France, Bagnolet : quatre personnes ont été arrêtées et déférées pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences et fabrication d’engins explosifs » dans le cadre d’une comparution immédiate à délai différé qui permet au Parquet de continuer à enquêter sans juge d’instruction

France, Bagnolet. Quatre personnes ont été arrêtées par la police, avant d’être déférées au parquet de Bobigny pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences et fabrication d’engins explosifs ». Des militants avaient été filés par des policiers en civil de la Brigade Anticriminalité (BAC), ce qui les a conduit à l’ancienne clinique de la Dhuys située à Bagnolet. Les policiers ont arrêté, dimanche, un couple sortant de ce squat et ils ont été placés en garde à vue. La veille, deux autres personnes avaient été arrêtées et également placées en garde à vue. La presse relaye que la police considère ce lieu comme “une cache des antifascistes” qui aurait enfin été “découverte” affirmant y avoir trouvé des dizaines de cocktails molotov et des feux d’artifice de type mortier. Le spectre de “l’ultragauche”, création médiatico-policière instaurée en ennemi de l’intérieur pour justifier la phase répressive des années 2010 et n’ayant pas grand chose à voir avec le courant révolutionnaire du même nom, refait surface dans les articles de presse. À l’issue des gardes à vue, les quatre personnes ont été déférées au parquet de Bobigny en vue d’une comparution immédiate à délai différé. Cette nouvelle procédure mise en œuvre depuis un an permet de continuer à enquêter et de placer un mis en cause en détention provisoire ou sous contrôle judiciaire en se passant du juge d’instruction. Le procureur saisit directement le juge des libertés et de la détention qui statue sur le sort de l’auteur présumé. Le principal mis en cause a été placé en détention provisoire. Les autres ont été laissés en liberté, sous contrôle judiciaire.

#0755 Source diverses, presse et indymedia nantes