Dans beaucoup de pays (dont en particulier l’Afrique du Sud) la pandémie perturbe l’approvisionnement en antirétroviraux, mettant en danger la vie de bon nombre des plus de 24 millions de personnes dans le monde qui luttent contre le VIH

Afrique du Sud. A cause de la gestion de la crise sanitaire, les hôpitaux manquent de toutes sortes de médicaments, en particulier les médicaments anti-VIH. Quelques pharmacies en vendent, mais profitent de la situation pour les vendre très cher alors qu’ils sont normalement pris en charge par le gouvernement. Dans toute l’Afrique du Sud, comme aussi dans d’autres pays du monde, la pandémie a perturbé l’approvisionnement en médicaments antirétroviraux, mettant en danger la vie de bon nombre des plus de 24 millions de personnes dans le monde qui ont besoin quotidiennement de ces traitements pour lutter contre le VIH. Rien qu’en Afrique subsaharienne, une étude de l’ONUSIDA a révélé qu’une interruption de six mois du traitement antirétroviral pourrait entraîner 500 000 décès supplémentaires liés au sida. En Afrique du Sud, 7,7 millions de personnes sont séropositives et 62% de celles-ci dépendent du programme antirétroviral du gouvernement. De plus, de nombreux patients séropositifs cessent de se rendre dans les cliniques souvent bondées de peur d’être exposés au coronavirus. Les cliniques du centre de Johannesburg (celles qui n’ont pas fermé parce que du personnel était contaminé par le COVID) ont constaté une baisse de 10 à 25% du nombre de personnes venant pour un traitement contre le VIH. “Les interruptions de ces médicaments sont un problème de santé publique. Il menace les pauvres et les plus vulnérables”, a déclaré le directeur adjoint du programme de Médecins sans frontières en Afrique du Sud, évoquant aussi les épidémies de rougeole liées au manque de vaccins et les cas de tuberculoses non diagnostiquées.

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