Etats Unis, Californie : de plus en plus de locataires sont en procédures d’expulsion, en pleine augmentation des cas de Covid : les propriétaires recourent à des méthodes de plus en plus expéditives et illégales

Etats Unis, Californie. De plus en plus de locataires sont en procédures d’expulsion, en pleine augmentation des cas de Covid. Les propriétaires recourent à des méthodes de plus en plus expéditives et illégales pour menacer les locataires et obtenir le paiement des loyers. Des associations affirment que la situation du logement est pire que dans les années 30. Lorsque la Californie est devenue l’un des premiers États à être confiné en mars et que des millions de personnes ont perdu leur emploi, le gouverneur a ordonné un moratoire sur les expulsions pour les personnes qui ne pouvaient pas payer de loyer et le système judiciaire de l’État a arrêté de traiter les expulsions en avril. Mais certains propriétaires ont continué à poursuivre les expulsions dans tout l’État et la fin des délais et moratoires annonce une catastrophe. Dans le même temps, les républicains du Congrès cherchent à réduire les allocations de chômage supplémentaires, ce qui pourrait être particulièrement difficile pour la Californie, où le taux de chômage a oscillé autour de 15%. Les experts prévoient donc un «tsunami d’expulsions» estimant par exemple que 495 000 ménages risquent d’être expulsés dans le comté de Los Angeles. Dans la Silicon Valley, l’une des régions les plus riches du monde, 43 000 ménages courent un risque élevé d’expulsion, et même si seulement 10% d’entre eux se retrouvent sans abri, cela pourrait tripler la population sans logement de la région. Un projet de loi pour interdire les expulsions jusqu’en avril 2021, ou 90 jours après la fin de l’urgence, est en cours d’examen mais ce que demandent les collectifs de locataires, c’est l’annulation pure et simple des loyers.

#1342 vu sur theguardian.com