de détenus émus de l’expérience (et on les comprend…) que la plupart n’ont pas pu voir leur enfants depuis quatre mois à cause des limitations de parloirs qui ont perduré après le déconfinement, qu’aujourd’hui il n’ont droit qu’à des parloirs vitrés qui empêchent tout contact, que l’activité est (évidemment…) surveillée par les matons, et que vu le peu de places proposées, les détenus sont “choisis” pour pouvoir y participer, très certainement au moins sur des critères de bonne conduite dans la prison. Les détenus qui en bénéficient doivent en outre payer cette “bouffée d’air frais” de deux semaines de mise en quarantaine. Ce n’est pas avec une journée “en famille” (tout en étant toujours en prison) et avec une heure de poney que peut être réparé ce que la prison détruit…

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