Bolivie, Cochabamba : des émeutes ont lieu dans les quartiers les plus pauvres de la ville avec des blocage de routes et d’une compagnie pétrolière alors que le gouvernement vient de prolonger la quarantaine jusqu’au 31 mai et en profite pour faire passer des mesures très contestées.

Bolivie, Cochabamba. Des manifestations contre le gouvernement et les mesures de gestion de la pandémie secouent le pays. La zone sud de la ville de Cochabamba, où se trouvent les quartiers les plus pauvres de la ville, se révolte. Des routes et une compagnie pétrolière ont été bloquées. La répression a été violente, avec des tirs de plomb et de gaz lacrymogène ont fait au moins un blessé par balle. Dans ces quartiers fortement touchés par les mesures liés à la gestion de la pandémie, l’eau courante n’est pas toujours distribuée. Le gouvernement vient de prolonger la quarantaine jusqu’au 31 mai sans aucunes mesures d’aide à ceux que le confinement jette dans une misère totale. Le président Añez en profite pour faire passer des décrets très contestés : le 8 mai il promulgue un décret qui accélère l’utilisation d’OGM dans l’agriculture nationale et le 10 mai, à l’occasion de la journée nationale des journalistes et de la liberté d’expression, il a rendu public un texte visant à réprimer la liberté d’expression, encore une fois sous couvert de lutte contre le Covid-19. Ce texte indique que « les personnes qui incitent au non-respect de ce décret ou diffusent des informations de tout type, que ce soit sous forme écrite, imprimée, artistique et / ou par toute autre procédure qui met en danger ou affecte la santé publique, qui génère de l’incertitude dans la population, seront passibles de plaintes par la commission des délits établis dans le Code pénal ».

#0633 Source laizquierdadiario.com.bo