Espagne, Maroc : 7 200 travailleurs migrants, principalement des travailleuses saisonnières marocaines, sont bloquées en Espagne dans des conditions invivables, un groupe de 15 femmes a organisé une manifestation à Cartaya, Huelva

Espagne, Maroc. 7 200 travailleurs migrants, principalement des travailleuses saisonnières marocaines se considèrent comme « abandonnées » par le Maroc en Espagne et appellent à l’aide. Arrivées en Espagne pour cueillir des fruits en mars, elles sont prises au piège depuis la fin du mois de mai sans pouvoir rentrer chez elles parce que le Maroc a fermé ses frontières. Leurs conditions de vie sur place deviennent de plus en pus précaires. Jeudi, un groupe de 15 femmes a organisé une manifestation à Cartaya, Huelva.
Le ministère marocain des affaires étrangères a annoncé que ses frontières seraient rouvertes aux citoyens et aux résidents à partir du 14 juillet, mais on ne sait pas encore si ces mesures seront utiles aux femmes en détresse, car les ferries à destination du Maroc partiront exclusivement des ports de Sète, en France, et de Gênes, en Italie, qui sont tous deux à plus de 1 000 km de la province espagnole de Huelva. Les voyageurs, tant sur les ferries que sur les vols de retour vers le Maroc, devront également fournir un test de diagnostic du coronavirus datant de moins de 48 heures. Beaucoup de femmes travaillent dans des régions isolées et n’ont pas les moyens de se rendre dans les aéroports, de prendre l’avion ou de se faire tester. L’Espagne et le Maroc ont signé un accord en 2001 accordant aux travailleuses saisonnières des visas temporaires pour récolter des fruits en Espagne. Le gouvernement espagnol a prolongé les permis de séjour des femmes jusqu’en septembre mais sans rien faire pour rendre possible leur vie quotidienne. Depuis qu’elles se sont manifestées quelques mesures d’aide d’urgence ont été prises, sans résoudre la situation. Beaucoup habitent dans des lieux très précaires, des hangars où il fait une chaleur étouffante, sans eau.

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