Chili : avec la fermeture des frontières, les avortements clandestins sont encore plus dangereux, alors qu’ils ne sont autorisés que dans trois cas : viol, danger pour la vie de la mère ou quand le fœtus n’est pas viable

Chili. Avec la fermeture des frontières en lien avec la pandémie, les avortements clandestins sont encore plus dangereux qu’avant. Au Chili l’interruption de grossesse n’est autorisée que dans trois cas : viol, danger pour la vie de la mère ou quand le fœtus n’est pas viable. Hors de ces cas de figure, les femmes qui y ont recours risquent jusqu’à cinq ans de prison. On compte entre 60 000 et 200 000 avortements clandestins par an au Chili, selon les associations. Beaucoup de femme trouvaient sur internet des pilules avortives qui ne sont plus en vente aujourd’hui parce que les fournisseurs ne peuvent plus s’en procurer, et les prix ont augmenté au point de rendre l’achat inaccessible pour la plus part des habitants. Pour douze comprimés de misoprostol, le médicament considéré au Chili le plus sûr pour avorter chez soi, il faut maintenant débourser jusqu’à 300 000 pesos, pas loin de 400 dollars, soit presque un salaire minimum au Chili, environ trois fois plus qu’avant la pandémie. Des associations féministes craignent une forte hausse de la mortalité des femmes qui avortent.

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